Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Dans le cadre de la campagne “Halte à l’occupation de la Palestine”, nous appelons le public à ne plus acheter de produits israéliens, tant que se poursuivra l’occupation israélienne des territoires palestiniens, qui s’oppose à tout rêglement juste du conflit au Proche-Orient.
En particulier, nous appelons le public à cesser d’acheter les fruits, légumes et autres produits des marques CARMEL et JAFFA, et plus généralement les produits portant le code barre 729 qui est l’identifiant d’Israël.
Le gouvernement israélien aggrave de jour en jour sa politique de colonisation des territoires palestiniens, de répression et d’humiliation de la population palestinienne, de destruction de ses infrastructures économiques, d’apartheid, et de violations du droit international, des droits humains et des conventions de l’ONU.
Ces violations continuelles, qui sont la source d’une résistance désespérée de la part des palestiniens, allant jusqu’à des attentats meurtriers contre des civils, ne peuvent qu’envenimer la situation.
Les Palestiniens, eux, sont seuls.
Bush soutient inconditionnellement Sharon et les dirigeants politiques européens n’ont pas le courage d’appliquer le droit et de suspendre, comme l’a pourtant voté récemment le Parlement Européen, l’accord d’association économique européen avec Israel, alors que cet accord stipule clairement qu’il doit être remis en cause en cas de violation des droits de l’homme par l’un des signataires.
Il incombe donc aux citoyens que nous sommes d’agir, de faire pression sur le gouvernement israélien pour qu’il retire son armée des territoires occupés en 1967, et qu’il démantêle toutes les colonies illégalement implantées sur ces territoires.
Le recours au boycott, actuellement réclamé par de nombreux pacifistes israéliens, a eu dans le passé des effets positifs sur la situation en Afrique du Sud, lorsque y régnait également l’apartheid.
Nous appelons au boycott de tous les produits israéliens (code barre commençant par 729), en mettant un accent particulier sur les produits agricoles, tels que les fruits et légumes estampillés CARMEL et les agrumes JAFFA.
Tout d’abord parce qu’un certain nombre de ces produits proviennent de colonies juives dans les territoires occupés, sous la mention ” Made in Israël “.
Cette pratique a été clairement interdite dans le Pacte d’Association signé entre Israël et l’Europe, qui octroie des tarifs préférentiels pour l’exportation de produits israéliens en Europe, mais pas pour ceux en provenance des colonies. Or, Israel enfreint réguliêrement la loi en exportant des produits en provenance des colonies sans indiquer leur origine.
Il faut également savoir que les produits agricoles “Made in Israel” sont cultivés, non seulement en partie sur des terres volées, mais également avec de l’eau volée, qui provient en majeure partie des territoires occupés, la gestion de l’eau étant totalement sous contrôle israélien.
Du fait de l’occupation israélienne, les Palestiniens n’ont en revanche aucune possibilité de développer leur agriculture : leurs terres quand elles n’ont pas été attribuées à des colons, sont détournées en zones militaires ou en ” réserves naturelles “. De nombreuses plantations ont en outre été détruites (champs et serres dévastés, arbres arrachés), et les exportations de produits palestiniens sont bloquées ou sérieusement entravées par Israël.
Pour toutes ces raisons, nous refusons désormais d’acheter israélien. Pas un sou pour CARMEL ou JAFFA ! Pas un sou pour la colonisation ! Pas un sou tant que dure l’occupation et l’apartheid
Parmi les produits israéliens:
- Carmel (fruits et légumes) -Jaffa (fruits et légumes) – Kedem (avocats) – Coral (Cerises) – Top (fruits et légumes) – Beigel (biscuits apéritifs) – Hasat (agrumes) – Sabra (repas complets) – Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) – Dagir (conserves de poissons) – Holyland (miel, herbes) – Amba (conserves) – Green Valley (vin) – Tivall (produits végétariens) – Agrofresh (concombres) – Jordan Valley (dattes) – Dana (tomates cerises) – Epilady (appareils d’épilation) – Ahava (cosmétiques de la Mer morte)
Le code barre sur la plupart des produits israéliens commence par : 729
Les produits des entreprises qui soutiennent l’Etat d’Israël (américaines ou européennes)
COCA-COLA – Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. Cette entreprise soutient l’Etat d’Israël depuis 1966.
DANONE – Marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic. Danone vient d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.
NESTLà‰ – Marques du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams, Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni. La société suisse possêde 50,1 % des capitaux de la chaà®ne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l’économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l’imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
INTEL – Cette grosse entreprise produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé aprês son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d’investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de Kyriat Gat.
L’ORà‰AL – Marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums, Ushuaïa.
L’Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrês juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l’Oréal « devenir un ami chaleureux de l’Etat d’Israël ».
ESTà‰E LAUDER – Marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger
Outre ses investissements, le directeur est le président d’une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National juif.
