898320 1061773 150x112 Contre la crise, tous à  confesse !L’archevêque de Paris a organisé une soirée d’explication de la derniêre encyclique papale. Parlementaires syndicalistes, intellectuels, et associations s’y pressaient pour « trouver du sens ». Esprit es-tu là  ?

Quand la crise emporte le sens, rien n’est plus rassurant que la religion. Mardi soir, on se bousculait au cloà®tre des Bernardins à  Paris pour écouter Monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de Paris, cardinal et président de la conférence des évêques de France. Les salles du l’ancien cloà®tre médiéval récemment restaurées étaient noires de monde, même si l’on ne rencontrait pas de soutanes. Thême de la soirée : la toute récente encyclique « L’amour dans la vérité » du pape Benoà®t XVI.

François Chérêque, secrétaire générale de la CFDT, organisation qui avait pourtant  rompu son allégeance à  la sainte mêre l’église en 1964, n’a pas craint d’évoquer « une crise de sens » et de laisser entendre que la parole du souverain pontife pouvait participer à  y remédier. Il est vrai que Rome comme boulevard de Belleville, siêge de la CFDT, on vénêre « la responsabilité sociale des entreprises », ou « le nouveau partage entre travail et capital », des concepts qui empruntent directement à  la doctrine sociale de l’église, vieille comme Léon XIII (1891). Et qu’il est effectivement intéressant de voir le pape reprendre à  son comptes l’idée d’une « planification et d’une redistribution mondiale de l’énergie », ou encore « la définition d’un bien commun mondial  », qui ressemble fichtrement aux « biens publics mondiaux » que revendiquent les altermondialistes.

On trouvait aussi autour d’André Vingt-Trois le gratin du patronat ouvertement chrétien : Eduardo Malone (Chargeurs) , et Michel de Virville, secrétaire général de Renault, et aussi Michel Camdessus, ex directeur du FMI qui, à  ce titre, doit avoir beaucoup d’erreurs économiques sur la conscience à  confesser. Une trentaine de parlementaires, aussi, dont Jean Tiberi, député et maire de l’arrondissement, le député UMP Hervé Mariton ou le secrétaire d’Etat à  la justice Jean-Marie Bocquel.

Selon certains, le Pape, dans son encyclique, aurait ouvert la voie à  une nouvelle critique du capitalisme. Certes, mais alors mesurée. Il suffit d’écouter la conclusion de Michel Camdessus : « pas question de diaboliser le marché, car c’est un instrument dans les mains de l’homme ». A ce compte là , le péché aussi est dans les mains de l’homme… Mais il y a beaucoup de piêces dans la maison du pêre.

Source : Marianne

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