Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Sarkozy affirme que ce n’est pas normal s’il est obligé de téléphoner lui-même pour que les magasins ouvrent afin que Mme Obama puisse faire ses courses le dimanche. Argument scandaleux bien sà»r, fait du prince : le roi est contraint lui-même de commander ces manants qui ne bossent pas le dimanche. Non, mais, enfin…
Piêtre astuce surtout pour développer partout le travail des femmes et jeunes pauvres et précaires le dimanche. Car qui va t on « déranger » pour venir bosser le dimanche ? Qui est concerné ? Les bas salaires, les temps partiels, les petits boulots, pas qualifiés, caissiêres et vendeuses, en majorité des femmes et des jeunes qui n’ont et n’auront pas le choix.
Darcos dit sur France inter que ce sera sur la base du volontariat, « ils pourront se retirer » quand ils le veulent… Mais qu’est-ce qu’il connaà®t à la vie réelle des entreprises pour dire cela ?
C’est la peur qui rêgne, la recherche du modeste surplus de salaire qui permet de vivre. Qui veut travailler le dimanche ? Celui qui n’a pas d’autre choix.
Il n’y a pas de « volontariat » en droit du travail. Répétons le inlassablement contre tous les mensonges, omissions, ce qui caractérise un contrat de travail est un lien de subordination juridique permanente, c’est le patron qui décide, pas le salarié.
Si vous décidez de ne plus travailler le dimanche, le patron en prendra une autre, et vous perdrez votre boulot. Au mieux il vous fera de telles pressions que  vous serez « volontaire ». Si vous touchez une petite majoration (car elles seront petites vu que finalement la loi n’impose ni salaire double, ni repos compensateur) vous ne pourrez vous en passer…etc. Les femmes qui travailleront pour que des Mme Obama fassent leurs courses seront contraintes et forcées sinon elles resteraient chez elles en famille avec leurs enfants !
Tout ça pour rien puisque cela ne fera ni emploi, ni recettes supplémentaires.Sauf pour les bourg’ qui voudront faire leurs emplettes ce jour-là .
Oui, l’abrogation par Sarkozy de la loi pourtant adoptée à l’unanimité en 1906 sur le principe du repos dominical, c’est un recul de civilisation, un vandalisme anti social, le remplacement de la civilisation du loisir par celle du caddie, une attaque directe contre les précaires, les femmes, les jeunes.
Sarkozy prétend aussi que le systême de déréglementation est trop complexe au point qu’une partie des Champs-Elysées est ouverte et pas l’autre : c’est faux, c’est une imposture que les médais relaient sans soupçon, le systême d’autorisation est exceptionnel et sur critêre, dans le 8° arrondissement de Paris comme ailleurs. Et la Mairie de Paris dans son communiqué ne devrait pas laisser une ombre de doute à ce sujet.
Il y a actuellement environ 22 000 dérogations nationalement sur 700 000 commerces. (C’est trop, toutes sont loin d’être nécessaires). Sans compter les 5 dimanches par an (c’était 3 dimanches par an  avant la loi quinquennale Balladur-Giraud de janvier 1994). Préfet, mairie, syndicats, associations de commerçants devaient jusque là donner leur avis : et le plus souvent les petits commerçants s’y opposaient d’ailleurs.
Là , Sarkozy-Maillé-Darcos vont faire ouvrir tout Paris, le forum des Halles, etc. et les grandes surfaces capteront des acheteurs de partout, au détriment des commerces de proximité.
Travailler le dimanche, c’est chômer le lundi.
Il y aura 30 000 emplois en moins dans les petits commerces qui ne pourront pas suivre. Il y aura moins d’emplois en semaine dans les grandes surfaces. Le pouvoir d’achat non seulement n’est pas extensible, mais il est bloqué.
Sarkozy n’a pas « changé » quoiqu’il prétende devant l’OIT ou devant le congrês à Versailles, c’est par pure idéologie que ce forcené néo libéral ne renonce à aucune attaque, à aucun mensonge, à aucun coup bas.
Source : Gérard Filoche
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
skalpa
13 juillet 2009 à 0:18
Ah mais que ne ferait-on pas pour la femme d’Obama?
Moi, perso rien!
Ptitoine
15 juillet 2009 à 11:30
Petit tour à Quimper, le 1 mai, arrêt au Décathlon, pour acheter 2~3 articles de pêche, histoire de se faire une partie de pêche en famille l’après midi. J’ai posé ouvertement la question à une vendeuse si elle venait sur la base du volontariat, réponse : “On nous a bien fait comprendre qu’il fallait mieux être volontaire pour notre avenir dans la société …”