Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche en début d’aprês-midi avenue Matignon à Paris (VIIIe) pour soutenir “l’action d’auto-défense d’Israël” et célébrer “la mémoire des victimes israéliennes du Hamas”.
Douze mille personnes ont participé à la manifestation, selon le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), organisateur de ce rassemblement. Ils étaient 4.000, selon la police.
Le Crif avait appelé initialement à manifester devant l’ambassade d’Israël, 3 rue Rabelais à Paris (VIIIe), mais faute d’autorisation, le rassemblement qui a duré environ une heure, s’est déroulé dans une rue voisine.
Les manifestants, souvent emmitouflés dans de grands drapeaux israéliens ou brandissant des petits drapeaux de l’Etat hébreu, ont écoutés des discours dans le froid, et ont chanté des chants en hébreu et la Marseillaise.
Le Grand rabbin de France Gilles Bernheim, guide spirituel de la communauté juive, a déclaré “notre premiêre pensée est pour le soldat Gilad Shalit, (jeune Franco-Israélien détenu depuis 2006 dans la bande de Gaza aprês avoir été capturé par un commando palestinien, ndlr) dont le quotidien est difficile à imaginer”.
“Israël se bat uniquement pour la liberté et la survie de son peuple, il n’y a aucune volonté de détruire un autre peuple”, a ajouté le grand rabbin, selon qui “il est fondamental qu’en France, les relations entre Juifs et Musulmans soient des relations de qualité et de confiance”.
Une délégation a été reçue par l’ambassadeur d’Israël, Daniel Sheick, qui leur a déclaré qu’Israël “agissait à Gaza en état de légitime défense”. Parmi les personnalités, on notait la présence du chanteur Enrico Macias, du député-maire UMP du XVIe arrondissement, Claude Goasguen, et de Serge Klarsfeld, fondateur de l’association des fils et filles des déportés juifs de France.
Samedi aprês-midi, une manifestation contre l’offensive israélienne à Gaza a réuni à Paris entre 21.000 et 25.000 personnes selon les sources alors que les chars israéliens pénétraient à Gaza en début de soirée.
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Quentin
4 janvier 2009 à 19:54
La Préfecture de Paris dit OUI au CRIF et aux extrémistes de Migdal, NON aux pacifistes de l’UJFP.
Communiqué du Collectif national pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens
Depuis le 27 décembre, Gaza est à feu et à sang : plus de 400 morts et de 2 000 blessés au moment où ces lignes sont écrites.
Depuis des années, la Préfecture de Police de Paris refuse systématiquement toute demande de manifester devant – ou même à proximité – de l’ambassade d’Israël, dès lors que les protestataires ont des critiques à exprimer quant à la politique israélienne. Par contre cette même Préfecture vient d’autoriser, à cet endroit, un rassemblement de soutien à l’agression israélienne. Ce rassemblement, prévu pour le 4 janvier, est organisé par le CRIF et Migdal, un organisme extrémiste pro-israélien. Ce dernier n’hésite pas à utiliser comme service d’ordre la mal nommée Ligue de défense juive, milice d’extrême droite bien connue des services de police pour sa violence et son racisme anti-arabe.
À la suite de cette autorisation pour le moins contestable, une autre organisation de la communauté juive a déposé, à son tour, une demande pour un rassemblement devant les grilles de l’ambassade : il s’agit de l’Union juive française pour la paix (UJFP). Pacifiste, favorable à une solution politique du conflit, cette association travaille pour une paix juste entre Israéliens et Palestiniens, pour l’arrêt des violences et pour le « vivre ensemble » entre Juifs et Arabes, au Proche-Orient comme en France.
Le service d’ordre de l’UJFP a informé les autorités préfectorales de sa disponibilité à collaborer avec la police nationale et les CRS postées devant l’ambassade afin d’assurer la sécurité et l’ordre public, soulignant sa détermination à éviter tout débordement.
La position de la Préfecture est catégorique : oui au CRIF et aux extrémistes de Migdal, non aux pacifistes de l’UJFP.
Cette décision est inadmissible dans un pays qui se réclame de la démocratie républicaine et des droits humains. Les pouvoirs publics en France doivent être au service de leurs concitoyens et non pas à celui des organisations extrémistes dont la violence raciste est avérée. Ils ne doivent pas, non plus, être au service d’autres États, surtout ceux engagés dans des guerres coloniales sanglantes qui suscitent l’indignation de l’opinion française et la réprobation de la communauté internationale.
