Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Lu dans Le petit Varois, édition du 11 novembre 1965 (voir le pdf, fac-similé de l’article original ) :
«Â En correctionnelle : Deux jeunes dévoyés en vacances à la Croix Valmer avaient essoufflé la police… Un an de prison avec sursis et trois de mise à l’épreuve pour chacun d’eux
Draguignan (C.P.). — Audience peu chargée hier au tribunal de correctionnelle, une dizaine d’émetteurs de chêques sans provisions ont comparu à la barre ainsi qu’une bonne demi-douzaine d’inculpés pour outrage à la pudeur.
[...] Deux jeunes gens ont tenu la vedette à cette audience. Il s’agit des nommés Devedjian Patrick et Madelin Alain, étudiants à la Faculté de Droit de Paris, à qui le soleil a quelque peu tourné la tête alors qu’ils se trouvaient en vacances sur notre belle Côte d’Azur.
Dans la nuit du 5 au 6 aoà»t dernier, M. Voli, maire de la Croix-Valmer, surprenait deux individus qui tentaient de lui dérober de l’essence dans son véhicule. à sa vue, les deux voleurs prenaient la fuite abandonnant un véhicule Simca 1000 immatriculé 73 QT 83. Une embuscade était tendue par la police qui avait été alertée. 45 minutes plus tard, on tombait sur les deux hommes qui tentaient de mettre un véhicule en marche.
Si Madelin parvenait à être appréhendé, Devedjian par contre échappait aux poursuites malgré une tentative désespérée de M. Voli.
Mais comme tout a une fin, il était récupéré le lendemain matin dans un état lamentable, les pieds ensanglantés, les vêtements déchirés. ll demanda aux policiers de le ramener sur son bateau ancré à Cavalaire. Ceux-ci ne se firent pas prier pour le raccompagner d’autant plus que la perquisition effectuée sur le bateau devait s’avérer des plus fructueuses. On y trouva des piêces de voitures, un pistolet 6.35 garni de 5 cartouches, et des piêces d’identité appartenant à Mlle Castells Eliane.
Devant le magistrat instructeur, Devedjian niera toute participation aux vols d’essence, Madelin lui, reconnaà®t les faits qui lui sont reprochés et fait entrer dans la danse, à la place de Devedjian, un dénommé Gérard.
L’enquête déterminera bien vite tous les vols commis par les deux tristes sires :
Vol d’une Simca 1000 à St-Cyr le 2 aoà»t 65, à Laréol le 19 juillet, vol d’un moteur de bateau, le 23 juillet vol à Villefranche-Laranguais de piêces d’identité, à la Croix-Valmer le 6 aoà»t d’avoir fait usage de fausses plaques d’immatriculation et enfin à Cavalaire également le 6 aoà»t de détenir illégalement un pistolet 6.35. [...] ».
C’était à une époque ou la comparution immédiate n’existait pas… Quand nos deux «Â jeunes dévoyés » étudiaient à Assas et émargeaient à Occident…
Bien avant que Devedjian, devenu « Ministre chargé de la mise en Å“uvre du plan de relance », ne revienne dans le Var, plus précisément à la Seyne-sur-Mer, pour faire avec le roi Sarkozy le point sur la crise économique.
Tous ces flics autour du chef de l’à‰tat et de ses petits camarades… On pensait que c’était pour les protéger… Mais non : c’est pour établir un cordon sanitaire autour de Patrick et l’empêcher de faire des conneries.
Source : Cuverville
Imprimer cet article
De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Alain
1 décembre 2009 à 20:34
Pas mal… ça fait plaisir de savoir que nos « dirigeants » sont des gens au dessus de tout soupçon…