georges freche 150x150 Le PS soutient Frèche: plutôt perdre son à¢me quune électionGeorges Frêche, ancien maire de Montpellier, l’homme qui a déclaré « j’ai été élu par une majorité de cons » se présente à  sa succession à  la présidence du Languedoc-Roussillon.

Le cas de Georges Frêche illustre les limites des partis politiques, qui préfêreront toujours sacrifier leurs principes, donc leur crédibilité, à  Â une victoire électorale, même locale.

Voilà  quelqu’un qui a été condamné en correctionnelle pour des propos jugés racistes envers les harkis, traités de « sous-hommes » – mais ensuite relaxé par la Cour d’ Appel, relaxe confirmée par la cour de Cassation -, puis qui s’est distingué par ses propos sur le nombre excessif , d’aprês lui, de joueurs Noirs dans l’équipe de France de football ; ces deux déclarations lui ayant valu d’être exclu du Parti Socialiste.

Le communique de Presse de la Commission Nationale des Conflits du Parti socialiste mérite d’être intégralement cité :

« Décision du 27 janvier 2007. La Commission nationale des conflits du Parti Socialiste, réunie ce matin, a évoqué les conséquences des propos tenus par Georges Frêche le 14 novembre dernier lors d’une séance du conseil d’agglomération de Montpellier. La Commission nationale agissait sur la demande du Bureau National du Parti.

Aprês avoir entendu son rapporteur, entendu les arguments de la direction du Parti, entendu les défenseurs de Georges Frêche présents, aprês en avoirdébattu, il est apparu aux membres de la Commission que, sans conteste, ces propos ­ au-delà  de leur caractérisation pour le droit, ne sont pas compatibles avec les valeurs d’égalité et de respect des Droits humains qui fondent depuis toujours l’engagement du Parti Socialiste et qui sont contenues dans sa déclaration de principe mais aussi, plus largement, dans les principes constitutionnels de notre république.

Aprês en avoir délibéré, la Commission nationale des conflits, à  l’unanimité de ses membres, a décidé l’exclusion définitive de Georges Frêche du Parti Socialiste. »

Mais ce n’est pas fini : on apprend aujourd’hui que Georges Frêche aurait tenu les propos suivants au cours d’une inauguration à  Villefranche-de-Conflent:«Les Allemands ont fait deux millions de prisonniers partis en villégiature s’occuper des gretchens, pendant que leurs maris étaient en peine sur le front Russe», propos à  la suite desquels un Perpignanais a porté plainte, la justifiant  par le fait que le président de la Région Languedoc-Roussillon veut par ces propos minimiser ces crimes et diminuer la douleur des prisonniers.

Or, voilà  que les militants socialistes de l’ Hérault choisissent de soutenir sa candidature pour les Régionales : et que fait la direction du PS ? Elle n’ « entérine pas »â€¦mais « prend acte » et ne présente aucun candidat contre celui dont sa commission des résolutions disait que les propos « ne sont pas compatibles avec les valeurs d’égalité et de respect des Droits humains qui fondent depuis toujours l’engagement du Parti Socialiste et qui sont contenues dans sa déclaration de principe mais aussi, plus largement, dans les principes constitutionnels de notre République »â€¦les sondages le donnant favori.

On attend aussi vainement la moindre «Â excuse » de Ségolêne Royal, pourtant spécialiste en excuses tous azimuts,  pour les propos du dernier grand «Â baron local » qui la soutient.

« Plutôt perdre son à¢me que de perdre une élection », telle est donc la devise du PS

Lisez cet impressionnant discours de Frêche

Source : Marianne

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