jeansarkozy 121x150 PORTRAIT DE JEAN (ET PIERRE) SARKOZY, PAR EMMANUEL RATIERSurnommé « le dauphin », Jean Sarkà¶zy est le second fils du président de la République. Simple bachelier, il est devenu, en 2008, président du groupe UMP au conseil général des Hauts-de-Seine. Il aurait pris la présidence de l’Epad (l’établissement public de La Défense) si l’opinion publique ne s’y était opposée, l’obligeant à  une retraite piteuse. On prête déjà  à  ce jeune homme três ambitieux de briguer la présidence du conseil général en 2011. Comme l’avait fielleusement déclaré Patrick Devedjian à  son égard quand il brigua la présidence de l’Epad : « La valeur n’attend pas le nombre des années. » En témoigne une biographie à  paraà®tre prochainement intitulée Le Prince Jean.

« Il a le physique de Richard Gere, le mental de Tom Cruise, la tendresse de Johnny Depp et le côté BC-BG de Hugh Grant. » Jacques Séguéla (Télé-Loisirs, 2008).

« Il est exceptionnel. » Roger Karoutchi (Le Point, 21 février 2008).

« Jean, c’est un diamant brut. » Isabelle Balkany (Le Parisien, 17 février 2008).

« Dévoreur comme papa, pressé comme papa, détesté comme papa, traà®tre comme papa, poignardeur de David Martinon comme papa avait planté Pasqua, puis Chirac… » Le Nouvel observateur (10 avril 2008).

« C’est Monaco à  l’UMP. » Libération (12 février 2008).

« Ma premiêre campagne, je l’ai faite dans le ventre de ma mêre. » Jean Sarkà¶zy (cité dans Neuilly Village People, d’Adeline Fleury et Pauline Revenaz, Editions du Moment, 2008).

Jean Sarkà¶zy de Nagy-Bocsa est né le 1er septembre 1986 à  Neuilly-sur-Seine (Hautsde- Seine). Il est le fils de Nicolas Sarkà¶zy de Nagy-Bocsa, président de la République, et de la premiêre épouse de ce dernier, Marie-Dominique Culioli, ancienne déléguée universitaire du RPR à  la Sorbonne. Licenciée en italien, cette native de Vico (Corse-du-Sud) fut hôtesse de l’air au sol chez Air-Inter. Baptisé (sa mêre est catholique três pratiquante), il a pour parrain l’actuel ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux.

La famille de Pierre et Jean Sarkà¶zy est largement « recomposée » à  l’image d’une certaine société française : ils ont leur mêre et leur pêre biologiques, cinq grands-mêres (notamment par remariage de Pal Sarkà¶zy), un demi-frêre (Louis Sarkà¶zy, fils de Cécilia et Nicolas, qu’on verra lancer un « Bonne chance, papa ! » à  la convention de l’UMP en 2004), un frêre par remariage (Aurélien Enthoven, fils de Carla et du professeur de philosophie Raphaël Enthoven), deux soeurs par remariage (Jeanne-Marie et Judith Martin), deux belles-mêres (Cécilia Ciganer- Albéniz, ex-épouse de Jacques Martin, remariée aujourd’hui à  Richard Attias, et Carla Bruni-Tedeschi), etc.

Jean Sarkà¶zy a suivi, sur le tard, un itinéraire três différent de son frêre (voir plus bas la bio de Pierre Sarkozy) puisqu’il s’est lancé en politique au sein de l’UMP. Comme lui, il est passé, de la maternelle à  la seconde, par Notre-Dame-de-Sainte-Croix de Neuilly. Le rêglement de l’école indique que « Sainte- Croix a pour vocation premiêre de révéler Jésus-Christ à  tous les jeunes qui lui sont confiés ».

à l’à¢ge de 14 ans, il est touché par la « corsitude » et effectuera un stage de berger d’un mois dans la région de Vico, avec un épisode qui ne manque pas de sel : C’est en effet « la famille d’Yvan Colonna (qui) a initié le jeune Sarkà¶zy à  l’apprentissage des métiers du pà¢turage » (L’Express, 14 février 2008). Ce, au moment même ou ce dernier est finalement arrêté pour l’assassinat du préfet Claude Erignac. « Quand les flics de papa ont arrêté Yvan Colonna, ils l’ont exfiltré de Corse, en pleines vacances (Le Nouvel observateur, 10 avril 2008). »

En 2001, ce bon élêve quitte Sainte-Croix et passe dans le public, entrant au Lycée Pasteur, toujours à  Neuilly. Aprês un bac littéraire (mention bien), il entre, en septembre 2004, au Lycée Henri IV, voie royale pour intégrer Normale Sup’. En septembre 2005, il entre en classe préparatoire ENS Cachan au Lycée Turgot de Paris mais échoue. En 2006, il rejoint donc la faculté de droit de Nanterre, puis Paris-I-Sorbonne. Il y entame des études assez difficiles à  suivre : il réussit à  passer en seconde année avec 12,5 de moyenne.

