Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara

De 575 millions d’euros, l’amende “record” infligée au “cartel de la sidérurgie” par l’Autorité de la concurrence a lamentablement fondu à 72 millions. La Cour d’appel de Paris a en effet estimé qu’il ne fallait pas stigmatiser les entreprises délinquantes… en période crise. Pince-moi je rêve. Aïeuuu…
S’il est un concept fondamental de notre culture économique libérale, c’est bien celui de la concurrence libre et non faussée. A tel point que feu le TCE l’avait élevé au rang d’objectif principal de l’Union Européenne, devant même les Droits de l’Homme. “C’est pas rien”, comme dirait l’autre. En France, c’est l’Autorité de la concurrence qui veille au respect de ce principe absolu, “pour la sauvegarde de l’ordre public économique”. Fin 2008, ce gendarme de l’économie avait condamné onze entreprises de la sidérurgie à verser 575 millions d’euros pour s’être entendues sur les prix. Une amende “record”, que l’Autorité qualifiait toutefois de “minimum” au regard des infractions constatées. Si elle avait appliqué les barêmes de la Commission européenne, la douloureuse aurait atteint 1,5 milliard d’euros. Ce cartel a fonctionné pendant au moins cinq ans, de 1999 à 2004, faisant perdre entre 360 et 720 millions d’euros à ses pigeons.
Les incorruptibles
Il faut dire que les entreprises impliquées avaient mis en place un systême hautement sophistiqué de partage des territoires et des clients. Leurs patrons se réunissaient réguliêrement, dans de coquettes cantines parisiennes. Et gare aux fauteurs de trouble ! Un barême três strict de sanctions était couché sur le papier. Ceux qui osaient récalcitrer se voyaient illico exclus du marché pendant deux mois, avec “mise à l’index”, “punitions” et “représailles” pour les récidivistes. Scarface n’aurait pas fait mieux.
La crise adoucit les moeurs
Malgré les preuves (non contestées) accumulées, ce “cartel de la sidérurgie” a fait appel. Résultat : le 19 janvier, la Cour d’appel de Paris a divisé par huit le montant de l’amende, à 72 millions d’euros ! Mais, dans cette affaire, plus que les chiffres, c’est la justification des juges qui laisse sans voix. Si les magistrats reconnaissent dans un premier temps la “gravité exceptionnelle” des faits, leurs conclusions remettent les poils dans le bon sens : tout bien réfléchi, il ne s’agirait finalement que d’une “atteinte moyennement grave à la concurrence, tempérée notamment par l’état de crise économique”. D’autant que l’OCDE a récemment “incité [les autorités] à ne pas prononcer des amendes disproportionnées en temps de crise majeure”. Et que les groupes impliqués ont expliqué craindre que “le volume des amendes obêrent [sic] leurs capacités d’investissement”, amendes qui “menacent finalement l’emploi”.
Source : Les mots ont un sens
Pourquoi se gêner ?
On respire três fort, on se frotte les mirettes, et on relit mot à mot, le doigt sur l’écran. Un heure et trois coups de fil plus tard (histoire de bien confirmer, heinh), le verdict tombe : la libre concurrence, c’est bien, mais en période de crise, il faut savoir pardonner ! En clair : tu gruges 500 millions, au pire, on t’infligera une amendine de 72 millions. Pourquoi se gêner ? La balle est maintenant dans le camp de Mà¢me Lagarde, qui tarde à décider d’un éventuel pourvoi en Cassation. Au vu de l’absence totale de médiatisation de l’affaire, on doute…
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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