DELTA GALIL – Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangêres proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C’est le cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria’s Secret, DKNY, Ralph Lauren.
LEVI STRAUSS JEANS ET CELIO ( magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes)
Ces entreprises fort bien implantées en France financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.
TIMBERLAND (Vêtements, chaussures, chaussettes) – Tout comme son homologue Ronald Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d’encourager la communauté juive US à se rendre en Israël mais également d’envoyer des soldats israéliens pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.
DISNEYLAND – L’entreprise Disney n’a rien d’idyllique et contribue par son soutien à Israël à semer la mort en Palestine. Elle approuve ainsi tacitement l’occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d’une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d’Israël, cela en violation des résolutions internationales de l’ONU.
NOKIA – Le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l’Etat d’Israël. Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : qu’ Israël faisait partie des priorités de l’entreprise. Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.
MC DONALD’S – Entreprise emblématique de l’impérialisme culturel US, la célêbre chaà®ne de restaurants fast-food apporte un soutien non négligeable à l’Etat israélien. McDonald’s dispose de 80 restaurants en Israël et y emploie prês de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux partenaires de l’organisation sioniste «Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à Israël.
CATERPILLAR (Equipement pour bà¢timent mais également, vêtements, chaussures) – Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants. C’est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat israélien en 2003.
La chaà®ne hôteliêre ACCORHOTEL (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) – Cette chaà®ne a plusieurs hôtels en Israël, et récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires syriens occupés, dans le Golan.
TEVA : Médicaments génériques
Les chaà®nes alimentaires présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza, Pizza Hut, Hà¤agen Daaz, Burger King
Autres produits : Cigarettes Morris (dont Marlboro), Produits Kimberly-Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies), SanDisk (informatique), Toys RUs (jouets)
Association France Palestine Solidarité
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Franck
3 septembre 2009 à 11:04
Boycotter Israël
Un Israélien arrive à la conclusion douloureuse que c’est le seul moyen de sauver son pays.
Cet article du professeur Neve Gordon a suscité une tempête de haine en Israël, les menaces de mort alternant avec les appels à éliminer le “traître”, le “virus”, le “cancer” d’une manière ou d’une autre. Le ministre de l’Éducation Gideon Sa’ar a qualifié cet article de “répugnant et lamentable”. Riva Cakmi, la présidente de l’Université Ben Gourion, où Gordon enseigne, a déclaré au Jesrusalem Post que l’Université “pourrait se passer de ses services”, ajoutant : “Des universitaires qui ont de tels sentiments sur leur pays, n’ont qu’à se chercher un foyer personnel et professionnel ailleurs”. Des députés de la Knesset font pression sur le ministre et la Présidente pour qu’ils licencient le professeur Gordon.
Simultanément, d’autres attaques plus “subtiles” contre Gordon sont venues du “camp pacfiste”, en l’occurrence son “pape”, Uri Avnery, qui, du haut de ses 81 ans, joue le rôle de chien de garde la doxa sioniste “de gauche” : il faut préserver l’État juif, en le rendant plus moral. Pas question de boycotter Israël, explique-t-il dans sa dernière chronique hebdomadaire (Tutu’s Prayer), car cela ne ferait que renforcer la mentalité de forteresse assiégée en Israël, où les Juifs seraient immanquablement appelés à se rappeler le boycott nazi des entreprises juives, l’Holocauste etc. et de toute façon, explique-t-il, Israël n’a rien à voir avec l’Afrique du Sud. On pourra lire ici la réponse de Kim Petersen à cette argumentation avneryenne.- FG, Tlaxcala
Beaucoup d’Israéliens – même peaceniks – ne souscrivent pas à cette campagne, et ce n’est pas une surprise. Un boycott mondial ne peut pas empêcher des échos d’antisémitisme de retentir. pose également la question du deux poids-deux mesures (pourquoi ne pas boycotter la Chine pour ses violations flagrantes des droits de l’homme?) et met les Israéliens en porte-à -faux : comment assumer la contradiction apparente que porterait l’appel à un boycott contre leur propre pays ?
Ce n‘est en effet pas une mince affaire pour moi en tant que citoyen israélien d’appeler des gouvernements étrangers, des autorités régionales, des mouvements sociaux internationaux, des organisations confessionnelles, des syndicats et des citoyens à suspendre leur coopération avec Israël. Mais aujourd’hui, quand je regarde mes deux garçons jouant dans la cour, je suis convaincu que c’est la seule manière de sauver Israël de lui-même.
Je dis cela parce qu’Israël a atteint un carrefour historique, et les temps de crise appellent des mesures spectaculaires. Je dis cela en tant que Juif qui a choisi d’élever ses enfants en Israël, qui a été un membre du camp israélien pour la paix depuis près de 30 ans et qui est profondément inquiet pour l’avenir du pays.