Depuis lors, c’est le trou noir. En trois ans, il valide trois matiêres de deuxiême année, aprês avoir redoublé deux fois sa deuxiême année. Il a communiqué certaines de ses notes (Le Point, 16 octobre 2009) : 11 en histoire des idées politiques (passable), 14 en finances publiques et 19 en droit immobilier et civil. Ce qui étonne puisque le droit immobilier est généralement étudié à  partir de la 4e année de droit (il s’agit peut-être de droit des biens, ce qui est assez différent).

En septembre 2009, par dérogation spéciale, il entreprend pour la troisiême fois sa seconde année, suivant désormais des cours par correspondance avec le Centre audiovisuel d’études juridiques des universités de Paris et a obtenu des aménagements pour passer ses examens. Dans Le Point (16 octobre 2009), il déclare : « Dans un an et demi, j’aurai ma licence. »

En réalité, entre-temps, il s’est découvert une nouvelle vocation pour le monde du spectacle. Didier Barbelivien a rapporté (L’Express, 29 octobre 2009) comment Jean Sarkà¶zy lui confia, il y a quelques années, des textes de chansons que l’interprête trouva suffisamment intéressants pour en faire une maquette. Il faillit en découler un disque chez Universal Studios, mais Jean renonça finalement.

Finalement, à  l’hiver 2006-2007, il intêgre le fameux Cours Florent, rue Blanche à  Paris. Son animateur, Jean-Laurent Cochet, ne tarira pas d’éloges sur son talent naissant. On parle de lui pour jouer au théà¢tre dans Oscar, la piêce de Louis de Funês montée par Pierre Mondy, avec pour partenaire Sophie Tapie, fille de l’ancien ministre mitterrandien et millionnaire (longtemps failli) Bernard Tapie. L’affaire finalement capote et ce sera David Sardou, fils du chanteur, qui le remplacera au pied levé. (NdL&I : Jean Sarkozy, Sophie Tapie, David Sardou… de toute évidence, au Cours Florent, si on n’est pas «Â fils ou fille de », c’est même pas la peine d’essayer…)

Au même moment, se situe un étrange épisode : en octobre 2005, il aurait embouti avec son scooter la BMW d’un certain M‘Hamed Bellouti, place de la Concorde. L’affaire sera rapidement enterrée par la police : la maincourante sera égarée. Le plaignant finira par porter l’affaire au pénal pour obtenir 260 euros de réparation. Mal lui en prend, puisque Bellouti… sera condamné, en juin 2008, à  2 000 euros d’amendes pour « procédure abusive ». à remarquer, qu’en 2007, le scooter de Jean Sarkà¶zy est dérobé. Les voleurs seront rapidement retrouvés grà¢ce à  des recherches ADN diligemment conduites par la police : à  l’époque, Nicolas Sarkà¶zy est ministre de l’Intérieur…

Le 10 septembre 2008, il épouse Jessica Sebaoun, fille d’Isabelle Darty, l’une des héritiêres Darty (électroménager, informatique, etc.) et étudiante en histoire de l’art, de confession israélite. Les propos, à  connotation antisémite, du dessinateur Siné, parus dans Charlie Hebdo, concernant cette union, déclencheront une três vive polémique. Le dessinateur (qui a perdu son poste à  Charlie Hebdo sur décision de Philippe Val, propulsé depuis lors par Nicolas Sarkà¶zy à  la tête de France Inter) sera relaxé en février 2009, le tribunal de Lyon ayant estimé qu’il s’était simplement « autorisé à  railler sur le mode satirique l’opportunisme et l’arrivisme d’un jeune homme engagé sur la scêne politique et médiatique. »

Selon diverses sources (notamment VSD, 20 février 2008), Jean Sarkà¶zy, avant son mariage, en profite pour effectuer plusieurs séjours en Israël et aurait suivi des cours d’éducation religieuse juive dans une étude de Talmud-Torah. Isabelle Darty, ex-Sebaoun, s’est remariée avec le pêre de l’écrivain Amanda Shters, ex-épouse du chanteur Patrick Bruel (Benguigui).