COLLECTIF NATIONAL POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE ENTRE PALESTININES ET ISRAÉLIENS
Contact presse : 06 80 96 43 45
Franck
5 janvier 2009 à 13:14
Les Sharoniards
C’est réglé comme du papier à musique. Chaque fois que la droite et l’extrême droite israélienne sont au pouvoir, chaque fois que les Palestiniens sont pourchassés et tués, les essayistes médiatiques acquis aux politiques du gouvernement de Jérusalem mettent en garde contre… l’antisémitisme supposé des adversaires de la colonisation. La technique n’interdit pas – au contraire ! – de jouer au partisan d’une paix menacée par les « extrémistes des deux camps ». Le premier qui résiste, l’autre qui opprime ; les uns armés de pierres, les autres d’avions de guerre. Les « terroristes » sont exclusivement ceux qui manient les armes les plus rudimentaires. Et qui n’ont pas l’appui de l’Occident. Exemple parmi mille autres, entendu à France Info, à 12 heures le 17 décembre 2001 : « Ce matin, un membre du Hamas a été tué par l’armée israélienne. Le terroriste tentait d’échapper à une arrestation par Tsahal. » Ici, « terroriste » est devenu synonyme de « membre du Hamas désirant n’être ni arrêté ni torturé par l’armée d’occupation israélienne ». Une armée qui, elle, n’est jamais qualifiée de terroriste. Tract publicitaire Car, dans les médias, même Sharon, ancien chef terroriste qui conduit une politique de terreur contre les Palestiniens, serait devenu une sorte de brebis, un pépé Gandhi. Le journal pro-américain Quotidien vespéral des marchés [QVM, également appelé Le Monde] a ainsi publié un tract publicitaire (gratuit) d’une page titré « Sharon, le serein ». On y lisait : « En quinze mois, le “bulldozerâ€, l’homme de Sabra et Chatila, est devenu un chef de gouvernement habile, poli, encensé par les Israéliens (1). » Bernard Guetta, ancien journaliste au QVM et éditorialiste prétentieux sur La Peste France Inter ne prétend pas le contraire, déclarant le 14 décembre 2001 sur LCI : « Arafat s’effondre. Il s’effondre, disons-le, répétons-le, martelons-le, sous le poids de ses propres erreurs et absolument pas du fait de la politique de Sharon. » Dans cet exercice de ripolinage de l’assassin Sharon, un autre scribouilleur du QVM, Triple Crème [Alexandre Adler] se montre néanmoins le plus frénétique. Sur France Culture, où Adler anime une émission hebdomadaire en compagnie de Ramina [Jean-Marie Colombani, directeur du QVM], Triple Crème a prétendu le 15 décembre dernier : « Personne ne veut se débarrasser d’Arafat. C’est des bruits [sic]. Vous avez un homme, Arik Sharon, qui n’arrive même pas à maintenir la paix, même minimale, même sur le territoire d’Israël, qui donc se retrouve devant des attentats qui font 10, 12, 15 morts. Il lui faut faire quelque chose. Le quelque chose qu’il fait ne va pas très loin [sic]. À moins de considérer que détruire deux hélicoptères ou tirer dans une gendarmerie qui était préalablement évacuée de ses occupants est une mesure d’une grande dureté. Personnellement, je ne le crois pas. » Quand, dans le cours de cette malfaisante émission, un journaliste américain objecte à Adler, timidement, que les Israéliens devraient peut-être se montrer plus souples, Triple Crème sort de ses gonds, vociférant et postillonnant tout à la fois : « Vous voudriez que les Israéliens descendent leur exigence et qu’ils montrent que la violence est payante pour eux ! […] Sharon est un militaire parfois brutal parfois hésitant [sic], mais ce n’est pas un idéologue. » En matière de défense des thèses israéliennes, France Culture est une radio accomplie. Le 23 décembre 2001, Philippe Meyer consacre l’émission « Répliques » au monde arabe. Aucun spécialiste du monde arabe n’y participe. L’écrivain chevènementiste Max Gallo reconnaît qu’il ne connaît pas le sujet mais qu’il va faire part de ses « lectures ». Les autres participants à ce « débat » sur le monde arabe sont Éric Dupin, spécialiste des sondages de politique politicienne à Libération, et Jean-Claude Casanova, économiste barriste et éditorialiste pro-américain au Monde. Après un éloge du dictateur tunisien Ben Ali, formulé par le tandem Casanova-Gallo, le chevènementiste prétend que « la colonisation a apporté un minimum d’infrastructures » à l’Algérie avant que ce pays ne « bascule dans l’islamisme » à cause de la collectivisation de l’agriculture. « Quarante ans après l’indépendance, il ne faut plus s’interroger sur la responsabilité du colonialisme », complète promptement Chaliand. « Je suis tout à fait d’accord », opine Gallo. Une fois achevé ce « débat » passionné, chacun part déjeuner. Et PLPL s’interroge : peut-on imaginer, sur France Culture ou ailleurs, un débat sur le monde hébraïque sans qu’un seul juif ou spécialiste du judaïsme y participe, et qui se conclurait par l’idée que l’antisémitisme doit tout à la politique israélienne ? Naturellement – et heureusement – non ! En revanche, les Arabes ont toujours besoin d’« un minimum d’infrastructures » intellectuelles, venues de l’extérieur, pour comprendre qui ils sont et ce qu’ils font. Palestiniens = comédiens ? Au Proche-Orient, à lire certains journaux, on croirait presque que les Palestiniens sont les privilégiés. Et que les