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IVème Internationale - Etoile Rouge
Bien mal acquis ne profite jamais qu'à ceux qui sont assez malin pour ne pas se faire épingler. Pierre Dac
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IVème Internationale

La quatrième Internationale a été fondée en 1938 en France par Léon Trotsky, suite à l’exclusion violente de l’Opposition communiste de la IIIe Internationale, à la répression qui s’est abattue sur les opposants en URSS, face au constat qu’il était impossible de militer dans le mouvement communiste désormais verrouillé par la bureaucratie stalinienne.

La quatrième Internationale a subi plusieurs scissions au cours de son histoire, la première en 1940 (en France exclusivement), et la principale en 1953 (au plan international). Malgré une réunification partielle en 1963, plusieurs regroupements internationaux se réclament de la quatrième Internationale et de l’héritage trotskiste. Il existe à ce jour une vingtaine d’organisations internationales, de taille diverses.

Le Secrétariat Unifié de la Quatrième Internationale se présente comme la seule Quatrième Internationale légitime, dans les faits elle est la plus grande en terme de militants et de pays couverts par ses sections. Certaines tendances, comme celle à laquelle appartient Lutte Ouvrière, estiment que la Quatrième Internationale n’existe plus de fait, et qu’il faut la reconstruire. Certains estiment qu’elle n’a jamais été construite, et qu’elle est donc simplement à construire. D’autres groupes appellent à la création d’une cinquième Internationale.

Le Secrétariat Unifié de Pablo, Mandel, Frank. En France cette tendance a été représentée par le Parti communiste internationaliste (Secrétariat Unifié), puis par la Ligue communiste de 1969 à 1973, et enfin depuis 1973 par la Ligue communiste révolutionnaire. Depuis les années 1990, la IVe Internationale (Secrétariat unifié) poursuit ses combats historiques au cœur des nouvelles formes de militance : auprès des insurgés du Chiapas, des grévistes du mouvement social de l’hiver 1995, du mouvement altermondialiste jusqu’à sa participation combative contre l’Europe libérale, lors du référendum en France qui vit triompher la victoire du « Non ».
Quatrième Internationale – Secrétariat unifié

Le Secrétariat unifié est fondé en 1963 suite à la réunification des deux principaux courants trotskistes se revendiquant de la Quatrième Internationale : le « Secrétariat International de la Quatrième Internationale » (QISI) et le « Comité International de la Quatrième Internationale » (QICI). Le « Secrétariat unifié » est l’organisme dirigeant de l’Internationale de 1963 à 2003, date à laquelle il est remplacé par un « Bureau Exécutif » et un « Comité International », lui permettant une meilleure marge de manœuvre. Le « Secrétariat unifié » est la plus grande des internationales trotskistes en terme de militants et de pays couverts.

Ses sections les plus importantes se trouvent en France (Ligue communiste révolutionnaire), en Suède (Socialistiska Partiet), aux Philippines (Rebolusyonaryong Partido ng Manggagawa – Mindanao) et au Sri Lanka (Nava Sama Samaja Pakshaya).

Aperçu historique

Le « Secrétariat International de la Quatrième Internationale » (QISI) était l’organisme dirigeant de la Quatrième Internationale, fondée en 1938 par Léon Trotsky. En 1953, un nombre conséquent de dirigeants de l’Internationale, soutenus par la majorité des sections australiennes, anglaises, chinoises, françaises, néo-zélandaises, suisses et américaines (le Socialist Workers Party) s’organisent contre la tactique d’entrisme dans les Partis socialistes et communistes préconisée par Michel Pablo, un dirigeant central de l’Internationale. Ces désaccords entre ceux soutenant l’entrisme, et donc la tactique officielle de l’Internationale, et les autres reposent essentiellement sur la façon de construire des partis révolutionnaires, et comment y parvenir. Ces tensions récurrentes mènent finalement à la scission des sections rejetant l’entrisme, formant ainsi en novembre 1953 le « Comité International de la Quatrième Internationale » (QICI).

Au cours des dix années suivantes, la majorité des deux fractions ont développé des approches similaires sur une grande partie des problèmes internationaux : l’opposition au stalinisme pendant les insurrections polonaises et hongroises en 1956, le soutien de la révolution cubaine en 1959 et de l’indépendance pendant la guerre d’Algérie. Au même moment, de larges pans de la QISI renoncèrent à l’orientation de Pablo concernant les partis communistes. En 1960, des sections de la QISI et de la QICI se sont finalement réunifiées au Chili, en Inde et au Japon. En 1962, les convergences politiques entre les majorités des deux fractions sont assez fortes pour que la QISI et la QICI établissent une commission paritaire pour préparer un Congrès mondial commun. Un congrès qui a pour but de réunifier la Quatrième Internationale.