à l’automne 2007, à  défaut de théà¢tre, il fait ses premiers pas sur la scêne politique, semble-t-il sans en avoir prévenu préalablement son pêre : Nicolas Sarkà¶zy assure, dans Le Figaro du 15 octobre 2009, avoir été « le premier surpris lorsque Jean a voulu se lancer en politique ». D’abord il agit en simple soutien de la liste municipale du porte-parole de l’à‰lysée, David Martinon, imposé par Nicolas Sarkà¶zy et protégé de Cécilia Sarkà¶zy, : « David, moi à  titre personnel, je voulais te dire un grand merci […] et te dire que nous, on te soutiendra à  mort dans cette campagne. » Ensuite, il dynamite la liste de l’intérieur et abandonne ce personnage falot en pleine campagne, lance un putsch et crée (un temps) sa propre liste avec Arnaud Teullé (chef local de l’UMP à  qui la mairie paraissait promise avant le parachutage de Martinon) et Marie-Cécile Ménard, avant de soutenir finalement, non pas Teullé qui part seul au casse-pipe, mais le dissident divers droite Jean-Christophe Fromantin, qui finira, lui que personne n’attendait, par être élu maire de Neuilly.

La presse le qualifie de traà®tre, Plantu s’en donne à  coeur joie dans Le Monde. Comme l’écrit Libération (12 février 2008) : « Nettoyeur au grand sourire, sans se retourner sur la dépouille du destitué. » Et Le Point (21 février 2008) ironise sur « Neuilly, ville de la tentation ».

Finalement, Jean Sarkà¶zy se présente aux élections cantonales dans le sud de Neuilly, ville três longtemps gérée par son pêre, dans le canton qui avait été promis par son pêre à  Arnaud Teullé. De quoi lui donner une assise sociale et lui assurer un embryon de revenu décent. Dans un canton acquis totalement à  la droite bourgeoise, il réalise un score médiocre : 51,91 % contre 73 % pour son prédécesseur. Comme son pêre, il pratique la langue de bois pétrie d’humilité : « Je ne suis pas le porte-drapeau d’une jeunesse clairvoyante, je suis en construction. » Son cheval de bataille, aussitôt repris par le président de la République : l’enterrement de la N13 entre la Défense et la porte Maillot. Une bagatelle à  un milliard d’euros.

Au conseil général, dês fin mars 2008, à  21 ans, il obtient le poste de conseiller délégué à  la jeunesse. Dans la foulée, en juin 2008, il prend la tête de la section UMP de Neuilly, qui compterait 4000 militants. Puis, trois mois plus tard, soutenu par tous les ennemis du président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian et les obligés de son pêre, ce jeune homme sans aucune expérience politique de terrain, obtient la présidence du groupe UMP au dit conseil général, bénéficiant du soutien empressé d’Isabelle et Patrick Balkany, de Charles Pasqua et de leurs affidés, ce, alors même qu’Hervé Marseille avait été choisi par Patrick Devedjian pour lui succéder. Il s’efface, comprenant qu’il a tout à  perdre s’il s’oppose à  l’ukase élyséen.

« Sa boulimie pousse vers la sortie les caciques de l’UMP avec la bénédiction de l’à‰lysée (Libération, 10 octobre 2009). » Três vite, un plan est imaginé, avec l’évident aval de l’à‰lysée. Nombre des administrateurs des autorités de tutelle de l’Epad sont renouvelés à  discrétion des ministêres, donc de l’à‰lysée. De même, l’à‰lysée « met à  sa disposition ses meilleurs conseillers, ses ministres et son parti. Jacques Attali, Henri Guaino, Xavier Darcos… On se bouscule autour du formidable rejeton (Libération, 22 octobre 2009). » Atteint par la limite d’à¢ge, Patrick Devedjian, 65 ans, président du conseil général, devra prochainement abandonner la présidence de l’Epad, l’établissement public de La Défense, le plus grand quartier d’affaires d’Europe (1 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel, 3 millions de m2 de bureaux, 150 000 emplois, de mirobolants droits à  construire). Ce dernier demande une dérogation (comme tant d’autres ont été attribuées). François Fillon la signe mais l’à‰lysée ne le fait pas. Exit donc Patrick Devedjian, qui a voulu « nettoyer les écuries d’Augias » dans les Hauts-de-Seine, se faisant dês lors de sévêres ennemis.