victimes sont ceux qui les tuent à raison de quatre ou cinq par jour. Ainsi, dans Marianne du 10 décembre 2001, on lisait : « La guerre des images est meurtrière pour Israël. Pour des raisons objectives, d’abord : on ne voit pas la bombe qui explose dans un bus, ni le terroriste suicidaire entraînant les passants dans la mort. La caméra arrive avec les ambulances. En revanche, la caméra est présente quand Tsahal réprime une manifestation et quand les enfants palestiniens courent sous les bombes larguées par les hélicoptères. À quoi s’ajoute le sens de la mise en scène acquis par les Palestiniens, passés maîtres en l’art des enterrements publics [sic] avec expression de la colère et de la douleur. » Là encore, PLPL préfère ne pas imaginer la réaction qui eût accueilli un texte de ce genre où les parents israéliens de victimes d’attentats suicide auraient été présentés comme une clique de simulateurs. Et leur « mise en scène » attribuée à une prédisposition nationale ou religieuse à la fourberie. Le racisme anti-arabe n’explique pas tout. Les seules victimes qui comptent sont celles qui chantent et dansent la musique raminagrobique du « Nous sommes tous américains ». Le 4 mars 2000, consacrant un reportage de TF1 à d’autres adversaires supposés de l’Occident, le journaliste Patrick Bourrat commentait ainsi la douleur d’un Serbe chassé du Kosovo par la contre-épuration ethnique albanaise : « Dès qu’il y a une caméra, ce maçon, comme tous les Serbes, ne peut s’empêcher de se poser en victime. » Denis Jeambar a dénoncé un « silence coupable ». S’agissait-il enfin de cette tolérance des médias pour les crimes de l’armée israélienne désormais annoncés comme de simples accidents de la route ? Nullement. Le patron de L’Express et directeur du pôle médias de Vivendi s’est indigné de « la compassion presque exclusive que nos dirigeants et la presse manifestent pour les Palestiniens […] cette omerta française qui couvre les exactions antisémites (2) ». Courageusement, L’Express rompait l’« omerta » en consacrant un dossier aux « Chiffres noirs de l’antisémitisme », titré « Les actions contre les juifs augmentent en France ». Tout aussi vaillamment, Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur, La Peste France Inter ont embrayé sur ce thème. Seul problème, surtout pour des publications qui habituellement se repaissent des chiffres de la police, les statistiques du ministère de l’Intérieur indiquent que le nombre d’agressions antisémites a reculé en France en 2001 (3). Mais peu importe. Les médias ont décidé de se faire les haut-parleurs des cris de fou des autorités israéliennes et des intellectuels à leur solde. Il faut donc hurler à l’antisémitisme en France pour effrayer les juifs de France et les inciter à partir coloniser des territoires palestiniens. Un ministre de Sharon s’est exprimé comme si Paris et Marseille étaient dévastés par des pogroms ; le vieil ami de Ronald Reagan, Élie Wiesel, déclarant même que le ciel de l’Hexagone était « noirci par la fumée des synagogues en flammes ». Mais pour que la manipulation et le mensonge soient complets, on y a ajouté un dernier élément : désormais, les militants internationalistes qui se montrent solidaires des Palestiniens se voient qualifiés d’antisémites ou de « judéophobes ». Ainsi, tous les critiques d’Israël sont intimidés et réduits au silence. C’est le chevènementiste Pierre-André Taguieff qui s’est chargé de cette besogne d’intimidation en expliquant sur Europe 1 : « Un certain nombre de militants qu’on trouve dans ATTAC, un certain nombre de rédacteurs du Monde diplomatique procèdent à une diabolisation permanente d’Israël et suggèrent, au fond, par certains éditoriaux, certaines prises de position publiques, que tout irait bien dans le monde si Israël n’existait pas et, plus généralement d’ailleurs pour certains, si les juifs n’existaient pas. » Puis, il expliqua que « des militants de l’antimondialisation tel José Bové ont contribué à rendre acceptables puis respectables les clichés et les slogans judéophobes en cours (4) ». Le Non-événement du mercredi [NEM ou Charlie Hebdo] et le QVM ont fait la promo de l’ouvrage (5). Philippe Val l’a jugé « indispensable : travail de recherche sérieux, comme toujours avec Taguieff […], ce livre est petit par la taille mais grand par le contenu ». De son côté, le QVM s’en est surtout pris aux « jeunes de banlieue, beurs et africains » et à leurs « ressentiments de vies en charpie ». Les jeunes beurs et les militants anti-mondialisation : la critique médiatique a enfin trouvé des cibles plus courageuses que ces pauvres soldats israéliens obligés de torturer et de tuer les sauvageons de Palestine. Notes : 1. Le Monde, 08.01.02. Il s’agit d’un article et non d’un point de vue extérieur. 2. L’Express, 06.12.01. 3. Entre 2000 et 2001 (calcul sur 11 des 12 mois), le nombre d’actes antisémites serait passé de 119 à 26, les menaces antisémites de 624 à 155. 4. Pierre-André Taguieff, La Nouvelle Judéophobie, Mille et Une Nuits, 2001, p. 188-189. 5. Respectivement NEM, 23.01.02 et QVM, 25.01.02.
source : le Plan B
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7 janvier 2009 à 21:38
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