Quelques groupes des deux cotés ne soutiennent pas ce mouvement vers la réunification. Dans les rangs de la QISI l’on retrouve essentiellement Juan Posadas, dirigeant du secrétariat latino-américain. Pour lui et son groupe, les révolutions anticolonialistes doivent être une priorité pour l’Internationale, alors que la majorité de la QISI pense au contraire qu’il faut intensifier les activités en Europe.

Les mêmes problèmes se produisent dans la QICI. En 1961 des tensions apparaissent, le Parti communiste internationaliste (PCI) en France et la Socialist Labour League (SLL) en Grande-Bretagne soutiennent qu’un État ouvrier ne s’est pas créé à Cuba, les mettant ainsi en opposition directe avec le SWP américain et d’autres sections de la QICI. En 1963, ces tensions provoquent une scission organisationnelle. D’un coté les sections australiennes, chinoises, néo-zélandaises et le SWP américain tiennent un congrès et votent pour prendre part au congrès de réunification. De l’autre, Pierre Lambert du PCI et Gerry Healy du SLL appellent à une « Conférence Internationale des Trotskistes » afin de continuer le travail de la QICI de façon autonome.

Septième Congrès mondial : la réunification

En juin 1963 à Rome s’est tenu le Congrès de réunification, le septième, qui représente une grande majorité des trotskistes du monde. Parmi la QISI et la QICI, seuls le PCI, le SLL et les défenseurs de Posadas refusent d’y participer. Le congrès décide – entre autres – d’élire une nouvelle équipe dirigeante incluant Ernest Mandel, Pierre Frank, Livio Maitan et Joseph Hansen.

Le congrès adopte également une résolution stratégique rédigée par Mandel et Hansen, « Les dynamiques de la Révolution mondiale aujourd’hui », qui deviendra un document de référence pour le Secrétariat unifié dans la décennie à venir. Ce texte explique que « les trois principales formes de révolutions dans le monde – la révolution anticolonialiste, la révolution politique dans les États ouvriers dégénérés et la révolution prolétarienne dans les pays impérialistes – forment une unité dialectique. Chaque forme influence les autres et reçoit en retour de puissantes impulsions ou freins sur son propre développement. » Réfléchissant sur la révolution cubaine, qui s’est produite sans parti révolutionnaire, il conclut que « la faiblesse de l’ennemi dans les pays en voie de développement a permis d’arriver au pouvoir avec une arme émoussée. » Ce point de vue sera renforcé l’année suivante à travers une résolution du Secrétariat unifié intitulée « La nature du gouvernement algérien », rédigée par Joseph Hansen.

Le Congrès de réunification adopte aussi une résolution sur « Le conflit sino-soviétique et la situation en URSS et les autres États ouvriers ». La résolution remarque le pouvoir déclinant du Kremlin aussi bien à l’intérieur des Partis communistes que dans les mouvements anti-impérialistes comme ceux de Cuba ou d’Algérie. Elle explique par ailleurs que la « déstalinisation » n’est qu’une libéralisation de façade du système soviétique, permettant à la bureaucratie de se maintenir. La rupture entre la Chine populaire et l’URSS reflète « les différents besoins des bureaucraties dirigées par les puissances en présence (…). La recherche d’accords et par-dessus tout d’un accord global avec l’impérialisme de la part de la bureaucratie soviétique entre en contradiction avec la recherche par les dirigeants chinois de plus d’aide et de meilleures défenses contre la forte pression de l’impérialisme. » La tendance menée par Pablo tire au contraire des conclusions beaucoup plus optimistes sur la déstalinisation. Elle présente ainsi une contre-résolution, qui ne gagne l’appui que d’une petite minorité. Cette tendance mineure quittera l’Internationale un an plus tard, sur le motif que Pablo aurait été intentionnellement évincé.

Après 1963

Un autre départ est enregistré en 1964, le Lanka Sama Samaja Party (LSSP) du Sri Lanka. Il est expulsé de l’Internationale suite à son entré dans un gouvernement de coalition du pays. La QISI a fortement critiqué les tactiques parlementaires du LSSP en 1960. Celui-ci était absent au congrès de 1961, mais était représenté en 1963 au Congrès de réunification par Edmund Samarakkody.

