Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Silence assourdissant général
Le jugement du tribunal arbitral vient d’être rendu sur le conflit entre Thalês (ex Thomson-CSF) et l’Etat de Taïwan dans l’affaire dite des frégates: la France, de fait, a été condamnée à payer à Taïwan plusieurs centaines de millions d’euros.
Il s’agit de la vente par Thomson-CSF en 1991 de six frégates pour 2,5 milliards d’euros. Interdit par la clause du contrat, il s’était néanmoins mis en place un triple systême de commissions et de rétro-commissions, qui auraient été reversées en France. Tout ceci a été protégé par le secret-défense, par des ministres de gauche comme de droite
Si c’est bien Thalês qui a été pénalement reconnu coupable d’avoir mis en place un systême de rétro-commission avec le ministêre taïwanais de la Défense, la Direction des constructions navales (DCN), publique à l’époque, était majoritaire à 73 % aux côtés de Thomson : c’est donc l’Etat qui va payer principalement ces centaines de millions d’euros, donc, en dernier ressort, le contribuable !
Non seulement nous allons payer cette note, mais plus surprenant, la nouvelle, tombée mardi 5 mai, n’a donné lieu à aucun commentaire de responsable politique, de droite comme de gauche ! Le sujet n’a pas non plus été abordé lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Un silence assourdissant des politiques alors que c’est l’Etat, in fine, qui va régler l’addition ? Une certaine classe politique, rapide pour réagir au moindre fait divers ne commente pas la décision dans le quart d’heure qui suit?
Les journalistes n’ont pas davantage sauté sur cette nouvelle et n’ont pas fait de commentaire sur ce silence de la classe politique. En témoigne cette dépêche de l’agence Reuters qui commence par: †L’Elysée, le gouvernement de droite et son opposition de gauche ont gardé le silence mardi sur la pénalité record frappant la France pour corruption lors d’une vente de frégates à Taiwan en 1991. Le sujet n’a pas été abordé lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Il n’y a eu aucun communiqué officiel“.
Vous trouverez la chronique de D. Schneiderman sur cet épilogue de l’affaire des frégates de Taiwan : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2977
Source : Anticor
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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