Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Alors que son organisation doit lancer le Nouveau Parti anticapitaliste en janvier 2009, Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, donne son analyse de la crise et des mesures prises par le gouvernement.
Qu’est-ce que la crise révêle de nouveau ?
Elle a vu s’effondrer une illusion : celle qui présentait le capitalisme comme l’horizon indépassable de l’humanité. Depuis dix jours, on parle de crise systémique c’est-à -dire qu’on avoue que le systême a failli s’effondrer de lui-même. Je ne suis pas particuliêrement réjoui de voir nos pronostics confirmés parce que c’est rarement les capitalistes qui payent la facture de telles crises, c’est en général le peuple. Mais aujourd’hui tout le monde s’accorde pour reconnaà®tre l’importance et la profondeur de cette crise internationale, dont la LCR parle depuis la crise des subprimes à l’été 2007. Ce n’est pas l’éniême soubresaut boursier mais une secousse qui, pour la premiêre fois depuis le début des années 1980, touche non pas la périphérie mais le coeur de la bête : les Etats-Unis et le systême bancaire. Le systême finit par se noyer dans son propre sang.
Cette crise ne remet-elle pas en cause vos analyses d’inéluctabilité de la chute du capitalisme ? Il semble résister encore…
Une partie du mouvement ouvrier a été bercée par cette prophétie qui voulait que la roue dentée du progrês avance d’elle-même. Moi, je n’y ai jamais cru. J’appartiens à une génération qui s’est rendue compte que le capitalisme était capable de se purger lui-même au prix de crises, de catastrophes sociales et écologiques ou de guerres. Il a cherché à se débarrasser de toutes ses entraves en revenant à un marché sans limites. On a abouti à un systême de capitalisme pur, un peu comme celui que Marx avait sous les yeux voici 150 ans. L’anachronisme aujourd’hui, c’est celui que célêbre Sarkozy à travers le capitalisme entrepreneurial alors que les quelques grands groupes qui font la loi combinent activités financiêres et industrielles.
Que pensez-vous du choix des gouvernements européens d’investir massivement pour sauver le systême bancaire ?
Je suis scandalisé qu’on dilapide les deniers publics dans les entreprises privées. On privatise La Poste et on renfloue Dexia. Les pouvoirs publics sont capables de trouver en deux heures des dizaines de milliards pour les coupables de la crise, alors que depuis des mois, sous prétexte que les caisses de l’Etat sont vides, ils refusent de verser un seul centime d’euro pour les victimes de la crise. Mais surtout, ce déblocage subit d’aides aux banques ne réglera rien : le plus gros des difficultés économiques reste devant nous, en France, en Europe et aux Etats-Unis. Le budget des Etats est complêtement flingué, avec toujours plus de dépenses et toujours moins de recettes et des cadeaux fiscaux qui ne s’arrêtent pas. On peut être sà»r qu’on va assister à une récession majeure.
Mais les solutions de rachat des banques, n’est-ce pas une sorte de nationalisation comme vous le préconisez ?
Cela n’a rien à voir avec ce qu’on propose car ce ne sont pas des nationalisations ! Dans le plan anticrise du gouvernement, il n’est même pas envisagé que l’Etat ait le droit de vote dans les banques qu’il rachête. C’est hallucinant. Plutôt que d’investir dans des banques qui sont en train de s’écrouler dans la guerre de l’économie de marché, nous proposons de réunifier toutes les banques, publiques comme privées, dans un seul service public bancaire, placé sous le contrôle des salariés, des consommateurs et des usagers. Il faut faire irruption dans l’économie privée pour satisfaire les besoins de la majorité de la population et ôter à une minorité d’individus le pouvoir qu’elle a sur l’économie.
Cette crise semble tomber à pic pour vous…
Elle peut servir de révélateur pour comprendre qu’il est temps, nécessaire et possible de changer de société. Dans cette crise majeure, on peut ressusciter l’espoir. Il existe un petit climat social, comme on le voit avec les salariés de Sandouville ou ceux de l’automobile. A tous ceux qui subissent la crise, c’est le signe qu’un chapitre des possibles est en train de s’ouvrir. D’ou l’importance de renforcer une gauche clairement anticapitaliste qui construise une unité sociale des exploités pour stopper les mesures en cours dans la fonction publique, le blocage des salaires, la remise en cause du repos dominical, les retraites… sans attendre 2012. Je propose une rencontre unitaire de toute la gauche sociale et politique pour soutenir toutes les initiatives de résistance.
Propos recueillis par Sylvia Zappi
Article publié dans Le Monde du 17/10.
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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