logo graves quiberon1 300x264 Monsieur Lafarge, un conseil, laisse béton sur tout le littoral breton ! Le Peuple des dunes : la vérité.

Monsieur Lafarge, un conseil, laisse-béton sur tout le littoral breton !

« La Marine coule le projet Lafarge »… « officiellement, c’est au nom des besoins de la Défense Nationale que le projet aura été coulé » lit-on dans les commentaires gênés. Pourquoi tant de mauvaise foi? L’action du Peuple des dunes et des ses 140 associations, menées par une courageuse association gà¢vraise n’aurait été qu’une chimêre? Quatre années de combats, de pétitions, de recours balayées par une idée de derniêre minute du Préfet maritime? On oublie sur ce point que c’est pourtant bien le Collectif qui, dês le début, avait mis en garde le cimentier têtu : « attention, entre autres, au site que vous convoitez, il est truffé de bombes, munitions, missiles etc ». Préfet du Morbihan et cimentier avaient dédaigneusement balayé l’argument, aujourd’hui devenu miracle… Le Peuple des dunes se doit de rétablir la vérité.

• Un recours décisif

NON, soyons honnêtes, Lafarge a bel et bien perdu grà¢ce à  l’action du Peuple des dunes. Au final, c’est le collectif et son avocat – et personne d’autre – qui ont réussi à  amenerle tribunal administratif à  ne pas se prononcer sur une prolongation du PER. Les textes officiels étaient clairs : le délai de réponse du ministre Borloo pour une demande de prolongation d’un permis de recherches est de 15 mois. Passé ce délai, une non-réponse a valeur de refus. 15 mois et non de deux ans comme le croyaient et l’affirmaient le préfet et avocats de Lafarge… ( ils s’étaient tout simplement plantés ! Difficile à  avouer n’est ce pas?) Plus malins, les avocats du Peuple des dunes, parfaits depuis le début, avaient, eux, tout de suite trouvé et exploité la faille ! Elle est là  l’estocade, et pas ailleurs ! Le ministre ne s’était pas prononcé dans les délais, les magistrats en refusant de statuer en raison de l’existence de ces textes de loi, reconnaissaient ainsi – et c’est tout ce que souhaitait le collectif – leur application implacable. Ce n’était pas un jugement à  la Salomon, « un renvoi dos à  dos », comme l’ont pensé et écrit certains ignorant les subtilités du monde judiciaire. C’était la victoire du Peuple des dunes.

• Un refus quasi unanime des élus

Depuis ce jour, Lafarge ne pouvait plus extraire le moindre grain de sable pour ses recherches.. PAS LE MOINDRE GRAIN DE SABLE. Gros problême pour le cimentier qui n’avait pas terminé et donc mené à  bien ses recherches… puisqu’il demandait un délai ! Il ne lui restait qu’une solution : reprendre tout à  zéro. TOUT. Là  encore, énorme difficulté : cela supposait d’entamer une Enquête d’Utilité Publique en interrogeant tous les élus du coin. MISSION IMPOSSIBLE car si en 2005 les élus avaient appris par l’association gà¢vraise l’existence du premier permis de recherches (accordé en catimini par un ministre quittant quelques heures plus tard son portefeuille ministériel) ils étaient, cette fois, pratiquement tous opposés au projet d’extraction… Dur ! Dur !

• Des experts privés indépendants, formels

Alors il a fallu trouver une porte de sortie, avec l’arrivée providentielle d’un Préfet maritime qui s’est sans doute souvenu de la mise en garde initiale du Peuple des dunes. Et voilà  comment on sauve la face et écrit l’Histoire.. Le cimentier et son staff n’ont visiblement pas lu le rapport des experts indépendants – que des grands spécialistes, indépendants et incontestables !– mandatés par Cap Lorient. Là , c’est autre chose que les études toujours fantômes que les groupes Lafarge et Italcimenti n’ont toujours pas produites alors qu’ils s’étaient engagés à  le faire lors de leur audition le 13 avril 2007. Les conclusions sont implacables pour Lafarge. Non seulement les experts critiquent les méthodes de recherche de l’industriel mais affirment au contraire la relation et l’interdépendance entre les secteurs dunaires et la zone du projet d’extraction. « le démaigrissement (ferait) évoluer dans quelques années la plage de Gà¢vres en grêve caillouteuse et argileuse » « vulnérabilité du cordon dunaire particuliêrement fragile Gà¢vres – Quiberon » , etc. Ce que la présidente de Lafarge Granulats pour l’Ouest traduit béatement par « absence d’impacts négatifs sur le trait de côte, les dunes et la pêche » Défense de sourire…

Pourquoi le préfet du Morbihan, représentant la noblesse et la sincérité de l’Etat et le cimentier jurant toujours jouer la carte de la transparence et de l’honnêteté, n’ont ils pas la modestie d’accepter la défaite? Il est vrai, être le premier mondial, un géant, un ami des grands de ce monde et.. se faire terrasser par un petit groupe d’irréductibles bretons. Quelle claque ! Quelle leçon de choses ! La déroute totale de l’adage du pot de terre (brisé) par le pot de fer. Là , c’est le « pot de sable » qui brise le « pot de ciment » Et quel pot ! Le plus solide du monde… J’imagine les nuits du Pdg de Lafarge, éveillé, attendant désespérément le passage du marchand de sable, enfoui de honte sous ses draps, rêvant de virer tous ses avocats « communicateurs- relais, »

Tout simplement, Monsieur Lafarge, il faut se souvenir qu’aucun ciment au monde ne remplacera la qualité et la résistance du granit breton. Et que les bretons préféreront toujours la survie de leur environnement et de leur qualité de vie à  n’importe quel profit commercial les mettant en péril. Alors.. laisse béton sur tout le littoral breton. ! Inutile de penser que plus loin, du côté de Guidel, Concarneau, Bénodet… ils seront plus « accueillants ». Le Peuple des dunes, l’Asterix de tes nuits blanches, est tenace ! SON sable est sa potion magique.

J.Gautier

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