cannabis 300x200 Lultra gauche fume de lAfghan« Cette fois on les tient ». C’est par ces mots que la ministre de l’Intérieur Michêle Alliot-Marie a entamé sa visite sur les lieux de l’attentat déjoué au Printemps Haussmann. L’enquête avance en effet três vite et la ministre tient sa revanche sur l’ultra-gauche : « Comme par hasard, l’enquête nous a menés tout droit vers les 9 de Tarnac. La brigade antiterroriste les suivaient depuis leur sortie, et les preuves matérielles s’accumulent. Je ne voudrais cependant pas en dire trop pour ne pas violer la présomption d’innocence de ces terroristes, mais cette fois ils ont fini de jouer ». L’orientation de l’enquête peut surprendre. L’attentat avait en effet été revendiqué par le Front Révolutionnaire Afghan, qui réclamait le départ des forces armées françaises d’Afghanistan. Mais la piste Afghane ou islamiste n’a pas survécu à  l’oeil avisé des experts. Ainsi, dês la découverte des explosifs, les plus grands spécialistes français repoussaient la tentation islamiste. Ainsi Claude Monniquet, président du centre européen du renseignement stratégique et de sécurité, y voyait plutôt la marque de l’extrême gauche : « le Front Révolutionnaire Afghan est un groupe inconnu, mais les Moudjahidines du Deccan (qui ont frappé à  Bombay ndlr) l’étaient aussi. Ce qui est plus surprenant, c’est le nom. Front Révolutionnaire Afghan, ça évoque beaucoup de choses, mais pas l’islamisme. Plutôt l’extrême gauche à  mon avis, comme du reste la pratique de prévenir avant un attentat, ce qui n’a rien à  voir avec ce que font les djihadistes. Ca pourrait venir de l’extrême-gauche française ». De même, Alain Rodier, spécialiste de l’Afghanistan, affirmait: « à‡a peut être d’autres mouvements qui prennent ce label, mais dont le but unique est le renversement de la démocratie française. Ce n’est pas du tout la méthodologie des groupes islamistes, plutôt anarchistes, et je les rapprocherais des derniers sabotages sur les réseaux ferrés ». La politique belliciste de la France en Afghanistan est donc hors de cause.

Les preuves matérielles contre les 9 de Tarnac semblent cette fois-ci accablantes. Pas question pour le ministêre de l’Intérieur de renouveler l’humiliation des sabotages SNCF. Ainsi, deux des inculpés ont été aperçus au Printemps du boulevard Haussmann la semaine derniêre, pour soi-disant « faire leurs courses de Noël ». De la part d’individus se proclamant en marge du systême marchand, voilà  qui peut étonner. Et c’est justement cette haine de la société de consommation qui est le principal mobile retenu par le juge d’instruction : « Voilà  ou conduisent des années de propagande gauchisante sur les méfaits de la consommation. On commence par moins acheter, ce qui crée du chômage et qui constitue déjà  une forme de terrorisme, et on finit par brà»ler des magasins ».

D’autres éléments à  charge s’accumulent contre les écoterroristes de Tarnac. Hier soir, ils auraient organisés un couscous dans leur ferme. Plus grave encore, ils seraient impliqués dans un vaste trafic de stupéfiants, puisqu’on a retrouvé chez eux prês de 4 grammes de résine de cannabis de type Afghan.

« Ces gars-là  fumaient de l’Afghan. Alors que nos soldats meurent au front pour faire régner la paix et la liberté, pour empêcher ces salauds d’empoisonner nos enfants avec leur dope, ces mecs fumaient de l’Afghan. C’est vraiment dégueulasse! « . Les mots de Laurent Joffrin dans son éditorial du 17 décembre résument bien le sentiment de l’opinion publique. Le terrorisme est un fléau et la présence française en Afghanistan doit être renforcée. Ces attentats déjoués rappellent douloureusement que la démocratie et la liberté sont des biens fragiles. Et qu’il faut savoir se battre pour les défendre.

Source : Monsieur Bernard

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