Le traité de Lisbonne n’est qu’une réédition, à  peine remaniée, du traté de Maastricht que les Français ont rejeté à  55% par referendum .

Demander aujourd’hui aux Français, en faisant comme si ces 55% de refus n’existaient pas, de voter au sein d’une institution qu’ils ont rejetée à  55% et qu’ils ne reconnaissent pas, comme si c’était le oui qui l’avait emporté, est un déni de démocratie que l’on n’avait vu, jusque-là , que dans des dictatures ou des républiques bananiêres . Certains journaux français s’inquiêtent même, sans rire, du taux des abstentions que ces élections peuvent rencontrer en France .

Comment leur faire comprendre qu’au départ, 55% des Français ne sont pas concernés par une élection au sein d’ une institution qu’ils ne reconnaissent pas puisqu’elle est fondée sur un traité qu’ils ont rejeté .

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