Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Deux lycéens parisiens de 15 et 17 ans ont été sérieusement blessés, devant témoins, par une bande de la Ligue de Défense Juive, un groupuscule qui bénéficie d’une criminelle protection de la part du gouvernement français pour semer développer sa stratégie de la terreur. Les faits se sont produits jeudi 8 janvier, à la sortie de 16h30 du Lycée Janson de Sailly, à Paris XVIême.
Un groupe d’une dizaine d’individus distribuait un tract signé de la « Ligue de Défense Juive », appelant les « Jeunes Juifs » (comme si tous les élêves du lycée ne pouvaient être que « Juifs » !) à s’enrôler dans l’armée israélienne.
Alors qu’un certain nombre de ces torchons jonchent déjà le trottoir, un des lycéens refuse le tract de haine tendu par le provocateur, et le jette par terre. C’est aussitôt la ruée de la bande : 7 membres de la LDJ tombent sur le lycéen et son copain, qui se trouvent être l’un et l’autre d’origine maghrébine. L’un des deux est blessé à l’arcade sourciliêre, tandis que le second a un hématome de la cloison nasale avec présomption de fracture.
Une plainte a bien entendu été déposée par chacune des victimes, mais à l’heure ou ces lignes sont écrites, ni le ministêre de l’Intérieur, ni aucun des grands médias n’ont daigné écrire une ligne sur l’agression. Rappelons que la Ligue de Défense Juive est une milice, dirigée par des agents de l’appareil politico-militaire israélien, qui a commis des dizaines d’agressions physiques au cours des derniêres années, allant même jusqu’à poignarder un commissaire de police, mais sans jamais être inquiétée par les pouvoirs publics français. Le comble étant, des policiers l’avouant volontiers, que ces malfrats ne cherchent même pas à opérer clandestinement, tant ils sont convaincus de leur impunité.
Un familier de l’une des deux victimes raconte, sur internet :
« Bonjour, Je suis un membre de la famille de l’un des deux agressés de jeudi soir à la sortie du lycée Janson. L’un était couvert de sang au niveau du visage et l’autre a le nez cassé. Deux plaintes ont été déposées par les familles respectives, les PV sont disponibles, les certificats de l’Institut Medico Judiciaire de l’Hotel Dieu le sont aussi. La sortie de 16h30 étant assez fréquentée, de nombreux collêgues de lycée ont assisté à la scêne. Une dizaine de témoins sont prêts à témoigner. La police a mis 45 minutes pour arriver, au point qu’un des Conseillers Principaux d’Education (CPE), Monsieur Gérard Patrick, s’est impatienté.
Il nous a d’ailleurs appelé pour nous témoigner son soutien et nous préciser qu’il souhaitait que l’affaire ne s’arrête pas là .
Au niveau administratif, tout le lycée est au courant, de la Proviseure, aux adjoints, CPE, tous les élêves des deux classes. La directrice de cabinet du rectorat nous a contacté plusieurs fois par téléphone pour s’excuser, en précisant que le Ministre de l’education nationale était au courant, que le préfet était au courant, et que le ministêre de l’Interieur etait aussi au courant. Ils ne souhaitent pas que l’affaire s’ébruite pour que la réputation de Janson n’en prenne pas un coup. Nous sommes dimanche. Nous constatons que l’enquête n’a même pas démarré.”
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Franck
14 janvier 2009 à 23:55
Au lycée Janson-de-Sailly, dans le XVIe arrondissement de Paris, c’est l’heure de la sortie des cours, ce mercredi midi. Tous les élèves assurent que l’ambiance a toujours été «bonne» dans l’établissement, que ce soit au lycée ou au collège. Un élève affirme d’abord qu’il ne se passe rien. Un autre intervient: «C’est faux, il se passe des choses». «Ouais, ça peut arriver», dit un troisième. Près d’une semaine après l’agression de deux lycéens d’origine maghrébine à la sortie du lycée, l’événement est dans toutes les têtes.