Huitième Congrès mondial : les foyers anti-impérialistes

Au Huitième Congrès mondial, qui s’est tenu en décembre 1965 dans les montagnes Taunus d’Allemagne, Samarakkody est encore délégué mais d’une nouvelle section au Sri Lanka, le LSSP (R), résultat d’une scission dans le LSSP suite à son éviction. Soixante délégués participent au congrès, ils témoignent d’une radicalisation de la jeunesse et des étudiants de plus en plus forte, et ce au niveau mondial. La résolution principale nommée « La situation internationale et les tâches des marxistes révolutionnaires » s’intéresse particulièrement à la solidarité dans les luttes anti-impérialistes, comme le Viêt Nam, à l’intervention dans la jeunesse radicalisée et à la crise dans les « régimes staliniens ». D’autres résolutions importantes sont adoptées : « L’Afrique », « L’Europe de l’ouest » et « La rupture sino-soviétique », qui est un approfondissement d’une résolution déjà existante. En outre, le congrès légitime deux organisations sympathisantes en Grande-Bretagne. La première, la Revolutionary Socialist League, rompt avec l’Internationale peu après considérant celle-ci comme « opportuniste » sur les mouvements anticolonialistes, de plus elle n’est pas d’accord sur la reconnaissance officielle du deuxième groupe qu’elle considère comme son rival. International Group, suite à cette rupture, devient ainsi la section britannique de l’Internationale.

Neuvième Congrès mondial : solidarité avec le Vietnam

L’Internationale s’est fortement développée dans les années 1960. En avril 1969, le Neuvième Congrès mondial en Italie rassemble plus de cent délégués et d’observateurs de trente pays différents, comprenant de nouvelles sections en Irlande, au Luxembourg et en Suède. De nouvelles sections ont été reconstruites en France, au Mexique, en Espagne et en Suisse. Le congrès entérine une résolution principale « La radicalisation de la jeunesse ». Au cours des années suivantes, les sections continuent à se développer principalement à travers la campagne contre la guerre du Viêt Nam, mais aussi grâce à la radicalisation de le jeunesse et des étudiants.

De 1969 à 1976, l’Internationale est traversée par un débat virulent sur l’importance des « guérillas » en Amérique latine et ailleurs. En 1969, le congrès adopte une approche favorable aux tactiques de guérillas dans des cas précis, malgré l’opposition d’un des dirigeants de l’Internationale, le chinois Peng Shuzi et de son texte « Retour au trotskisme ».

Dixième Congrès mondial : la guérilla

En février 1974, les votes du Dixième Congrès mondial sont très divisés (45/55) sur la question de la lutte armée, avec une grande minorité opposée à l’utilisation généralisée des guérillas en Amérique latine. En effet la « Tendance léniniste trotskiste » (menée principalement par le SWP américain et plusieurs autres sections) a réussi à convaincre une partie de l’Internationale que l’orientation du précédent congrès, favorable aux tactiques de guérillas, était une erreur.

Le congrès de 1974 note aussi une augmentation conséquente de ses participants, avec des organisations venant de 41 pays. Selon Pierre Frank, « environ 250 délégués de 41 pays différents ont participé [au congrès], représentant 48 sections de l’Internationale et d’organisations sympathisantes. Comparé au précédent congrès, la force numérique de la Quatrième Internationale est dix fois supérieure ». En vue du onzième congrès, un nouveau pas vers l’unité semble donc s’être fait dans l’Internationale.

Onzième Congrès mondial : fin du sectarisme

Il se tient en novembre 1979 et rassemble 200 délégués de 48 pays. Le Onzième Congrès mondial reflète la poussée révolutionnaire mondiale en baisse depuis quelques années : aucune nouvelle section n’est reconnue mais une nette augmentation des effectifs est enregistrée en Espagne, au Mexique, en Colombie et en France. Plusieurs résolutions sur la situation mondiale sont adoptées majoritairement : « L’Amérique latine », « La situation des femmes » et « L’Europe de l’ouest ». Le congrès mondial convient que ses sections doivent opérer un « tournant ouvrier », et ouvre une discussion sur la place du pluralisme dans les « Démocraties populaires » d’Europe de l’Est qui continuera jusqu’en 1985. Elle invite aussi à la discussion la Worker’s Socialiste League de Grande-Bretagne, une relation commence et mène en 1987 à l’entrée de l’International Socialist Group (successeur de la WSP) dans l’Internationale.

Le débat le plus contesté du congrès porte sur la révolution au Nicaragua. Deux points de vues sont développés, mais au final l’Internationale dans son ensemble soutient le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) et plaide pour la construction d’une section à l’intérieur du FSLN. Seul un petit groupe mené par Nahuel Moreno (dont les désaccords étaient profonds depuis plusieurs années) quittera l’Internationale pour rejoindre brièvement l’organisation dirigée par Pierre Lambert.

