said bourarach 300x296 150x148 Course poursuite mortelle à  Bobigny

Le 31 mars, à  16 heures, un homme est retrouvé mort dans le canal de l’Ourcq à  Bobigny, en Seine- Saint-Denis (93). Il s’agit de Saïd Bourarach, un vigile d’origine marocaine de 35 ans, travaillant à  Batkor, un magasin de bricolage de la ville. Cette étrange noyade avait été précédée d’une course poursuite le long de la berge, épisode pendant lequel Saïd tenta d’échapper à  ses agresseurs.

Le mardi 30 mars, en toute fin d’aprês midi, le vigile refuse à  un couple l’accês au magasin, fermé depuis dix minutes. Le ton monte, quelques insultes sont échangées. Les protagonistes en viennent aux mains. Grà¢ce à  l’intervention d’un autre vigile, le client finit par s’éloigner en lançant un : « Je reviens avec du monde. T’es mort ! » Et s’empresse d’appeler son frêre, son cousin et un ami, qui arrivent en renfort quelques minutes plus tard. La situation dégénêre três rapidement et les employés se réfugient dans le magasin.

La chienne de Saïd, Diana, restée à  l’extérieur du magasin, est brutalisée par les agresseurs, munis d’un cric et d’une grosse pierre. L’animal, muselé, est incapable de se défendre. Le vigile sort alors pour lui porter secours. C’est alors que la course-poursuite s’engage sur le chemin de halage en direc- tion de Pantin. Tout se passe si vite que les témoins restent cloués sur place.

Un peu plus tard, trois employés se rendent sur le canal de l’Ourcq. Ils trouvent le blouson, mouillé, de Saïd sur la berge. Grà¢ce à  la voiture laissée par l’un des agresseurs sur le parking, la police retrouve rapidement la trace de la bande. Les quatre individus, à¢gés de 19 à  25 ans, sont connus des ser- vices de police pour des faits de violence. Ils sont immédiatement placés en garde à  vue. Pour se défendre, le principal accusé soutient que Saïd Bourarach lui aurait refusé l’accês du magasin en proférant des insultes antisémites.
Pas un article ou presque dans la presse. Les quatre agresseurs sont défendus par un ténor du barreau, Georges Kiejman. Et la procureure Sylvie Masson, chef du parquet à  Bobigny, ouvre une enquête judiciaire pour homicide involontaire ayant entraà®né la mort sans intention de la donner, avec usage ou menace d’une arme. Le représentant du parquet de Bobigny insiste : « Il n’y a aucun élément de matiêre à  donner à  cette affaire une connotation raciste ou religieuse. »
Face à  ce qui ressemble à  un enterrement judiciaire, la tension monte. Plusieurs manifestations s’organisent à  Bobigny et à  Paris, réclamant la « justice pour Saïd ». En effet, la thêse de l’homicide involontaire est doublement mise à  mal par les résultats de l’autopsie et par les premiers éléments sur le profil des agresseurs. L’autopsie de la victime met en évidence des ecchymoses et des hématomes au niveau des épaules, de la clavicule et des avant-bras… Les accusés soutiennent avoir vu, de loin, Saïd Bourarach se jeter dans le canal et ne peuvent pas expliquer pourquoi son blouson, mouillé, a été retrouvé sur la berge. Etrange scénario ou Saïd, connu pour être sportif, aurait d’abord déposé son blouson… déjà  mouillé, se serait jeté à  l’eau et aurait finalement coulé. « Mon mari est venu clandestinement en Europe par la mer, à  l’aide d’une barque, raconte son épouse. Le passeur l’avait déposé à  300 mêtres des côtes espagnoles. Il savait três bien nager et n’a pas pu se noyer seul dans le canal de l’Ourcq, qui fait à  peine 5 mêtres de large. »

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a rejeté, le 14 avril, deux demandes de remise en liberté, mais a donné son feu vert pour le troisiême, qui s’est alors empressé d’effacer son compte Facebook. Bakchich s’en est procuré une copie (lire ci-dessous), qui donne à  l’agression une tonalité nettement différente de celle présentée par la défense.

dadoun Course poursuite mortelle à  Bobigny

Lucien Dadoun, un des jeunes juifs mis en examen dans l’affaire du vigile noyé dans le canal de l’Ourcq, fait partie du groupe Facebook « Sioniste et fier », un label provoquant mais inconnu.
La parente d’un des quatre autres jeunes mis en examen a également rejoint ce joyeux groupe de sionistes. Aprês avoir été remis en liberté, le 14 avril dernier, Lucien Dadoun s’est empressé de se désinscrire du groupe de réseau social.
Le bandit qu’il prétend être sur son image de profil Facebook ferait-il une petite trêve ?

Source : Bakchich

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