Un élève de Première affirme avoir été victime de «harcèlement», il y a un an. «Je suis à moitié iranien. J’ai reçu un coup de fil anonyme pour me dire: “Rentre dans ton pays”». Des bagarres, il y en a parfois. Selon un élève de seconde, certaines sont liées à l’origine. «Attention, faut pas tout confondre. Ce sont de simples bagarres, sans lien avec l’origine», corrige l’un des ados. Il ajoute: «Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de racisme à Janson».
«Depuis, on ne l’a plus vue»
La semaine dernière, un autre acte serait pourtant intervenu dans cet établissement des beaux quartiers parisiens. La semaine dernière, avant l’agression des deux lycéens, une élève en classe de 6e aurait traité un de ses camarades des «sale juif». «Tout le monde l’a su. Des 5e et 4e sont venus. Ils lui ont donné des coups de pied», affirme Mashaël, élève de 4e, qui n’a pas assisté aux faits. «Je l’ai vue qui pleurait après. Elle disait ne rien avoir dit. Depuis, on ne l’a plus vue, ajoute sa copine Lou. Mais elle n’aurait pas dû dire ça. Plus de la moitié des élèves sont juifs».
Un groupe d’une petite dizaine d’élèves de 5e, croisés dans les couloirs de l’établissement, confirme sans hésiter. L’un d’eux souligne en revanche que la collégienne n’a pas été frappée, mais «bousculée.» Gabrielle Kerleroux, professeur d’italien, affirme aussi, du bout des lèvres, «avoir entendu parler de cette histoire», tout en ajoutant que «depuis 3 ans que je suis là , il n’y jamais rien eu. Il n’y a pas de conflit communautaire parce qu’il n’y a quasiment que la communauté juive de représentée ici».
Interrogée sur le sujet par Libération, Jacqueline Lahaye-Milazzo, principale adjointe du collège, semble dérangée par la question. «Je ne vais pas vous raconter tous les petits faits divers !, lance-t-elle. Il ne faut pas monter tout ça en épingle». Elle ne confirme, ni n’infirme l’existence de cet incident. A la question de savoir si la collégienne a été renvoyée, la principale du collège répond juste: «Elle n’a pas été renvoyée». Un autre membre de l’administration veut jouer aussi l’apaisement: «Ce n’est pas la peine d’en rajouter. Il faut qu’ils travaillent maintenant. Après, ils s’occuperont de politique et du reste». Quant au rectorat, il ne peut non plus pour le moment «ni confirmer, ni infirmer». Et ajoute: «Ce n’est pas la peine de jeter de l’huile sur le feu».
«Ne pas faire d’amalgame»
Devant les grilles du lycée, deux jeunes filles, Hamida et Feriel, 19 ans chacune et un keffieh autour du cou, se présentent spontanément. Venues du «77» et du «95», la banlieue parisienne, «en solidarité» des deux lycéens frappés, elles veulent «dire quelque chose»: «On se sent concernées parce que ça pourrait nous arriver».
Autre soutien, celui de Rachid Nekkaz. Il a donné rendez-vous à la presse ce midi. En 2007, il avait tenté de se présenter à la présidentielle. Président de l’association d’Aide aux victimes des injustices, il soutient les deux victimes. Et dénonce «deux poids deux mesures» de la part de Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, plus prompte à dénoncer les actes antisémites «contre des synagogues» que les actes contre les Maghrébins, selon lui. «Le ministère a banalisé l’histoire», affirme-t-il. S’il souhaite l’interdiction de la Ligue de défense juive, qui serait à l’origine de l’agression, il précise bien qu’il ne veut «pas faire d’amalgame avec l’ensemble de la communauté juive».
L’amalgame, c’est justement l’inquiétude de Margo, en Terminal, une petite étoile de David autour du cou: «C’est insupportable. Ça risque de donner une mauvaise image des juifs. Il y a des extrémistes juifs, ça existe. Mais il ne faut pas tout mêler».
source : Libération