Douzième Congrès mondial : le SWP rompt avec le trotskisme

En mai 1982 la Quatrième Internationale ouvre une discussion importante en vue du Douzième Congrès mondial. En effet, la période précédant le congrès coïncide avec une crise profonde du SWP américain. Les dirigeants du SWP ont commencé à être en profond désaccord avec l’Internationale, se retirant progressivement de sa direction. En 1982 le Bureau Politique du SWP rejette la théorie de la « révolution permanente », un élément central des théories trotskistes. Le parti tend alors à se rapprocher de plus en plus du « castrisme » (soutien inconditionnel à Cuba et aux tactiques de guérillas). L’évolution du SWP américain est une discussion centrale du congrès, ils quittent officiellement l’Internationale en 1990 suivant le SWP australien, dont les raisons du départ sont identiques. Après le retrait du SWP américain, l’Internationale est incitée à publier la Revue Marxiste Internationale (RMI) en 1982 et Inprecor en 1983 (RMI fusionnera avec Inprecor en 1995). L’Internationale soutient aussi la création de l’« Institut International pour la Recherche et la Formation » (IIRF) (voir Liens externes), toujours actif à l’heure actuelle.

Plus de 200 délégués et d’observateurs participent au Douzième Congrès mondial de janvier 1985. Les résolutions principales sont adoptées par l’écrasante majorité des délégués. De nouvelles sections sont reconnus au Brésil, en Uruguay, en Équateur, au Sénégal et en Islande, ainsi qu’un grand nombre de sections sympathisantes, élevant le nombre de pays couverts par l’Internationale à 50. Une résolution importante est adoptée sur « La dictature du prolétariat et la démocratie socialiste », terminant une discussion du congrès mondial de 1979.

Treizième Congrès mondial : le « Nouvel Ordre Mondial »

Le Treizième Congrès mondial, en février 1991, est un des plus ambitieux, impulsé par les récents évènements qui ont changé les rapports de forces au niveau mondial. Ses résolutions portent sur le « Nouvel Ordre Mondial », l’intégration du bloc de l’Est dans l’économie capitaliste, le féminisme et la crise de la gauche latino-américaine. Les résolutions notent un renversement fondamental dans la lutte anticapitaliste, prenant en compte les défaites en Amérique centrale, la contre-révolution dans le bloc de l’Est et l’affaiblissement du mouvement ouvrier. Le congrès rejette massivement une contre-résolution sur la situation mondiale provenant d’une tendance menée par les militants de l’International Socialist Group (Grande-Bretagne) et de la Ligue communiste révolutionnaire (France). Selon cette tendance, la crise de l’impérialisme allait s’accélérer dans les années à venir.

Une discussion s’est poursuivie sur une résolution, « Écologie et révolution socialiste », provisoirement adoptée pour être définitivement entérinée au quatorzième congrès. Il approuve aussi les grandes lignes d’un manifeste programmatique, intitulé « Socialisme ou barbarie au seuil du XXIe siècle », qui sera approfondi en janvier 1992 lors de la rencontre du Comité exécutif international. Au final, une nouvelle section est reconnue au Sri Lanka, le Nava Sama Samaja Pakshaya, augmentant ainsi les effectifs de l’Internationale très nettement.

Quatorzième Congrès mondial : regroupement

Cependant, de façon globale, la période après 1991 est très défavorable aux marxistes. Le Quatorzième Congrès mondial de juin 1995, tenu à Rimini en Italie, porte essentiellement sur la chute définitive de l’URSS et du réalignement, imposé de fait, des Partis communistes et du mouvement ouvrier international. Le congrès est suivi par 150 participants de 34 pays : des délégués de neufs autres pays n’ont pas pu s’y rendre. Les principales résolutions sont adoptées par 5/6e des délégués en présence. Les résolutions soulignent l’inefficacité des sociaux-démocrates et les opportunités pour un regroupement politique. Une tendance minoritaire est formée au congrès par l’International Socialist Group (Grande-Bretagne) et la Socialist Action (États-Unis), expliquant la nécessité de construire des sections de la Quatrième Internationale au delà de ces regroupements.

