Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
La grippe A rend malade, vous le saviez. Mais saviez-vous qu’elle rend con ? Moi, jusqu’à aujourd’hui, je ne le savais pas. Comme quoi la connerie est un virus qui peut se développer à partir de n’importe quoi. J’ai entendu à la radio que dans les écoles du Guilvinec (c’est la semaine de rentrée, ça fait causer) les enfants étaient interdits, tenez-vous bien, de s’embrasser.
Vous savez comment sont les gamins : ça fait facilement des bisous à n’importe qui, même à leur chat. Donc le maire (UMP) du Guilvinec  ( Hélêne Tanguy ) a eu une idée (la connerie n’empêche pas d’avoir des idées, c’est d’ailleurs là qu’elle devient dangereuse) : confectionner une “boà®te à bisous” dans laquelle les écoliers viennent déposer des coeurs en papier, qui sont des ersatz, des succédanés de baisers (la connerie, à défaut d’être intelligente, peut être poétique).
Mais ce n’est pas fini : la connerie est perfectionniste, il lui faut toujours plus et mieux. Quand deux élêves du Guilvenec veulent se faire la maudite bise, le rêglement leur intime de la remplacer par un Ugh ! venu tout droit du vocabulaire prêté aux indiens d’Amérique. Vous allez dire que j’invente ? Non, je ne suis pas assez con pour ça. Tout ce que je viens de vous raconter, je l’ai entendu sur les ondes par la voix sucrée de Madame le Maire, conseillêre régionale, ancienne députée UMP, Hélêne Tanguy.
Pour que l’élue de la République poursuive dans la connerie ingénieuse, je l’invite à prohiber les poignées de mains (pourquoi d’ailleurs n’y a-t-elle pas songé, puisque la main est facilement porteuse de nombreux germes et virus ?). Les élêves pourraient par exemple se munir de pinces pour se serrer la paluche ou bien, encore mieux, apprendre en accéléré la langue des signes. C’est pas bête, non ?
Comme quoi la connerie a toujours en elle un semblant d’intelligence. C’est pourquoi elle nous séduit aisément. En politique, ou chacun peut dire sans contrôle ce qu’il veut, elle fait parfois des ravages. Quand on s’engage dans un parti, c’est comme d’aller dans un pays étranger : on devrait commencer par se faire vacciner. Beaucoup hélas ne prennent pas cette précaution.
Je ne voudrais pas cependant paraà®tre partial. On disait il y a trente ans que nous avions en France “la droite la plus bête du monde”, nous savons aujourd’hui que ce n’est plus vrai (je n’irais pas jusqu’à dire que ce titre a échu à l’autre camp). La connerie est universelle et comme la grippe elle s’attrape par contamination. Comme les cons sont plus nombreux qu’il ne faudrait autour de nous, faisons gaffe. Tout ça pour vous dire que Christophe Rouillon, maire socialiste de Coulaines, n’a fait pas mal non plus dans le genre : il a pondu un arrêté municipal pour interdire de cracher dans les rues de sa ville.
C’est sà»r, cracher c’est dégueulasse, mais pas besoin de la grippe pour condamner ça. Surtout, cette mesure est inapplicable. Vous voyez un policier derriêre chaque crachat ? Pourquoi ne pas demander aux contrevenants de ravaler l’objet du délit ? Et puis, pourquoi verbaliser les crachats ? Pourquoi pas les éternuements, pourquoi pas les mains sales ? A Coulaines, ça fait un peu moins con qu’au Guilvinec mais c’est quand même sacrément idiot.
Pour savoir si une idée est conne (notez-le bien, ça pourrait toujours vous servir), c’est três simple : il suffit d’examiner ses conséquences. Admettons que les édiles du Guilvinec et de Coulaines aient raison, offrons-leur le bénéfice du doute (qu’on appelle, dans le langage moderne, “principe de précaution”), ou irions-nous ? Si un bisous et un glaviot sont potentiellement dangereux (je suppose qu’il y a derriêre tout ça de vagues réminiscences de la peste bubonique), il faut que l’être humain se protêge de tout, d’absolument tout.
Il faut par exemple interdire de faire l’amour, ou bien autoriser à mimer l’acte avec des marionnettes. Il faut interdire de se parler, ou bien demander à le faire par cartons interposés, à quelques mêtres de distance. Mais il y a mieux, beaucoup plus génial (car il y a un génie de la connerie, peut-être même un dieu) : que les habitants du Guilvinec endossent une combinaison de cosmonaute et ceux de Coulaines un scaphandre, ils pourront alors, les uns et les autres, se rencontrer et se parler sans crainte. Pour faire l’amour, là je n’ai pas trop d’idées, mais peut-être qu’un systême três sophistiqué de tuyaux et de gaines ferait l’affaire. C’est bien sà»r Hélêne et Christophe qui seraient chargés de l’expérimenter.
Prenez garde à la grippe
et à la connerie.
Source : l’Aisne avec DSK
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
delphine
2 septembre 2009 à 22:19
ben moi demain je ferai des bisous à tout le monde dans les rues du Guilvinec n’en déplaise à Mme LE Maire …..
Franck
3 septembre 2009 à 12:38
Après le “faites l’amour pas la guerre” des années 70, le pouvoir Sarkoziste va nous proposer le “faite la guerre aux Afgans, pas l’amour”…. Bravo…. Qui a parlé d’extrème droite ??? ah ben non, pas les medias, c’est vrai…
Erwan
3 septembre 2009 à 16:44
Hélène Tanguy a plein d’idées et de propositions. Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour sur son site : http://www.helene-tanguy.info/
on ne sait pas ou donner de la tête…
Franck
3 septembre 2009 à 22:53
GRIPPE A : LES ÉCOLIERS PRIVÉS DE BISOUS AU GUILVINEC !
« C’est pô juste ! » se serait exclamé ce cher Titeuf ! Pour éviter la contagion de la grippe A, des écoliers du Guilvinec sont privés de bisous. Dès la rentrée demain, les contacts physiques seront proscrits pour les 166 enfants scolarisés dans les deux écoles (maternelle et primaire) de cette ville du Finistère. Pour expliquer cette démarche aux plus jeunes, la maire, Hélène Tanguy, s’est amusée à faire une référence aux indiens. « Les indiens ne s’embrassent pas ». Les écoliers se salueront donc d’un geste de main, comme le font leurs héros de dessins-animés. L’élue a décidé de mettre en place ce « règlement » afin d’éviter la pandémie et la fermeture de l’école.
La directrice de l’école maternelle, Angélique Joncour, a mis les moyens. « Des boites à bisous » et des papiers en forme de cÅ“ur seront mis  à disposition des enfants pour pallier à la pénurie affective infligée par le virus H1N1. « Les enfants de grandes section écriront leur prénom avant de la donner à la maîtresse » explique la directrice. Dur, dur… J.DLR.
source : Elle