Le ministre de l’intérieur est cité à  comparaà®tre devant le tribunal correctionnel de Paris, le 17 décembre prochain, suite à  la vive polémique suscitée par les propos qu’il a tenus lors de l’université d’été de l’UMP.

FRANCEBrice Hortefeux est cité à  comparaà®tre pour injures raciales le 17 décembre devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris à  la requête du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), a annoncé mardi l’avocat de l’association, Me Pierre Mairat.

La citation à  comparaà®tre fait référence aux propos tenus par M. Hortefeux lors de l’université d’été de l’UMP à  Seignosse (Landes) à  un jeune militant d’origine arabe prénommé Amine qui, largement diffusés sur internet, avaient provoqué une vive polémique.

«La premiêre injure est relative au “prototype” de l’arabe», a expliqué Me Mairat. Dans l’échange incriminé, une militante expliquait à  M. Hortefeux qu’Amine mangeait du cochon et buvait de la biêre, ce à  quoi il rétorquait: «Ah mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype». «La seconde “quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problêmes” exclut les gens d’origine arabe du pacte social», a estimé l’avocat. Sollicité, le ministêre de l’Intérieur n’avait pas en début de soirée confirmé ou infirmé avoir reçu la citation directe.

Aprês la vive polémique déclenchée par ses propos, Brice Hortefeux avait exprimé ses «regrets» face à  «une polémique inutile et injuste», estimant que ses déclarations avaient fait l’objet «d’une interprétation totalement inexacte».

Quant à  la probabilité que ce soit la Cour de justice de la République (CJR, qui juge les crimes et délits commis par des membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions) qui ait à  traiter cette affaire, Me Mairat a assuré que M. Hortefeux «n’était pas à  Seignosse dans l’exercice de ses fonctions ministérielles mais en tant que vice-président du conseil national de l’UMP».

L’audience du 17 décembre est une audience de fixation du calendrier procédural. L’auteur d’une injure raciale encourt six mois d’emprisonnement et 22.500 euros d’amende.

(Source AFP)

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