vincent peillon 148x150 Peillon ressort leur passé judiciaire, Devedjian et Madelin le poursuivent en diffamationEn pleine polémique sur le passé judiciaire d’Ali Soumaré (PS) exhumé par deux élus UMP, l’eurodéputé socialiste a ressorti, au cours d’un débat télévisé, un article relatant un fait divers ayant valu en 1965 une condamnation à  Devedjian et Madelin.

Les politiques déterrent les vieilles affaires. Au cours d’un débat télévisé autour de l’Affaire Ali Soumaré, le socialiste Vincent Peillon a évoqué un fait divers ayant valu à  Patrick Devedjian et à  Alain Madelin une condamnation en correctionnelle en 1965. Le ministre de la Relance «va poursuivre en diffamation» l’eurodéputé PS. Selon lepoint.fr, Madelin compte, lui aussi, «porter plainte pour diffamation».

Le droit à  la «réhabilitation» pour une affaire ancienne n’existe-t-il pas pour les politiques? Jeudi, c’est donc Peillon qui a sorti de sa poche sur LCI une coupure de presse de «l’édition du Petit varois du 11 novembre 1965»: «Le titre est “en correctionnelle, deux jeunes dévoyés en vacances à  La Croix Valmer avaient essoufflé la police”, raconte-t-il. La fin nous apprend que ces deux jeunes avaient volé une Simca 1000, volé des moteurs de bateaux, avaient des papiers d’identité faux, des plaques d’immatriculation fausses, avaient avec eux un pistolet 6,35 et avaient fait courir la police.»

«C’est finalement une jolie anecdote»

L’eurodéputé a poursuivi ses investigations: «C’est finalement une jolie anecdote, on a deux noms : MM. Alain Madelin, Patrick Devedjian», conclut-t-il triomphant, avant de souhaiter, sur le mode ironique, à  Ali Soumaré une «aussi belle carriêre» que ces deux hommes politiques de droite.

Et l’ancien lieutenant de Ségolêne Royal de reprocher ensuite à  un journaliste du groupe Figaro qui participait au débat d’avoir rapporté, «à  longueur de pages», les déboires du jeune taxé par des élus UMP de «délinquant multirécidiviste».

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«Une deuxiême chance dans la vie»

Ces deux maires du Val-d’Oise avaient ainsi imputé au candidat PS cinq condamnations ou procédures en cours. Dont un «vol aggravé» commis, en fait, par un homonyme, et un vol datant de 1999 que Soumaré assume mais pour lequel il a été «réhabilité», les faits étant prescrits, comme l’a expliqué son avocat, Jean-Pierre Mignard. «On traite ça par pages entiêres plutôt que de parler de tas d’autres sujets qui sont intéressants», déplore Peillon.

L’ancienne Garde des Sceaux, Rachida Dati, a plaidé ce vendredi matin la cause de Soumaré et de Devedjian. «Je n’aime pas bien que l’on s’attaque de maniêre acharnée sur les personnes, ce n’est pas à  l’honneur de la politique», a regretté la nouvelle avocate sur LCI, tout en jugeant «normal» que les électeurs connaissent le passé judiciaire des candidats, par «souci de transparence». «On a une justice indépendante qui peut vous donner une deuxiême chance dans la vie. On n’est pas dans un pays qui vous marque toute votre vie au fer rouge parce que vous avez eu une condamnation à  un moment de votre vie», a fait valoir l’eurodéputée UMP.

Source : AFP

Voir l’article d’ Etoile-Rouge qui selon Liberation a lancé le buzz dês le 1er décembre 2009.

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