Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Aprês la polémique suscitée par l’article de Rue89 qui a révélé une tentative d’auto-amnistie lancée par un député PS, l’association Anticor monte en créneau pour exiger des candidats à une élection d’avoir un casier judiciaire vierge. Combat de Saint-Just ou juste cause démocratique ?
L’info n’a pas dépassé le stade d’une brêve dans Le Parisien, au fin fond des Yvelines. Pierre Bédier, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux, vient de se voir confier une tà¢che de «Â chargé de mission bénévole » par le maire UMP de Mantes-La-Jolie, ville qu’il a dirigé de 1995 à 2002.
L’homme politique a pourtant été condamné à six ans d’inéligibilité. Ce qui ne l’empêche pas de revenir dans le circuit grà¢ce à ce poste.
Un exemple parmi d’autres d’une réhabilitation au pas de course. Les précédents abondent, à droite comme à gauche : de Jacques Mellick à Patrick Balkany, la liste est longue. Mieux : en Moselle, Jean Schuler, conseiller général UMP de Saint-Avold, a été élu alors même qu’il était inéligible. Et avec le soutien officiel de Michêle Alliot-Marie…
L’histoire a été racontée en janvier 2008 par Le Républicain lorrain. Son élection n’ayant pas été contestée dans les délais, il est toujours en poste, malgré la colêre des électeurs locaux.
L’inéligibilité à vie pour les corrompus ?
La derniêre tentative d’abroger l’article L7 du code électoral (qui prévoit une peine automatique de dix ans d’inéligibilité) a suscité une vive réaction d’Anticor. L’association qui lutte contre la corruption des politiques propose au groupe PS et UMP de soutenir un amendement obligeant tout candidat à une fonction élective d’avoir un casier judiciaire vierge. Comme pour les postes de fonctionnaire.
Un casier judiciaire vierge ? Concrêtement, cela veut dire :
Ce n’est pas parce que vous essuyez un PV pour mauvais stationnement que vous ne pourrez pas devenir maire de votre village.
Les Français sont-ils favorables à une telle mesure ?
Si elle peut apparaà®tre radicale aux yeux de certains -aprês tout, le sens de la peine passe aussi par la perspective de pouvoir se racheter-, cette mesure a plutôt les faveurs de l’opinion.
Dans son baromêtre annuel 2009, Transparency International souligne la méfiance croissante de l’opinion vis-à -vis des entreprises et des partis politiques frappés par la corruption. Mais surtout, l’incapacité des politiques à juguler le phénomêne :
«Â Reflétant les conclusions des éditions précédentes du baromêtre, 68% des personnes interrogées jugent les partis politiques corrompus, et 29% les considêrent comme les institutions les plus corrompues de leur pays.
L’administration et les institutions parlementaires les talonnent de prês, 63 et 60 % respectivement des personnes interrogées les jugeant corrompues. »
Lors des municipales 2008, Transparency France avait aussi sondé les élus des grandes villes. D’ou émergeait une large majorité en faveur de mesures draconiennes. A quand un sursaut des députés ?
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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