La façon la plus précise de décrire aujourd’hui Israël est de constater que c’est un État d’apartheid. Depuis plus de 42 ans, Israël contrôle les terres situées entre la vallée du Jourdain et la Méditerranée. Dans cette région résident environ 6 millions de Juifs et près de 5 millions de Palestiniens. Sur cette population, 3,5 millions de Palestiniens et près d’un demi-million de Juifs vivent dans les territoires occupés par Israël en 1967, et bien que ces deux groupes vivent dans la même région, ils sont soumis à des systèmes juridiques totalement différents. Les Palestiniens sont apatrides et sont déprivés de la plupart des droits les plus fondamentaux. Par contraste, tous les Juifs – qu’ils vivent dans les territoires occupés ou en Israël – sont des citoyens de l’État d’Israël.
La question qui m’empêche de dormir la nuit, à la fois comme parent et comme citoyen, est de savoir comment faire en sorte que mes deux enfants ainsi que les enfants de mes voisins palestiniens ne grandissent pas dans un régime d’apartheid.
Il n’existe que deux voies morales pour parvenir à cet objectif.
La première est la solution à un État : offrir la citoyenneté à tous les Palestiniens et établir ainsi une démocratie binationale dans toute la zone contrôlée par Israël. Compte tenu de la démographie, cela équivaudrait à la disparition d’Israël en tant qu’Etat juif ; pour la plupart des Juifs israéliens, c’est un anathème.
Le second moyen de mettre fin à notre apartheid est la solution à deux États, solution qui implique le retrait d’Israël dans les frontières d’avant 1967 (avec probablement un échange de terres 1=1), la division de Jérusalem, et la reconnaissance du droit des Palestiniens à retour avec la stipulation que seul une partie limitée des 4,5 millions de réfugiés palestiniens serait autorisé à rentrer en Israël, tandis que le reste pourrait revenir dans le nouvel État palestinien.
Géographiquement, la solution à un État paraît beaucoup plus réalisable car les Juifs et les Palestiniens sont déjà totalement intriqués ; de fait, «sur le terrain,” la solution à un État (dans sa version apartheid) est une réalité.
Sur le plan idéologique, la solution à deux États est plus réaliste, parce que moins de 1% des Juifs et seule une minorité de Palestiniens soutiennent a solution binationale.
Pour l’instant, malgré les difficultés concrètes, il est plus logique de modifier les réalités géographiques que celles idéologiques. Si, à une date ultérieure les deux peuples décident de partager un État, ils peuvent le faire, mais actuellement ce n’est pas quelque chose qu’ils veulent.
Donc, si la solution à deux États est le moyen de mettre fin au régime d’apartheid, alors comment peut-on atteindre ce but?
Je suis convaincu que la pression extérieure est la seule réponse. Au cours des trois dernières décennies, le nombre de colons juifs dans les territoires occupés a considérablement augmenté. Le mythe de la Jérusalem Unie a conduit à la création d’une ville d’apartheid où les Palestiniens ne sont pas citoyens et n’ont pas accès aux services de base. Le camp de la paix israélien a progressivement fondu, de sorte qu’aujourd’hui il est presque inexistant, et la politique israélienne se déplacent de plus en plus vers l’extrême droite.
Il est donc clair pour moi que la seule façon de contrer la tendance à l’apartheid en Israël est de le faire par une pression internationale massive. Les mots et les condamnations de l’administration Obama et de l’Union européenne n’ont donné aucun résultat, pas même un gel de la colonisation, encore moins une décision de se retirer des territoires occupés.
J’ai donc décidé de soutenir le mouvement pour le Boycott, le désinvestissement et les sanctions, qui a été lancé par des militants palestiniens en juillet 2005 et a depuis recueilli un large soutien autour du globe. L’objectif est de faire en sorte qu’Israël respecte ses obligations découlant du droit international et que les Palestiniens se voient accorder le droit à l’auto-détermination.
À Bilbao, en Espagne, en 2008, une coalition d’organisations de partout dans le monde, a formulé les 10 points de la campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions destinée à faire pression sur Israël d’une «manière graduelle et durable, qui tienne compte du contexte et des capacités.” Par exemple, l’effort commence par des sanctions et un désinvestissement vis-à -vis d’entreprises israéliennes opérant dans les territoires occupés, suivis par des actions contre ceux qui aident à maintenir et à renforcer l’occupation d’une manière visible. Dans le même esprit, les artistes qui viennent en Israël afin d’attirer l’attention sur l’occupation sont les bienvenus, tandis que ceux qui veulent juste donner un spectacle ne le sont pas.
Mettre une forte pression internationale sur Israël est la seule façon de garantir que la prochaine génération d’Israéliens et Palestiniens – y compris mes deux garçons – ne grandissent pas dans un régime d’apartheid.
Source : The Los Angeles Times – Boycott Israel
De : Neve GORDON