villepin 111x150 Villepin se pose en alternative républicaine à  SarkozyQuelques jours aprês la fin du procês Clearstream ou dix-huit mois de sursis ont été requis à  son encontre, l’ancien premier ministre Dominique de Villepin a fait son retour sur la scêne politique, mardi 27 octobre. Devant ses partisans réunis dans un salon de la Maison de l’Amérique latine à  Paris, il s’est livré à  une attaque en rêgle du bilan du roi Sarkozy et s’est posé comme “une alternative républicaine”.

Devant prês d’un millier de membres du Club Villepin, il a estimé que la France “ne peut plus vivre avec une concentration du pouvoir, une personnalisation du pouvoir qui nuit à  son efficacité”. “Nous le voyons avec l’esprit de cour. Quand nous vivons à  l’êre d’une démocratie d’opinion ou jour aprês jour, ce sont les polémiques qui font l’actualité, nous ne répondons pas aux préoccupations des Français”, a-t-il déclaré.

“LE TEMPS PASSE ET QUE RIEN NE CHANGE”

“Les Français ont le sentiment que le temps passe et que rien ne change” avec des réformes imposées “d’en haut” et “sans résultat”, a-t-il dit, estimant qu’avec la spirale du “chômage” et de la “dette”, “oui, la République est en danger”. Sans citer son rival, il a dénoncé “la France qui stigmatise” et “l’incapacité à  corriger sa copie au jour le jour”. “L’entêtement, et j’en sais quelque chose, n’est pas toujours de bon conseil”, a-t-il plaisanté dans une allusion à  son fiasco sur le CPE en 2006.

Outre les députés comme François Goulard, Jean-Pierre Grand ou Jacques Le Guen, étaient présents l’ex-ministre de Jacques Chirac, Marie-Anne Montchamp, et le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan. “Ceux qui osent encore prétendre que tu es un homme seul sont vraiment dans l’erreur”, a lancé l’ex-ministre Brigitte Girardin, en signe de ralliement.

Qualifiant le rassemblement “d’acte fondateur”, il a proposé, entouré de sa garde rapprochée, une “alternative républicaine”, “au-delà  des clans”, tout en admettant que “cela ne se construit pas en un jour”. “Merci pour aujourd’hui et merci pour demain”, a-t-il lancé, sous les applaudissements, en référence à  la présidentielle de 2012.

Source : Le Monde

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