Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Salah Hamouri 1740 jours de détention illégale en Isrà¤el
Acturevue revient sur cet enfermement illégal mais silencieux. Et rappelle le sort de quelques autres français toujours incarcérés, pour la plupart sans preuves, ni procês équitable.
Un franco-palestinien qui ne vaudrait rien…
Tel est ce que l’on pourrait penser à propos de ce franco-palestinien détenu en Israël, à en juger l’absence totale de considération de la part des médias et du gouvernement.
Ce jeune de 24 ans, étudiant en sociologie, est détenu depuis plus de 4 ans dans une geôle israélienne pour des faits q’il n’a pas commis.
En effet, Salah Hamouri a été arrêté en mars 2005 et mis en détention pour avoir, lui reproche-t-on, voulu s’en prendre à un rabbin extrémiste.
Il est également accusé (sans preuve) d’être membre du Font populaire de libération d la Palestine (FPLP).
Le problême est que le délit d’intention (lorsque l’on ne commet pas d’acte délictuel) n’existe dans aucun pays démocratique.
L’Israël a donc violé toutes les conventions internationales en le jugeant par un tribunal militaire, et ce, sans preuves, ni témoins.
Le jeune homme, qui a dà» plaider coupable pour éviter 14 années de prison requises par le procureur, a été condamné à 7 ans d’enfermement pour avoir (peut-être) voulu commettre un crime sur une personnalité israélienne.
Cette affaire ne pourrait être qu’une mauvaise parodie du film « Minority Report », et trouver une belle chute grà¢ce à la diplomatie française. Mais il n’en est rien…
Mobilisation pour tous, sauf pour un…
« Gilat Shalit a été enlevé. Shalit est franco-israélien. C’est à la France qu’on s’en prend ».
Voilà les mots prononcés par Nicolas Sarkozy à propos du jeune Shalit, militaire franco-Israélien de 21 ans capturé, lui, par le Hamas lors de l’une de ses interventions.
Il est surprenant de constater de quelle maniêre se mobilise le gouvernement pour tenter d’accélérer sa libération, quant à l’inverse, personne ne bouge pour Salah Hamouri.
Pourquoi Bertrand Delanoë nomme « citoyen d’honneur de la ville de Paris » le jeune israélien, et ignore, dans le même temps, la situation du jeune Palestinien ?
Cette dissymétrie diplomatique qui ne favorise pas, loin de là , la libération de Hamouri est inexplicable tant elle est grossiêre.
En effet, d’abord parce que Sarkozy refuse de recevoir la famille Hamouri, alors qu’il accepte de recevoir celle de Gilat Shalit.
Ensuite, parce que même Dominique Voynet (maire vert) refuse de nommer Salah Hamouri, citoyen d’honneur de la ville de Montreuil, alors même qu’une pétition avec plus de 1500 signatures le proposait.
Comment peut-on expliquer un tel silence autour de l’abandon d’un de nos citoyens ? Et une telle énergie déployée pour Shalit ?
Le gouvernement ne s’est pas permis d’abandonner la franco-colombienne Ingrid Betancourt ? La franco-mexicaine Florence Cassez ?
Pourquoi le fait-il, en toute impunité, pour un français-palestinien ?
D.Perrotin
« Je suis en cellule avec 7 autres prisonniers dont certains ont déjà passé plus de 20 ans derriêre les barreaux »
Seconde lettre de Salah Hamouri le 20 février 2009.
Le rappel de tous ces français détenus à l’étranger, n‘est pas censé prouver que l’ingérence de notre gouvernement pour tenter de les libérer est mauvaise.
Mais de rappeler que pour certains, la mobilisation est intense, générale et médiatisée. Et pour d’autres, absente, sourde voire, inexistante.
Acturevue s’interroge sur ce traitement inégal.
Mais n’en a pas la réponse.
Nous n’oserions pas imaginer que Sarkozy fait tout cela, c’est à dire rien pour Hamouri, dans le seul but de préserver les relations avec Israël et notamment avec le ministre d’extrême droite Libierman.
Cela fait penser à l’inépuisable conflit Israélo-palestinien, à cette légitimité et cette protection que l’on accorde à Israël.
Pendant que d’autres en payent le prix.
« Je suis président de tous les français, y compris de ceux qui ont fait des erreurs »
Sarkozy.
Pourtant Salah Hamouri est français, et n’a pas fait d’erreur (selon les principes juridiques d’une démocratie). Mais peut-être que Sarkozy oubliait de dire que son précepte ne s’appliquait pas aux palestiniens…
Source : acturevue
Imprimer cet article
De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Laisser une réponse