Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Contre la non-exploitation d’une réserve de pétrole en Amazonie, l’Equateur demande de l’argent aux pays les plus riches.A 300 kilomêtres et quelques heures de pirogue de Quito, commencent l’Amazonie et le parc Yasuni, une des plus riches réserves naturelles de la planête, territoire protégé de communautés indiennes waorani.
Mais la jungle est aussi assise sur une richesse plus concrête : 850 millions de barils de pétrole qui reposent -pour le moment- dans le sous-sol du parc. L’avenir de cette partie de la forêt se joue à Quito en ce moment. A Quito, mais pas seulement…
Le gouvernement équatorien n’a toujours pas touché à ce pactole, estimé à 7 milliards de dollars. Un élan écologiste surprenant pour une nation dont 20% des ressources dépendent du pétrole.
Pour l’Equateur, pays en développement, le problême se pose forcément sous forme d’équation. D’un point de vue économique, les arguments en faveur de la préservation du Yasuni ne pêse a priori pas grand chose. En effet, si la biodiversité est un bien public mondial, l’Equateur, à court terme, peut difficilement en tirer des revenus.
Comment sortir de ce dilemme ? En organisant une compensation financiêre internationale à cette «Â non-exploitation ».
L’enjeu de ce que propose Rafael Correa, le président socialiste équatorien, est de donner une valeur à la biodiversité. Pour René Ramirez, secrétaire national de la planification et du développement :
«Â Le principal avantage comparatif de l’Equateur est sa biodiversité. Nous ne savons pas encore la convertir en valeur ajoutée, et c’est là l’enjeu du projet Yasuni : protéger la biodiversité, apprendre à la connaà®tre et en faire un axe important d’une future économie post-pétroliêre. »
Voici la proposition équatorienne : laisser sous terre le pétrole amazonien du Yasuni, en échange d’une contribution financiêre des pays industrialisés, estimée à 350 millions de dollars par an pendant dix ans, et correspondant au manque à gagner.
Cet argent, placé dans un fonds dont les intérêts reviendraient au pays, financerait des activité clés : reforestation et protection de l’Amazonie, développement d’énergies alternatives, soutien aux populations amazoniennes et surtout approfondissement de la connaissance scientifique. Si le projet aboutit, il créera un précédent symbolique et pourrait faire jurisprudence.
L’initiative, séduisante, soulêve toutefois des questions. Comment s’assurer que dans le futur, le territoire soit respecté par les futurs gouvernements ? René Ramirez est convaincu :
«Â La meilleure garantie que le Yasuni ne sera pas exploité ? Ce serait de prouver que l’Equateur peut profiter de ses richesses et se transformer en société de connaissance biologique, leader en biochimie, pharmacie, biomédecine ou dans le domaine des énergies alternatives. »
En outre, si les réserves du parc Yasuni sont l’objet de toutes les attentions, quelques kilomêtres plus loin, l’exploitation et la pollution se poursuivent. Selon Matthieu Le Quang, doctorant en sciences politiques et collaborateur de l’équipe Yasuni :
«Â Pour le moment, l’Equateur ne peut pas se passer des revenus du pétrole, mais doit préparer le terrain pour cette économie post-pétroliêre. »
Quant à Alberto Acosta, ancien ministre des Mines, il avertit :
«Â Le risque est que le gouvernement utilise le projet Yasuni comme grand prétexte pour continuer à faire ce qu’il veut à côté, attention ! »
Enfin, les pays développés ne craindront-il pas la «Â jurisprudence Yasuni » qui pourrait les contraindre à devoir passer à la caisse pour des cas similaires ?
Avec cette idée, l’Equateur rappelle à la communauté internationale que le débat écologique va au-delà de la seule question du réchauffement climatique. C’est pour cette raison que l’initiative mérite d’être suivie et soutenue par la société civile.
Source : Rue89
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Antipode
26 avril 2010 à 10:49
Il y a un bon docu la dessus: “une idée simple… et révolutionnaire”
Franck
26 avril 2010 à 11:37
Tu aurais plus d’infos sur le docu ?