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La France va se doter d’un deuxiême EPR à Penly. John Large, expert britannique de l’industrie nucléaire, en rappelle les risques.
John Large a effectué des recherches sur les réacteurs et autres systêmes nucléaires pour l’administration britannique de l’énergie atomique, en tant que collaborateur scientifique de la Brunel University. Il a créé au milieu des années 80 la société de consulting engineers Large & Associates qui est spécialisée dans le domaine du nucléaire. Entre autres, il a été chef de l’équipe d’experts en technique nucléaire et en technique d’armement qui a estimé les dangers de la premiêre opération de sauvetage réussie du sous-marin nucléaire russe Kursk en 2001. Il a également travaillé sur l’EPR de Flamanville : son travail a consisté à créer un modêle d’intensité des radiations dans le cas d’un éventuel accident nucléaire grave.
Les déchets de l’EPR seront-ils sept fois plus radioactifs que ceux générés par les réacteurs classiques, comme le dit Greenpeace ?
J.L.- Je ne travaille pas pour Greenpeace. Je suis un ingénieur indépendant, Greenpeace est venu me voir pour vérifier si certains de leurs arguments étaient valides scientifiquement, j’ai pu leur confirmer qu’ils l’étaient.
Le fonctionnement de l’EPR prévoit que le combustible nucléaire reste beaucoup plus longtemps dans le réacteur : le cycle n’est plus de 18 mois, mais de 24 mois. D’autre part, le combustible est plus concentré en uranium enrichi : l’isotope U235, présent à hauteur de 3,5% dans le combustible d’une centrale de deuxiême génération, est désormais présent à hauteur de 5% dans un EPR. Il est plus irradié, on en tire plus d’énergie : 75 MWh par jour par tonne, contre 38 à 40 MWh par jour et par tonne dans une centrale de deuxiême génération. Ce qui implique une usure (« burn-up ») et donc une radiotoxicité bien plus importante que dans les réacteur actuels.
En particulier, le fait que le combustible soit plus radioactif change les propriétés physiques et chimiques des « crayons » d’uranium présents dans l’assemblage contenu dans la cuve : comme sous une force centrifuge, la radioactivité migre à l’extérieur des jantes métalliques de l’assemblage. Ce qui signifie qu’au moindre problême (contamination de l’eau de la piscine du réacteur, rejet dans l’environnement…), la fraction immédiatement rejetée est sept fois supérieure à celle d’un réacteur de deuxiême génération.
Cela pose le problême du stockage de ces déchets ?
J.L.- Effectivement. J’ai travaillé dans l’industrie nucléaire, dans les années 60-70.A l’époque, on nous disait que les problêmes de stockage seraient résolus plus tard. Aujourd’hui, personne ne les a encore résolus.
Dans la vie d’un EPR (60 ans), 200 tonnes de combustible seront irradiées. Or ce nouveau type de combustible est autrement plus radioactif que celui d’une centrale de deuxiême génération : les déchets doivent être confinés dans des containers beaucoup plus spacieux et hermétiques. Ce que je pointe, c’est un manque total de coordination entre le concepteur de la centrale, Areva, et les concepteurs des containers destinés à contenir les déchets radioactifs, tels que Posiva en Finlande, ou SKB en Suêde. Ces derniers sont bien en peine aujourd’hui de concevoir des containers apropriés.
Ni la France, ni la Finlande, qui construisent chacune un EPR, ni aucun des autres pays qui envisagent d’en acquérir un (Royaume-Uni, à‰tats-Unis, Inde, etc.) ne disposent d’un site susceptible de gérer des combustibles ainsi irradiés. Même l’usine de La Hague d’Areva, présentée comme la plus performante au monde, ne résoudrait en rien la gestion de ces déchets : leur traitement génêrerait des rejets de radioéléments beaucoup plus élevés qu’à l’heure actuelle.
En France en effet, les combustibles usés sont confinés durant 5-6 ans, le temps qu’ils refroidissent, puis envoyés à la Cogema à Marcoule pour en extraire le plutonium qui servira au combustible Mox, tandis le reste devient in fine un déchet vitrifié, três toxique. Le cycle aval du combustible est assez similaire au Royaume-Uni. Nous ne savons pas quoi faire de ces déchets vitrifiés.
A l’heure actuelle, le systême de stockage présente-t-il un risque pour l’environnement ?
J.L.- En Finlande, en Suêde, aux Etats-Unis, en Allemagne, le principe est de stocker les combustibles irradiés dans des containers en cuivre, à 400-600 mêtres sous terre.
Or ces containers ont été conçus pour pouvoir résister à toute fuite durant 100 000 ans. Durant ce temps, la majorité des isotopes radioactifs auront perdu leur toxicité. Reste que l’129, un isotope radioactif de l’iode créé lors des réactions de fission (cassure des noyaux d’uranium ou de plutonium) dans un réacteur nucléaire, reste dangereux 5 millions d’années aprês pour l’être humain. Au bout de 100 000 ans, quand le container le laissera échapper, il contaminera l’eau en sous-sol et aura une incidence sur les générations futures.
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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4 février 2009 à 2:47
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