Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
La droite est unanime : la constitution du Nouveau Parti Anticapitaliste est une aubaine ; la faveur grandissante d’Olivier Besancenot dans l’opinion publique est une bonne nouvelle ; les três bons sondages dont on crédite le NPA font jubiler Nicolas Sarkozy ; et, signe qui ne trompe pas, les commentateurs politiques, chroniqueurs et autres pythies télévisées, toutes vendues au libéralisme et aux pouvoirs se partageant l’alternance, dissimulent mal le plaisir qu’elles ont à voir le NPA camper sur des positions non unitaires qui feront incontestablement le jeu de la droite en place. 
De sorte que les termes de l’alternative sont simples : ou bien le NPA fédêre la gauche antilibérale sur de bonnes idées, mais, se refusant à la prise des pouvoirs possibles de la commune à la nation via la région, il persiste dans le ministêre de la parole revendicative ou les choses sont faciles : « y a qu’a », « y faudrait », « faut qu’on », « y a pu qu’à »â€¦ et dans ce cas de figure, Sarkozy est assuré de pouvoir nuire pendant dix ans ; ou bien le NPA arrête ses génuflexions devant Platon, il redescend sur terre et se soucie moins de pureté révolutionnaire que de vie quotidienne de millions de victimes du capitalisme libéral. Dês lors, il va au charbon pour gérer des villages, des cités, des villes moyennes et grandes, des départements et des régions avec d’autres forces de gauche car le NPA ne sera jamais majoritaire seul. S’il joue la logique du tout ou rien, il n’aura rien car jamais il n’aura tout. Si le NPA ne s’allie pas avec la gauche non socialiste, il est certain de rester dans une éternelle opposition ou il conservera une relative pureté – car peut-on encore se dire ou se croire pur si on laisse le champ libre à une horde de barbares de droite qu’on ne combat pas quand la défaite n’est pas écrite ? Il existe un délit de complicité, et la gauche antilibérale rassemblée n’allant pas au combat commun serait clairement responsable de la défaite en ne mettant pas ses troupes à disposition du combat antilibéral de gauche. 
Pas question de gouverner avec le PS, certes. Mais pourquoi dês lors refuser de gouverner avec la gauche antilibérale que, de ce fait, on envoie dans les bras du Parti Socialiste faute de mieux ? 
Je suis attentif à l’idéal, à la morale, à la pureté aussi. Mais cela ne doit pas conduire à cesser d’être soucieux de la misêre concrête et réelle du peuple souffrant qui en a assez des querelles de sectes et qui veut une autre vie dans laquelle il ne gà¢cherait pas la sienne à survivre. Je vois d’un bon Å“il la fédération dans le NPA de forces sinon dispersées. 
Mais c’est une étape. Si ce nouveau parti n’a pas de stratégie d’union de la gauche antilibérale dans la perspective d’une prise de pouvoir à tous les échelons de la société, il sera le meilleur allié de la droite. Qui, à gauche, peut vraiment vouloir cela ?
Michel Onfray 
Siné Hebdo N°26
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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