Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Emblématique, l’arrestation du « groupe de Tarnac » fait penser à d’autres montages, comme l’affaire des Irlandais de Vincennes. Entretien avec à‰ric Hazan, éditeur de « L’Insurrection qui vient » signé d’un Comité invisible, et auteur d’une pétition en défense des inculpés.
â— Sur quoi repose l’accusation contre les jeunes de Tarnac ?
à‰ric Hazan – Ce qui est intéressant dans ce montage politico-médiatico-policier, c’est la façon dont la quasi-totalité des médias a repris les déclarations de la police, sans beaucoup d’états d’à¢me. Si les journalistes des rubriques « Société » mettent en doute les infos de la police, ils se coupent de leur source. Ils sont, comme la presse en Irak, tellement unbedded (« embarqués »), qu’ils adoptent presque naturellement le point de vue de la police. Cela a duré presque une semaine. Dans un second temps seulement, est advenu le malaise général. L’accusation repose sur quoi ? Un témoignage anonyme sous X ? Le témoin a disparu. Des éléments três compromettants trouvés dans les perquisitions ? Des horaires de chemins de fer, une lampe frontale, une échelle déclarée matériel d’escalade et, même, rendez-vous compte, des livres qui critiquent la société dans laquelle on vit ! Et cette histoire de filature : un GPS placé sous la voiture de Julien Coupat, et la police perd le contact juste au moment du sabotage, ne permettant pas le flagrant délit. L’accusation a alors commencé à sombrer dans le ridicule. L’installation à Tarnac (Corrêze), prétendue base arriêre du commando terroriste ? Difficile de présenter l’ouverture d’une épicerie de village comme une opération de couverture. La volonté du groupe de nouer d’autres relations avec la société s’est réalisée. Les habitants ont spontanément créé un comité de soutien en disant : « Ces jeunes, on les connaà®t, ils apportent ici la jeunesse, la vie, l’enthousiasme. » Ceux qui voyaient Tarnac comme le cÅ“ur de la circonscription de Chirac ont oublié que c’est une terre de résistance, Georges Guingouin et Armand Gatti ne sont pas loin. Alors, aprês l’appel des « personnalités », paru dans Le Monde et demandant l’arrêt des poursuites et la libération des inculpés, les médias virent de bord.
â— Et maintenant ?
à‰. Hazan –
Sur les neufs arrêtés, quatre, puis trois autres, ont été libérés sous contrôle judiciaire. Mais Julien Coupat et Yldune, sa compagne, sont toujours détenus. Julien est, depuis le début, présenté comme le chef, l’ennemi numéro un, le gourou charismatique d’une secte violente. Je le connais depuis bientôt dix ans, c’est complêtement absurde. Ce garçon doux et charmant récuse la notion même de chef et s’est toujours battu contre, l’idée de secte étant celle qui lui est la plus étrangêre. Mais l’appareil d’à‰tat ne pouvait se déjuger complêtement. Cette affaire ne doit pas s’engluer dans le silence de la trêve des confiseurs. Nous devons, bruyamment, collectivement, exiger la libération de Julien et Yldune, et l’arrêt des poursuites.
Imprimer cet article
De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Laisser une réponse