Les résolutions du Congrès adoptent une politique qui encourage un réalignement et une réorganisation de la gauche, en incorporant ainsi les autres partis qui disent s’inscrire dans la lutte des classes, tels que le Parti de la refondation communiste en Italie, Gauches Unies en Belgique, le Parti africain pour la démocratie et le socialisme au Sénégal et le Parti des travailleurs au Brésil, qui ont tous envoyé des représentants au congrès de l’Internationale. Ce congrès est aussi l’endroit d’une réunification, surtout symbolique, entre la petite tendance de Michel Pablo et l’Internationale qu’ils avaient quitté en 1964 (la tendance) et en 1965 (pour Pablo). Michel Pablo et Ernest Mandel meurent tous les deux peu de temps après.

Quinzième Congrès mondial : transformation

En février 2003, au moment de la tenue du Quinzième Congrès mondial en Belgique, une transformation s’est opérée dans une partie de l’Internationale. Dans plusieurs pays, des sections se sont réorganisées en tendances dans de plus grands partis politiques, tandis que l’Internationale établissait des rapports amicaux avec un certain nombre d’autres organisations mondiales et nationales. Les résolutions du congrès qui ont pour thème « Une nouvelle situation mondiale », « Les résistances à la mondialisation capitaliste », « Écologie et socialisme », « La libération lesbienne/gay » et « Rôle et tâches de la Quatrième Internationale » sont débattues par plus de 200 participants faisant partie de sections, de groupes sympathisants et d’observateurs permanents venus d’Allemagne, Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Canada – Canada anglais et Québec, Danemark, Équateur, Euskadi, État espagnol, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hong-Kong, Inde, Italie, Irlande, Japon, Liban, Luxembourg, Martinique, Maroc, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Philippines, Pologne, Portugal, Porto Rico, Sri Lanka, Suède, Suisse et l’Uruguay.

Le quinzième congrès adopte de nouveaux statuts donnant les pouvoirs du Secrétariat unifié à deux nouveaux comités de la Quatrième Internationale : un Comité International, qui se rencontre deux fois par an, et un Bureau Exécutif (appelé aussi le Bureau International). Selon l’Internationale « la réforme des statuts, qui s’appuie sur notre expérience des derniers années, donne une base cohérente, qui favorisera à la fois le débat continu, ouvert et critique dans l’instance centrale, le Comité International (CI), et d’autre part le rôle du Bureau Exécutif (BE), comme centre actif de coordination du travail. »

Seizième Congrès mondial : vers 2009

L’Internationale devrait annoncer la date pour le Seizième Congrès mondial en mars 2008 ; le congrès lui-même se tiendra probablement en 2009. Bien que quelques points sont déjà fixés sur l’agenda du congrès, des sujets supplémentaires peuvent être prévus si l’on regarde le dossier sur les débats du Comité International :

* La situation politique mondiale. Selon l’Internationale, le développement des résistances contre le néo-libéralisme, et donc une des formes que prend le capitalisme, suggère pour les révolutionnaires de nouvelles tâches.
* La construction de partis anti-capitalistes larges. Les sections de la Quatrième Internationale ont différentes expériences de cette tactique.
* Le changement climatique et le mouvement écologique. La campagne sur le changement climatique est une des priorités de l’Internationale et provoque encore des débats constructifs en son sein. Notamment sur les nouvelles formes de pollution, les intérêts économiques qui en sont retirés, les solutions possibles et l’approche des écologistes non révolutionnaires.
* La stratégie révolutionnaire en Amérique latine. Les situations au Brésil et au Vénézuela plus particulièrement.

L’Internationale aujourd’hui

Aujourd’hui, l’Internationale est considérée par la plupart des autres groupes trotskistes comme la plus grande et la plus développée des internationales trotskistes, avec des sections et des groupes sympathisants dans plus de 60 pays. Bien que d’autres groupements trotskistes internationaux existent (voir Quatrième Internationale), aucun ne prétend être plus grand que la Quatrième Internationale réunifiée (aucun ne publie des chiffres vérifiable de ses membres).

Depuis le congrès de 1995, l’Internationale continue de s’ouvrir jusqu’à la participation d’autres courants. En 2004, par exemple, Democratic Socialist Perspective en Australie, International Socialist Movement en Écosse et International Socialist Organization aux États-Unis interviennent dans son Comité International. Elle organise aussi une Rencontre Internationale des Partis radicaux au quatrième Forum social mondial.

Le congrès mondial est l’instance suprême de l’Internationale. Mais les débats, les dépêches et les décisions ne se limitent pas au congrès mondial. À travers ses différents journaux, notamment Inprecor (revue francophone de la Quatrième Internationale), International Viewpoint (version anglophone de Inprecor) ou La Gauche, et ses instances comme le Comité International et le Bureau Exécutif, l’Internationale donne ses analyses sur l’actualité mondiale et nationale, conseille des orientations pour ses sections, dialogue avec elles et les aide aussi par divers moyens quand cela est nécessaire (matériel, financier, venue de militants expérimentés), prouvant ainsi sa réactivité.

