Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Un syndicaliste de Faurecia répond à Franck Louvrier qui jugeait « grotesque » de croire que l’Eysée avait exigé un public petit.
José De Sa Moreira est le délégué syndical central CFDT Siêge automobile de Faurecia. Il répond à Franck Louvrier, conseiller presse de l’Eysée qui qualifiait ce matin sur France Inter de « ridicules et grotesques » les affirmations du journaliste de la RTBF (radio television belge) selon lesquelles les salariés présents lors des prises de vue dans l’usine Faurecia de Coligny (Orne) avaient été été choisis en fonction de leur taille. (Ecouter le son)
Rue89Â : Vous confirmez les dires de la télévision belge ?
José De Sa Moreira : Oui. Il y a eu des négociations avec les Renseignements généraux, la préfecture et le cabinet de l’Elysée sur différents points de la visite du président. Le premier point était l’organisation d’une manifestation la veille. Le deuxiême point l’autorisation pour le président, son cabinet et les gardes du corps de pénétrer dans l’usine sans la tenue de protection obligatoire. Et le troisiême point, le critêre de taille pour figurer sur les prises de vue.
La requête, ou l’ordre, comme vous voulez, a été donné à la direction générale de Faurecia. Nous, syndicalistes, nous nous sommes juste assurés que les personnes sollicitées n’avaient pas été forcées et qu’ils n’avaient pas été choisis en fonction de critêre de couleur, d’à¢ge ou autre. Toutes les personnes sollicitées par la DRH étaient d’accord. Nous nous sommes assurés qu’il n’y aurait pas d’incident stupide, du type un salarié qui refuse de serrer la main au président. Ce n’est pas notre intérêt, il y a eu 1215 suppressions d’emploi seulement sur l’activité siêge.
Vous n’avez pas trouvé cette requête incongrue ?
à‡a nous a fait sourire, un égo si fort, franchement… Ce qui est triste c’est que du coup on ne retienne que ça de sa visite, alors qu’il a fait des promesses, sur l’emploi, l’industrie la nécessité de garder le savoir en France. Et l’on voit qu’en réalité, il ne vient pas à Faurecia rencontrer les salariés, il vient faire sa publicité, montrer comme il est décontracté, bien reçu.
Peut-on envisager que la direction de Faurecia ait fait du zêle, comme Intermarché prétend l’avoir fait pour la visite de Luc Chatel ?
Je peux vous assurer que nous avons la certitude, de source sà»re et fiable, que cette exigence n’est pas sortie de la tête d’un responsable de Faurecia et qu’il s’agit bien d’une requête venant de l’Elysée.
Pour mémoire, l’objet de la polémique.
Source : Rue89
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Loïc
7 septembre 2009 à 16:33
« Village Potemkine », Ceauscescu ou Mussolini aux champs, comme tous les organisateurs de propagande totalitaire, TF1 et Sarkozy sont pris la main dans le sac avec leurs figurants à l’usine Faurécia.
Sarkozy est donc allé jeudi 3 septembre, dans une usine Faurécia, isolée, dans des champs quadrillés par la police, à Caligny, prés de Flers, dans l’Orne, parler devant des ouvriers alignés en blouses blanches. Un reportage de la RTV belge, démontre le bidonnage de cette “visite d’entreprise†avec des figurants amenés en car, déjà habillés, et le choix de ceux qui sont derrière Sarkozy parce qu’ils sont “plus petitsâ€. C’est la TV belge qui démonte cette pantalonnade, heureusement, car pas un média français, pas un des articles répertoriés par Google n’a dévoilé ce scandale durant 3 jours.
Le problème ce n’est pas « la petite taille » des ouvriers choisis pour être derrière Sarkozy, c’est surtout le “castingâ€, la « répétition », la “mise en scène†effectuée avec les figurants amenés artificiellement alors qu’ils ne sont pas de l’usine : on les voit bel et bien venir et descendre en car spécial. Ils sont déjà tous habillés en blouse blanche toutes marquées Faurécia dans le dos. Un car, c’est une cinquantaine de personnes d’où viennent-elles ? Quelle autre « usine proche » ? Pourquoi sont-ils tous déjà prêts comme à la parade ?
Quand le film officiel commence, il y a peu de gens devant Sarkozy, une cinquantaine, pas plus + une douzaine derrière. Donc, une majorité de figurants « extérieurs ». On a même vu, avant, sur la TV belge, un court moment de « répétition », quelqu’un tient la place du président, les figurants sont déjà en place à leur marque, devant et derrière, qu’est ce qui se dit et se passe à ce moment-là ? La salle » est-elle chauffée, comment ? Les figurants ont ils une prime, du temps, un congé, une faveur ? Comment ont ils été sélectionnés par la hiérarchie ?
Là , on a une mise en scène qui est une véritable et dangereuse escroquerie médiatique. C’est Ceaucescu en province, c’est comme ces fameux « village Potemkine » de façade, c’est Mussolini aux champs, rien d’autre, comme cela arrive avec toutes les propagandes totalitaires, l’Elysée est pris la main dans le sac.
Il faut le redire : Olivier Stirn a été chassé du gouvernement pour moins que cela dans le passé. Luc Chatel et Nadine Moreno ont déjà été pris la main dans le sac, à Intermarché avec des vraies fausses ménagères de l’UMP faisant leurs courses…
Ne soyons pas pessimistes : il a fallu trois jours de « buzz » sur internet avant la 1ere dépêche AFP. Puis une centaine d’articles sortent, visibles sur Google, certes seulement à partir de lundi 7 sept, quatre jours après l’événement et le journal TV belge. France inter à 7 h 55, Pascal Clark à 9 h, et Didier Porte à 12 h lundi. Comme quoi Internet bouscule les silences organisés : mais on n’en est pas encore à ce que les grands médias de masse télévisés liés à ce pouvoir expliquent à des millions de gens la profondeur de cette énorme imposture sarkozyste…
Leçon : on peut, on doit forcer le « buzz » ! Comme on pourra revenir tôt ou tard sur les 11 morts de Karachi et le lien avec les « commissions » Balladur-Sarkozy qu’ils ont étouffés, comme on peut revenir sur l’imposture des cadeaux aux banques et des coups de force contre les ménages (hausse de l’électricité injuste, taxe carbone, forfait hospitalier, baisse des remboursements de l’aspirine et du paracétamol…)
Gérard Filoche