Significativement, le 6 octobre, lorsque Steve Ballmer, PDG de Microsoft et homme pressé, vient inaugurer le nouveau siêge social français, il accorde seulement trois entretiens : à  Valérie Pécresse, ministre de la recherche, à  Christine Lagarde, ministre de l’à‰conomie… et à  Jean Sarkà¶zy. Pas à  Devedjian. Peu auparavant, le second représentant du conseil général à  l’Epad, le complaisant Hervé Marseille, maire Nouveau Centre de Meudon et affidé d’André Santini, démissionne opportunément. Il reçoit à  titre de remerciement un fauteuil au Conseil économique et social (3 750 euros d’indemnités mensuelles) et se voit promettre d’être en place éligible aux futures élections sénatoriales. La route est dês lors libre pour le « Prince Jean ».

Significativement, en l’absence três opportune de Patrick Devedjian, en voyage à  Dubaï, les élus UMP choisissent Jean Sarkà¶zy pour les représenter à  l’Epad. Comme l’écrira Libération (10 octobre 2009), « le garçon pressé a bien appris du pêre. En fait, de coups tordus en coups de force, des modêles d’action pour assurer la pérennité du nom Sarkà¶zy dans les Hauts-de-Seine. »

Las, on connaà®t la suite : la levée de boucliers est immédiate, y compris parmi les électeurs de l’UMP. Face à  l’opinion publique, largement alertée par internet, l’affaire va tourner court, et La Défense, vitrine nationale et pré carré de l’UMP, va finir par échapper à  l’ambitieux héritier. Face aux sondages de vive défiance qui déteignent sur son pêre et aux analyses de Patrick Buisson (qui avait déjà  largement oeuvré à  l’élimination de David Martinon en 2008), il déclare mélodramatiquement forfait le 22 octobre au 20 heures de France 2, le prédateur incarnant désormais la stratégie de la victimisation : « Si la question que vous me posez est : “est-ce que j’en ai parlé au Président ?” Non. Si la question est : “est-ce que j’en ai parlé à  mon pêre ?”. Oui. Il est comme tous les pêres, je suis comme tous les fils. »

Comme le résume assez bien le quotidien belge Le Soir : « Aveuglés par le culot, Jean Sarkà¶zy […] et Nicolas Sarkà¶zy […] ont tous deux commis une erreur : croire qu’une mise en orbite aussi spectaculaire que précipitée pouvait passer dans une opinion que le président de la République a lui-même nourrie à  l’idéologie de l’ordre juste, de l’effort et du mérite. »

Il obtient quand même, cela sera peu souligné, son siêge d’administrateur de l’Epad le 23 octobre. Il sera peut-être conseiller régional dês l’année prochaine et l’on sait qu’il se prépare, en 2011, à  remplacer Patrick Devedjian à  la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, en 2012, à  briguer un siêge sans risque de député. Et la présidence de l’Epad ensuite ?

Pierre Sarkozy :

Son frêre aà®né, Pierre Sarkà¶zy de Nagy-Bocsa, est né le 24 aoà»t 1985 (on voit souvent 1984, mais il s’agit d’une erreur de journalistes qui se sont recopiés les uns les autres) à  Neuilly-sur- Seine (Hauts-de-Seine). Comme son frêre, il a été élevé exclusivement par sa mêre à  partir de l’à¢ge de 4 ans, en 1989 (même si le couple n’a divorcé qu’en 1996), tout en rencontrant quand même réguliêrement son pêre. Lorsqu’il a 7 ans, Marie- Dominique Culioli sera atteinte d’un cancer mais continuera à  élever ses enfants.

Ancien scout, il a appartenu à  la três musclée VIIe Paris (cf Minute n° 2327). « Tout prédestinait Pierre au fabuleux destin du bon petit Neuilléen ; école privée, voiture électrique à  15 ans, vacances à  Courchevel et Saint Trop’ avec les potes dês 16 ans, stage chez des amis de papa, appart’ de 100m2 boulevard Maurice-Barrês à  25… […]Il passe son enfance dans le petit village de célébrités et de grands patrons dirigé par papa. Bon élêve, discret, il traà®ne avec “la bande des beaux gosses” de Sainte-Croix (Technikart, décembre 2007). » à son départ, en 2007, Cécilia Sarkà¶zy lui laissera ainsi qu’à  son frêre un vipérin cadeau d’adieu (Cécilia. Portrait, Anna Bitton, Flammarion) : « Mon fils ne sera pas comme les fils de Nicolas Sarkà¶zy, avec leurs chaussures à  2 000 euros. »

Bachelier, Pierre Sarkà¶zy a effectué ses études aux lycées privés Sainte-Croix-de-Neuilly. Ayant débuté des études de droit à  la faculté de Nanterre, il a três vite bifurqué vers la musique, malgré l’opposition de son pêre (qui l’a quand même invité plusieurs fois, depuis qu’il est président, lors de voyages officiels à  l’étranger). Il effectue un stage d’un petit mois chez AZ Universal, la maison de Pascal Nêgre.

