patrice de maistre 2 150x112 La demande de légion dhonneur à De Maistre venait du cabinet de Nicolas SarkozyAffaire Bettencourt toujours, le ministre du Travail , Eric Woerth devrait être prochainement auditionné par le procureur de Nanterre.

Pas de rentrée sans nouveaux rebondissements du feuilleton Bettencourt. C’est le Canard Enchaîné qui fait une première révélation ce mercredi, en s’intéressant à la légion d’honneur épinglée en janvier 2008 à la veste de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. D’après l’hebdomadaire satirique, ce ne serait, non pas Eric Woerth qui en aurait fait la demande, mais le cabinet de Nicolas Sarkozy, en mars 2007, alors qu’il était ministre de l’Intérieur.

Un circuit «incongru», commente le Canard, qui estime que l’octroi de la légion d’honneur à «un homme d’affaires dépourvu de tout mandat électoral» aurait dû relever plutôt du ministère de l’Economie et des Finances. Le dossier de l’homme de confiance de la milliardaire a été transmis à Bercy après l’élection présidentielle et la décoration lui a été attribuée dans le cadre de la promotion du 14 juillet 2007 sur le contingent du ministère de l’Economie.

Puis, en janvier 2008, Eric Woerth, à l’époque ministre du Budget, l’a remise à de Maistre, accessoirement patron de son épouse.

Le lien éventuel entre le recrutement de Florence Woerth et la fameuse distinction est un des éléments sur lesquels se penchent les enquêteurs chargés de l’affaire Bettencourt, sous l’autorité du parquet de Nanterre. Fin juillet, le parquet s’était vu remettre par la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur le dossier de proposition du gestionnaire de fortune au grade de chevalier de la Légion d’honneur.

Selon le Point.fr, Eric Woerth devrait d’ailleurs être prochainement convoqué pour être de nouveau interrogé. Par le procureur de Nanterre, cette fois. Après l’audition du ministre du Travail par la brigade financière, le 29 juillet, Philippe Courroye souhaite en savoir davantage sur ses liens avec de Maistre et l’embauche de sa femme par la société Clymène, qui gère les actifs de Liliane Bettencourt, ajoute le site de l’hebdomadaire.

Source : Liberation

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