De plus, depuis 20 ans, se tient chaque année les Rencontres Internationales des Jeunes (RIJ) qui est le camp d’été des jeunes de la Quatrième Internationale. Il réunit des centaines de jeunes de dizaines de pays (continent européen, mais aussi asiatique, américain et africain) dans un camp pour une semaine de débats, d’échanges d’expériences, de rencontres et de décisions dans une ambiance festive. Il se déroule habituellement dans le sud de l’Europe et a lieu à la fin du mois de juillet. Les jeunes de l’Internationale, dont – entre autres – les Jeunesses communistes révolutionnaires (organisation de jeunesse de la Ligue communiste révolutionnaire), sont donc chargés de s’occuper de l’organisation du camp dans un principe d’autogestion. Ces derniers ont organisé les camps de 2005 et de 2007 qui ont eu lieu près d’Agen, dans le sud de la France. Le prochain devrait probablement se dérouler dans le nord de l’État espagnol.

Critique

D’autres groupes se réclamant du trotskisme jugent l’Internationale « opportuniste ». Une des raisons principales à cette critique est la participation en 40 ans de deux sections, par la suite exclues de l’Internationale pour cela, dans des gouvernements qui incluent des partis capitalistes bourgeois. Ce sont les gouvernements dirigés par le Parti des travailleurs de Lula au Brésil et la coalition de 1964 au Sri Lanka entre le Sri Lanka Freedom Party (SLFP) et le Lanka Sama Samaja Party (LSSP, section de l’Internationale).

Au Brésil, l’Internationale doutait fortement sur la décision d’un dirigeant de sa section brésilienne de participer dans le gouvernement de Lula, expliquant peu après qu’il « existait d’emblée des évaluations diverses, dans l’Internationale comme parmi vous. Mais, une fois la décision de participation prise par Democracia Socialista (DS), sans masquer nos réserves et nos doutes, nous avons respecté son choix et cherché à aider plutôt qu’à mettre des bâtons dans les roues. Ainsi, nous nous sommes efforcés de convaincre les camarades de nos propres sections, que la question de la participation gouvernementale devait être logiquement subordonnée à l’appréciation des orientations gouvernementales. Malheureusement, il n’y avait guère de suspens en la matière. En tout cas, il n’a guère duré : la nomination de Meirelles et de Palocci, et les premières mesures ont très vite annoncé la couleur.»

Avec le temps, l’Internationale devient encore plus critique sur le rôle de sa section dans le gouvernement brésilien : « Les secteurs [de la gauche au sein du PT] tentent de mobiliser leurs bases en vue du prochain congrès du parti en décembre et comptent prendre activement part à la campagne électorale du PT en 2006. Mais le prix à payer pour rester au PT dans ces conditions est lourd : soutenir le gouvernement, appartenir au même parti que des dirigeants accusés de corruption, être solidaire d’une des politiques néolibérales les plus conséquentes d’Amérique latine. [...] Comment, alors, se revendiquer de positions anticapitalistes et soutenir Lula… alors qu’il y aura une candidate Heloísa Helena (ndt : membre du PsoL, faisant partie du courant de la nouvelle section de la Quatrième Internationale au Brésil) qui défendra une série de positions radicales contre le capitalisme libéral ? Comment appuyer Lula contre Heloísa pour des centaines de militants de la DS ? » Depuis 2005, tous les liens avec l’Internationale ont été rompu par Democracia Socialista, qui n’est plus dès lors considérée comme sa section brésilienne. Une partie de Democracia Socialista, opposée à la participation dans le gouvernement, a fait scission et participe au Parti du Socialisme et de la Liberté (PSoL) en tant que courant et section reconnue de la Quatrième Internationale.

En 1964 la direction du LSSP abandonne son rôle d’opposition de longue date pour rejoindre la coalition du Sri Lanka Freedom Party (SLFP), complétant ainsi son renversement politique. Depuis 1960 l’Internationale condamne fortement le LSSP pour son soutien politique au SFLP. En 1964, l’Internationale est opposée à l’entrée du LSSP dans un gouvernement de coalition, Pierre Frank explique cette position du Secrétariat unifié à la conférence du LSSP en Juin 1964. L’Internationale coupe toute relation avec le LSSP par la suite. Une scission a lieu dans ce parti comportant un quart des militants et menée par Bala Tampoe, un dirigeant syndicaliste, et 14 membres du comité central du LSSP, tous opposés à la participation gouvernementale. Tampoe et les autres dissidents créent le Lanka Sama Samaja Party (Revolutionary) (LSSP-R), qui devient la nouvelle section de l’Internationale au Sri Lanka.

