frederic lefebvre 150x96 Frédéric Lefebvre estime quHadopi cest lidentité nationalePour Frédéric Lefebvre, lobbyiste de métier et porte-parole de l’UMP, l’adoption de la loi Hadopi constitue « une forme de défense de l’identité nationale ». Vraiment ?

Le três remuant et fatiguant Frédéric Lefebvre était invité lundi matin sur La Matinale de Canal Plus. L’ancien député, qui a dà» laisser son poste à  André Santini, a estimé que l’adoption par la France de la riposte graduée constituait un élément de l’identité nationale.

« Si j’ai parlé de la ‘Douce France’, c’est parce que je pense que dans le débat sur l’identité nationale, il y a aussi le débat sur l’identité culturelle. Le texte qui a été voté, sur Hadopi, qui a fait tant parler, qui défend l’exception culturelle française, c’est une forme de défense de l’identité nationale », a défendu le porte-parole de l’UMP.

On ne voit pas três bien quelle forme d’identité nationale protêge la loi Hadopi, qui défend moins une exception culturelle qu’une exception juridique. A moins que ça ne soit l’identité nationale d’antan, héritée du temps de la guillotine ou du moyen-à¢ge ou l’on coupait encore la main du voleur de pain. La suspension de l’accês à  Internet n’est, il est vrai, qu’une forme d’adaptation moderne de ces pratiques barbares.

L’identité nationale française, c’est d’abord sa devise : Liberté, Egalité, Fraternité. Trois principes fondateurs allêgrement piétinés par la loi Hadopi.

La Liberté est brimée par la suspension de l’accês à  Internet, par la volonté de bloquer l’accês à  certains canaux de diffusion des oeuvres, et par l’interdiction faite au peuple d’être lui-même le véhicule du savoir et de la culture. L’Egalité est bafouée par une loi qui ne sera appliquée qu’en faveur des ayants droit les plus téléchargés, contre une partie de la population qui n’a parfois pas les moyens d’accéder aux oeuvres autrement que par le piratage, et dont la sanction ultime ne pourra être prononcée que dans certains bassins géographiques. La Fraternité, enfin, est regardée avec dédain dans le refus d’un mécanisme proche d’une licence globale, qui ferait participer tous les internautes, ensemble, qu’ils téléchargent ou non, à  l’effort financier nécessaire à  la rémunération d’une création accessible à  tous.

Source : Numerama

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