Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Le sujet d’éventuelles alliances eux européennes a été amplement débattu le week-end des 6 et 7 décembre, lors du Comité d’animation nationale (CAN), l’organe qui tient les rênes du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) jusqu’à son congrês fondateur, fin janvier. Et il continue d’agiter les comités locaux.
La faute à Jean-Luc Mélenchon et au Parti de gauche (PG) qui, en proposant au NPA de participer pour les européennes à un front rassemblant les opposants au Traité constitutionnel européen, l’a mis à l’ordre du jour.
La faute aussi aux militants du Non au TCE qui, depuis cet été, pétitionnent pour des listes d’union de la gauche de la gauche. Et qui viennent de faire un dernier appel dans Le Monde et dans Politis daté du
jeudi 11 décembre.
Deux textes au congrês
Deux textes devraient finalement être présentés au congrês, qui tranchera. Le premier, il faut bien l’avouer majoritaire au CAN, veut soumettre toute alliance à l’acceptation d’un programme ostensiblement anticapitaliste. Le second privilégie la recherche de listes unitaires.
La surprise du week-end est venue de jeunes recrues du NPA qui ont rejoint, à leur façon, Christian Picquet, animateur de la sensibilité Unir, en se montrant sensibles au Front proposé par PG mais aussi par le PCF.
Leila Chaibi fait partie de ces nouvelles têtes qui ne mettent pas leurs convictions dans leur poche, même si elles doivent leur popularité médiatique à Olivier Besancenot. Cette militante du collectif L’Appel et la pioche, qui organise des pique nique dans les supermarchés pour protester contre les profits de la grande distribution, a dit non à Besancenot quand, à la coordination nationale des comités de novembre, il a claqué la porte à Mélenchon. “Il avait pris position alors que nous n’en avions même pas discuté”, proteste-t-elle en expliquant ne pas “vouloir voir dix listes de gauche aux européennes”.
Pas de rapprochement avec le PCF
De même dit-elle non à Pierre-François Grond, membre du bureau politique de la LCR et directeur de campagne de Besancenot à la présidentielle, qui, le week-end dernier, a plaidé pour “l’émergence d’une force politique européenne anticapitaliste, même embryonnaire” afin de former un nouveau groupe à Bruxelles. Et, qui du coup, exclut tout rapprochement avec le PCF, “à moins que celui-ci ne change de direction lors de son congrês” qui se tient actuellement et jusqu’à dimanche à la Défense. Et exclut
également PG, qui fait équipe avec le parti de Marie-George Buffet. Pour Grond:”Mélenchon véhicule une vision nostalgique de l’Union de la gauche, d’un PS et d’un PCF qui n’existent plus. Ce qui produit, au-delà des effets de manche, une stratégie finale qui ne rompt pas avec une logique d’appui de la social-démocratie. Nous ne voulons pas d’un accord à géométrie variable. Qui volerait en éclat aprês les européennes. Nous voulons un accord durable qui tienne au-delà de 2012 et articulé sur la crise economique et sociale.”
Dans ce cadre, il préconise un rapprochement avec les Alternatifs, les Antilibéraux et les Communistes unitaires: “Ceux avec qui nous avons pu faire liste commune lors des élections municipales“, souligne-t-il en oubliant de dire que des accords ont été passé avec des sections du PCF!
Mais en politique comme en amour, il faut savoir, parfois, oublier.
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Pingouin094
23 décembre 2008 à 16:29
 Militant communiste, j’ai beaucoup de mal à comprendre les obstacles du NPA à une liste d’union avec le PCF et le PG. Le NPA souhaite un programme “ostensiblement anticapitaliste”. Mais le PCF et le PG sont “ostensiblement anticapitaliste”.
 Pour le PCF, s’est écrit dans son nom. Si on veut une société communiste, c’est bien qu’on veut rompre/dépasser/tourner la page du capitalisme. J’ajouterais que le dernier congrès du PCF, s’il a réélu MG Buffet a également fortement amendé le texte dans le sens d’un renforcement de la “visée communiste” et de l’idéologie anticapitaliste.
 Quant au PG, pour les paroles, le plus simple est de cité son bulletin d’adhésion : “un programme de dépassement de la logique capitaliste” puis “nous ne pouvons ni accepter ce système, ni nous contenter de l’amender ou de l’humaniser”.
 Pour les actes, c’est avec le PCF et le NPA que le PG veut s’allier, pas le PS.
 Donc, qu’est ce qui manque pour être “ostensiblement anticapitaliste” ? Â
Franck
23 décembre 2008 à 17:25
Salut.
C’est une excelente remarque… c’est un problème assez récurent, même.
Pour ma part, militant LCR, j’ai pris la lourde décision de ne pas adhérer au NPA (pour ce genre de question, mais aussi et surtout pour des problèmes d’ego au sein de mon comité local). C’est embétant pour moi qui suis communiste et révolutionnaire, mais j’commence à croire que y’a toujours des problèmes d’egos même dans nos partis humanistes de gauche… alors l’unité, j’y crois plus trop… Au NPA, on se fait engueuler quand on va aux réunions des Alternatifs… pour te dire… c’est pas gagné…
Mais courage….
Je ne sais pas ce que je vais faire, mais je ne le ferai pas au NPA, c’est sur…