Les organisations

Les organisations membres du Secrétariat unifié de la IVème Internationale (sections)

* Allemagne – Internationale Sozialistische Linke
* Allemagne – Revolutionär Sozialistischer Bund
* Antilles – Groupe Révolution Socialiste
* Autriche – Sozialistische Alternative
* Belgique – Ligue communiste révolutionnaire / Socialistische Arbeiderspartij Partij
* Canada – Fourth International Caucus of the NSG
* Canada – Socialist Action
* Chili – Tendencia Socialista Revolucionario
* Danemark – Socialistisk Arbejderparti
* Égypte – Section of the Fourth International
* Équateur – Corriente Democracia Socialista
* Équateur – Democracia Socialista – Nuevo Proceso
* État Espagnol – Espacio Alternativo
o Espai Alternatiu – Valencia
o Espacio Revolucionario Andaluz
o Espacio Alternativo de Burgos
o Ezker Alternatiboa – Euzkadi
o Espacio Alternativo Madrid
o Revolta Global – Catalogne
* États-Unis – Socialist Action
* France – Ligue Communiste Révolutionnaire (organisation dissoute le 5/2/2009)
* Grande-Bretagne – International Socialist Group
* Grèce – Organosi Kommouniston Diethniston Elladas – Spartakos
* Inde – Inquilabi Communist Sangathan
* Irlande – Socialist Democracy
* Italie – Sinistra critica
* Liban – Tajammu’ al-Shuyu’i al-Thawri / Groupe Communiste Révolutionnaire
* Luxembourg – Revolutionär Sozialistesch Partei / Parti socialiste révolutionnaire
* Maroc – Al-Mounadhil
* Norvège – Forbundet Internasjonalen i Norge
* Paraguay – Partido Convergencia Popular Socialista
* Pays-Bas – Socialistische Alternatieve Politiek
* Philippines – Rebolusyonaryong Partido ng Manggagawa – Mindanao
* Porto Rico – Taller de Formación Política
* Québec – Gauche Socialiste
* Sri Lanka – Nava Sama Samaja Pakshaya
* Suède – Socialistiska Partiet
* Tunisie – Organisation communiste révolutionnaire
* Turquie – Yeni Yol

Les organisations de jeunesse

* Allemagne – Red Sting
* Danemark – Socialistisk Ungdoms Front
* États-Unis – Youth for Socialist Action
* France – Jeunesses communistes révolutionnaires (organisation dissoute le 5/2/2009)
* Grèce – Organosi Kommouniston Diethniston Elladas Youth Circles
* Luxembourg – Jeunesses socialistes révolutionnaires
* Suède – Ungsocialisterna

Organisations qui comportent des courants membres du Secrétariat unifié de la IVème Internationale

* Allemagne – Verein für Solidarische Perspektiven
* Brésil – Parti du Socialisme et de la Liberté (PSoL)
o Liberdade e Revolução
* Colombie – Presentes por el Socialismo
* Corse – Muvimentu di a Manca Naziunale
* Danemark – Alliance rouge et verte
* États-Unis – Labor Standard
* États-Unis – Solidarity
* Italie – Sinistra Critica
* Maroc – Parti socialiste unifié
* Norvège – Rouge
o Socialist Left Party
* Paraguay – Partido Convergencia Popular Socialista
* Portugal – Bloc de Gauche / Bloco de Esquerda
o Associação Política Socialista Revolucionária
* Sénégal – And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS)
* Syrie – Antiglobalization Activists in Syria
* Turquie – Özgürlük ve Dayanisma Partisi (ÖDP)

Les organisations sympathisantes du Secrétariat unifié de la IVème Internationale

