Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Entre les opposants à la loi Hadopi sur Internet et le ministêre de la Culture, la guerre fait rage : qualifiant dans une dépêche AFP l’association « La Quadrature du Net » de « cinq gus dans un garage », les services Christine Albanel profitent de l’absence d’organisation de la contestation sur Internet pour nier l’opposition au projet de loi Création et Internet
« Cinq gus dans un garage qui font des mails à la chaà®ne ». C’est en ces termes que, selon l’AFP, un membre de l’équipe de Christine Albanel a décrit ce week-end la Quadrature du Net, lobby opposé au projet de loi Hadopi sur le filtrage et le contrôle des échanges web, censé lutter contre le piratage, notamment des oeuvres artistiques. Les anti-Hadopi ont répondu par un pied de nez en créant le site cinqgusdansungarage.org. Néanmoins la citation a apperemment été jugée assez ennuyeuse pour quelle disparaisse « mystérieusement » d’une seconde dépêche AFP tombée dimanche soir, alimentant derechef la polémique.
Bataille de mail à l’Assemblée nationale
Un premier article de l’agence de presse relatait la situation de tension autour du projet de loi Création et Internet qui soumis à l’Assemblée nationale ce mardi. Pour compenser le manque de couverture médiatique du débat sur la lutte contre le piratage et des éventuels abus de la loi, la Quadrature du Net avait proposé aux internautes d’envoyer des mails anti-Hadopi à leur député afin de les « sensibiliser », mettant sur son site les coordonnées de chaque parlementaire.
Résultat : des torrents de courrier électroniques se sont déversés dans les bureaux du Palais Bourbon, provoquant la colêre des parlementaires. Pour calmer le jeu, le ministêre de la Culture a appelé les députés à ne pas se laisser impressionner, expliquant aux élus que ces tombereaux de mails types n’étaient pas le fait d’électeurs mais d’une poignée de lobbyistes excités (les gus dans leur garage).
Par prudence (au cas ou un parlementaire aurait effectivement lu les mails profanes), le ministêre de la Culture s’est mis à son tour à bombarder les boà®tes mails des députés de courriels défendant la loi Hadopi ! Une nouvelle dépêche AFP suit alors dans la soirée de dimanche, enrichie des résultats d’un sondage TNS/Sofres sur Metro, mais sans la citation malaimable du ministêre de la Culture…
Criant à la « censure » ou à « l’autocensure », les blogs, le site communautaire Twitter ou encore les sites d’infos sur le web (PcImpact, Numerama et consors) imaginent la main d’Albanel derriêre ce caviardage, d’autres évoquent la là¢cheté de l’AFP. « Ni l’un, ni l’autre, nous répond-on à l’agence. Nous manquions juste de place : il y avait de nouveaux éléments sur la polémique à ajouter et la longueur de nos articles est limitée. » Beaucoup de bruit pour rien…
Problême de représentativité
Mais ce buzz donne une idée du mépris dans lequel les anti-Hadopi se sentent tenus par le ministêre. Lequel ne regrette aucune parole : « la Quadrature du Net prétend porter la voix de centaines de milliers d’internautes mais nous savons qu’ils ne sont pas représentatifs ! tranche un collaborateur de la ministre, agacé. Il s’agit juste d’un groupe de pression qui s’est emparé de cette cause de maniêre illégitime et qui fabrique des adresses ip (adresse électronique permettant de localiser géographiquement une connexion internet, NdR) pour envoyer des mails ! »
Prenant en exemple l’échec de la campagne « écran noir » qui appelait à un boycott du web, il nous conseille d’aller lire des propos plus modérés sur la Hadopi sur le site « J’aime les artistes »… créé par le ministêre de la Culture ! Difficile de contredire le ministêre sur un point : la Quadrature du Net n’a aucun moyen de chiffrer ses soutiens. Si le débat fait rage sur le web autour du projet de loi Création et Internet, pas de « fédération des internautes contre la Hadopi » en vue, ni de « syndicats du web libre »… à la rigueur la pétition du mensuel Sciences et vie micro et ses 42000 signataires. Cantonné au web, seul secteur directement concerné, le débat n’est apparu dans la plupart des quotidiens et grands titres nationaux que lundi 9 mars, la veille de son examen à l’Assemblée. C’est toujours une contestation de moins pour les réformes de l’hyper-président.
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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