Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
L’UMP a fait de la reconquête régionale de 2010, un enjeu politique essentiel. Conscient que son socle électoral se réduit malgré la victoire aux élections européennes, Sarkozy de Nagy-Bosca est prêt aux alliances les plus controversées
Un scrutin majeur :
En 2004, l’UMP avait été l’une des grandes perdantes des élections régionales en ne conservant que deux conseils régionaux, ceux de Corse et d’Alsace. En 2010, les régionales revêtiront qui plus est une importance majeure en vue de l’échéance présidentielle de 2012. La légitimité et la crédibilité gouvernementale seront mises à l’épreuve (on annonce six à sept ministres candidats).
Les élections européennes ont certes vu la victoire de l’UMP avec 29 siêges obtenus mais le parti a vu son socle électoral se resserrer. Rappelons que les élections régionales sont une élection à deux tours, et que la donne risque d’être grandement bouleversée. Le Monde, dans son étude par circonscription publiée le 18 juin, montrait même que les partis de sensibilité de gauche (extrême gauche compris) arriveraient toujours en tête sur sept des huit grandes circonscriptions régionales (la région Est restant un bastion solide de droite).
Sarkozy, qui souhaite reconquérir dix régions, se confronte donc à la nécessité de nouvelles alliances pour rassembler davantage dês le premier tour.
La main tendue à Philippe de Villiers :
Jacques Chirac a toujours refusé, en dépit de la pression de certains de ses conseillers (Pasqua, Million..), de nouer des alliances contre-nature avec des partis d’extrême droite. Sarkozy de Nagy-Bosca ne s’embarrasse pas de tels scrupules et a proposé à Philippe de Villiers de siéger au sein du Comité de liaison de la majorité présidentielle. Philippe de Villiers explique son choix dans Libération : « Cette proposition m’a été faite par Sarkozy lors de notre derniêre rencontre. Il m’a proposé de participer à cette structure. Je pense que ma réponse sera positive ».
Mais à vrai dire le député vendéen n’a plus vraiment le choix : aprês une défaite aux Européennes, qui « restera dans les annales des plus grands crashs de l’histoire politique » pour reprendre Eurojunkie, et des finances en bernes, cette alliance inespérée avec l’UMP devenait sa planche de salut. Il intêgre donc cette commission présidée par le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, qui a pour but de « préparer les prochaines échéances politiques ». Le Mouvement pour la France rejoindra ainsi les autres prises de guerre de l’UMP : la gauche moderne de Jean-Marie Bockel, les progressistes d’Eric Besson et le nouveau centre d’Hervé Morin. Drôle de mélange…
Le nationalisme assimilé :
Philippe de Villiers le reconnait lui-même, « L’UMP a siphonné une partie de l’électorat FN et du MPF… il vaut mieux être à l’intérieur, plutôt que de se cantonner à un statut d’opposant de luxe». Et il est vrai que bon nombre d’observateurs politiques saluent la disparition du parti frontiste. Pourtant Sarkozy de Nagy-Bosca n’a pas détruit le Front National : il l’a, comme le MPF, tout simplement assimilé.
Aujourd’hui, au regard du scandale de l’affaire Opinion Way, on se rend compte de l’importance qu’a pu avoir Patrick Buisson, ancien responsable de Minute dans la stratégie présidentielle de 2007. Sarkozy dit d’ailleurs de lui : « je lui dois d’être élu…». Ce conseiller politique au passé d’extrême droite assumée a permis de légitimer et de faire digérer au sein de la droite les idées développées depuis des années par le FN : le premier tour de la campagne présidentielle de 2007 en a hérité la stigmatisation outranciêre, celle de l’opposition de deux France.
Aujourd’hui plus que jamais, Sarkozy de Nagy-Bosca se rapproche du modêle berlusconien, celui du pragmatisme politique. Le maire d’Orange Jacques Bompard, ancien fondateur du FN et aujourd’hui au MPF, a même confié à Libération qu’il espérait que l’arrivée du Vicomte permettrait à l’UMP de se « droitiser » un peu plus. L’extrême droite n’est pas morte, au contraire, elle est plus vivante que jamais…
Source : Reversus
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Franck
13 août 2009 à 17:07
Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Justice et président de la Gauche Moderne, alliée de l’UMP, estime que la majorité risque de «tanguer» après le rapprochement du parti majoritaire avec le MPF de Philippe de Villiers et CPNT de Frédéric Nihous.

«Ça risque d’être viril, de tanguer! Nous aurons forcément de franches discussions», affirme l’ex-socialiste, dans une interview jeudi à La Croix.com.
«Le choix du président de la République»
Selon lui, «il faudra voir les points de convergence qui se dessinent autour du projet, notamment en vue des prochaines élections régionales. Je ne peux pas imaginer que Philippe de Villiers rejoigne la majorité sur la base de ses anciennes positions».
Cette stratégie, selon lui, «est le choix du président de la République: rassembler le plus largement possible». Elle «peut être intéressante pour le premier tour d’une élection à deux tours», mais «n’a de sens que si nous parvenons à nous retrouver tous autour d’un même projet». «Si ce rassemblement ne vise qu’à s’opposer à la gauche, il n’aura pas la même efficacité».
Le maire de Mulhouse souligne que Nicolas Sarkozy avait «évoqué cette perspective» après les européennes. «Xavier Bertrand nous en a touché un mot fin juillet». «Il nous avait dit, à Eric Besson (ministre de l’Immigration, ex-socialiste) et à moi, que Philippe de Villiers nous contacterait pour nous rencontrer, et discuter. Mais il ne l’a pas fait. Il n’a pas cherché à me voir».
«Ni anodin, ni facile»
L’ex-PS reconnaît que pour lui, ce rapprochement n’est pas «anodin, ni facile». «Ce sont quand même des personnes qui ont défendu des positions, je pense surtout à Philippe de Villiers, très éloignées de celles que j’ai moi-même prônées ou défendues», notamment les questions de société, ou l’Europe.
Selon lui, il appartient au président du Mouvement pour la France «d’apporter la démonstration qu’il est capable de changer. Il ne doit pas se cantonner à un rejet de la gauche, mais adhérer à un projet. C’est la même chose pour Frédéric Nihous», numéro un de Chasse, pêche, nature, traditions.
Jean-Marie Bockel souligne toutefois n’avoir «jamais assimilé Philippe de Villiers au Front National, ni diabolisé sa personne». «A tout pécheur miséricorde! Tout le monde peut évoluer», tempère-t-il.
(Source AFP)