* Afrique du Sud – Workers’ Organization for Socialist Action
* Algérie – Parti Socialiste des Travailleurs (Akhabar Anemlay Nikhedamen /Hizb al-Ummal al-Ishtiraki, PST)
* Australie – Socialist Democracy
* Corée du Sud – Nodong-ja-euy Him
* Hong-Kong – Revolutionary Communist Party
* Grèce – Aristeri Strofi
* Grèce – Organosi Kommouniston Diethniston Elladas – Ergatiki Pali
* Japon – Nihon Kakumeiteki Kyôsanshugisha Dômei
* Japon – Kokusaishugi Rôdôsha Zenkoku Kyôgikai
* Maurice – Lalit
* Mali – Parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance)
* Mexique – Partido Revolucionario de los y las Trabajadores
* Mexique – Partido Revolucionario de los y las Trabajadores-Convergencia Socialista
* Mexique – Liga de Unidad Socialista
* Pakistan – Labour Party Pakistan
* Pologne – Nurt Lewicy Rewolucyjnej
* La Réunion – Mouvement pour une Alternative Réunionnaise à l’Ordre Néolibéral
* Suisse – Sozialistische Alternative / SolidaritéS
* Suisse – Bewegung für den Sozialismus / Mouvement pour le Socialisme (BFS/MPS)
* Uruguay – Partido Socialista de los Trabajadores
* Uruguay – Colectivo Militante por la unidad de los Revolucionarios

Organisations ayant le statut d’observateur

Les organisations qui partagent les perspectives de luttes de la Quatrième Internationale mais qui ne souhaitent pas encore la rejoindre formellement peuvent acquérir le statut « d’observateur permanent ». Ce statut leur permet de participer aux réunions des principales instances de l’Internationale avec le droit d’interventions mais pas celui de voter les décisions.

* Australie – Democratic Socialist Perspective
* Écosse – International Socialist Movement – dissout en 2006, dorénavant une tendance non organisée dans le Parti socialiste écossais (SSP)
* États-Unis – International Socialist Organization
* Grèce – Kokkino
* Russie – Vperiod

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Valeur travail

Travail :
De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Naguy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (que je préfère appeler extrême droite), il semblerai que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.

Pensée personnelle

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Salah Hamouri est en détention illégale depuis 1528 jours en Israël.
Nicolas Sarkozy ne fait rien.
Signons la petition.

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A lire absolument

Il y a naufrage éclair et probablement naufrageur... Rappelez-vous : le 15 janvier 2004, en début d'après-midi, par beau temps, le puissant chalutier  Bugaled Breizh  périt corps et biens au sud du cap Lizard, comme effacé par une vague scélérate ou la succion d'un maelstrôm... Cinq hommes à bord : Yves, Pascal, Georges, Éric, Patrick.  Je chavire  sont les derniers mots du capitaine à la VHF, puis on entend la mer s'engouffrer. Accident naturel, aléa marin, dit la justice en 2009 après avoir beaucoup louvoyé. Accident pas naturel du tout, disent les proches constitués en parties civiles. Homicide involontaire et mensonges d'État. Le 15 janvier 2004, au sud du cap Lizard, l'OTAN entraînait ses meilleurs sous-marins à la guerre en eau peu -profonde. Ils étaient officiellement anglais, allemands, hollandais, espagnols, français. Ils étaient clandestinement russes, chinois, taïwanais... Des espions parmi les espions. Ils se pourchassaient aveuglément dans la zone où le  Bugaled  tirait son chalut... Sans être formellement un réquisitoire, ce livre a l'intime conviction que le  Bugaled Breizh  n'est pas descendu mystérieusement sous la mer, ou par étourderie. Il a fait une mauvaise rencontre inopinée ; il a croisé beaucoup plus fort que lui. Quelque part, quelqu'un n'en dort plus...


boycott des produits israéliens : leur code barre commence par 729

Ils ont osé dire

Je ne tolérerai jamais que des propos racistes ou discriminants soient tenus dans notre pays par un représentant de l'Etat.
Brice Hortefeux (08/2009)

Qui est prêt à dépenser de l’argent à fonds perdus pour avoir son petit site personnel ? Des tarés, des maniaques, des fanatiques, des mégalomanes, des paranoïaques, des nazis, des délateurs, qui trouvent là un moyen de diffuser mondialement leurs délires, leurs haines, ou leurs obsessions. Internet, c’est la Kommandantur du monde ultra-libéral. C’est là où, sans preuve, anonymement, sous pseudonyme, on diffame, on fait naître des rumeurs, on dénonce sans aucun contrôle et en toute impunité. Vivre sous l’Occupation devait être un cauchemar. On pouvait se faire arrêter à tout moment sur dénonciation d’un voisin qui avait envoyé une lettre anonyme à la Gestapo. Internet offre à tous les collabos de la planète la jouissance impunie de faire payer aux autres leur impuissance et leur médiocrité. C’est la réalité inespérée d’un rêve pour toutes les dictatures de l’avenir.
Philippe Val

J’ai pris le pli de payer pour des garçons [...] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici .[...] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas.
Fréderic Mitterrand

Le calepin de Fanch

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