Sous le pseudonyme de Mosey (ce qui se traduit, de l’anglais, par « flà¢ner ») il entame un début de modeste carriêre dans les musiques hip-hop et rap, ayant bénéficié du soutien de la journaliste Fatou Biramah, auteur de Négresse (Editions Privé). Dês 2003, il lance le label Da Cream Chantilly (avec « Da » pour « The » en argot du Bronx et « Cream » pour « crême »).

Fasciné par les à‰tats-Unis, il se présente exclusivement en anglais sur sa page d’accueil du site Myspace : « Hey Im Mosey a young parisian producer, with my crew. » Il a par exemple produit le dernier album de Doc Gynéco, la musique de Rayons X (l’émission des frêres Bogdanov), l’habillage musical d’un DVD de Jamel Debbouze, oeuvré avec Nicole Garcia ou réalisé diverses compositions pour le rappeur Poison. Nombre de rappeurs ont mal vécu son arrivée dans ce milieu três fermé, allant même jusqu’à  lui faire de l’anti-publicité durant leurs concerts. Selon Ici Paris (8 janvier 2008), il vit avec la « pulpeuse Sabrina », une jeune métisse « três sexy ». Minute (27 février 2008) la présente comme une « bimbo black totalement inconnue vraisemblablement pêchée dans le milieu du rap ».

Ce qu’ils ont dit durant l’affaire EPAD:

« Jean Sarkà¶zy a du talent. Jean est le fils d’un génie politique. Qui s’étonnerait que le fils de Zinédine Zidane ait beaucoup de talent pour jouer au football ? C’est assez logique cette affaire. »
Thierry Solêre, vice-président UMP du conseil général des Hauts- de- Seine.

« Tout est fait pour favoriser son irrésistible ascension dans les Hautsde- Seine. C’est três grave. Cela montre que le chef de l’à‰tat ne connaà®t aucune limite. Nous assistons à  une caricature du fait du prince. Tout cela est absolument contraire aux principes de la République. »
Marielle de Sarnez, numéro 2 du Modem.

« Il s’agit belet bien d’assurer la pérennité du clan et de verrouiller les organes de décision de tout le secteur. »
Patrick Jarry, maire PCF de Nanterre.

« Quel est le mérite de Jean Sarkà¶zy à  part d’être le fils à  papa ? »
Le socialiste Arnaud Montebourg

« C’est le bon cheval, un pur-sang, même ! »
Roger Karoutchi

« A star is born. »
Isabelle Balkany

« Je peux vous dire que Jean Sarkà¶zy, à  23 ans, a peut-être encore plus de talent que n’en avait son pêre à  son à¢ge. »
Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret

« Ce pays a besoin dans tous les secteurs d’avoir des jeunes prodiges. »
Alain Joyandet, secrétaire d’à‰tat à  la Coopération

« Comme par hasard, comme Jean Sarkà¶zy porte le même nom que le président de la république, on lui tombe dessus. »
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP

« Que veulent-ils ? Interdire l’élection à  un candidat par son origine sociale, son nom ; son faciês ? »
Luc Chatel, porte-parole du gouvernement

« à travers cette polémique, qui est visé ? Ce n’est pas mon fils. C’est moi. »
Nicolas Sarkà¶zy (Le Figaro, 16 octobre 2009).

« Touche pas à  mon despote ! ». « Jean Sarkà¶zy, s’il n’a pas mené ses études de droit à  leur terme, a déjà  un diplôme, celui de fils à  papa. »
Collectif Sauvons les riches.

« C’est comme ça que le fascisme arrive dans un pays : quand on s’attaque à  quelqu’un à  cause de son nom. »
Yves Jego, député UMP de Seine-et-Marne

« Moi, j’aurais été sa conseillêre, je vous le dis três franchement, je lui aurais conseillé de saisir la Halde. parce qu’il nous a inventé une nouvelle discrimination, la discrimination au patronyme. En fait, on lui fait payer son nom, c’est une réalité. »
Fadela Amara, secrétaire d’à‰tat à  la Politique de la ville aprês le forfait de Jean Sarkà¶zy (24 octobre 2009, France 5).

« S’il s’était appelé Martin, il aurait eu moins de problêmes. »
Chantal Jouanno, secrétaire d’à‰tat UMP à  l’Ecologie

Source : Libertés Internet

Partager sur Facebook Partager cet article sur Twitter