Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Le congrês constitutif du Parti de Gauche de Mélenchon, Généreux et Dollez a réitéré son appel à un Front de gauche aux élections européennes en direction des forces politiques situées à la gauche de la gauche. Le PCF et d’autres petits groupes ayant accepté, tout dépend à présent du NPA de Besancenot toujours tenté par un cavalier seul. Décryptage d’un dialogue pas encore entre sourds…
Les électeurs de gauche qui veulent une véritable rupture avec le néolibéralisme pourront-ils rassembler leurs suffrages sur une force politique unifiée lors des prochaines élections européennes ? Tel est, au delà de la création officielle du Parti de Gauche, l’enjeu du congrês constitutif du parti créé à l’initiative de Jean-Luc Mélenchon, Marc Dollez, Jacques Généreux et bien d’autres qui s’est déroulé ce week-end.
Besancenot, un bon client pour les médias
Commençons par une remarque de détail : Mélenchon et ses amis partent avec un handicap médiatique certain. Olivier Besancenot était, une fois de plus, l’invité de l’émission Ripostes de Serge Moati. Dans les rédactions de la télévision, le postier de Neuilly est en passe ravir la palme d’or télévisuelle à un ex-habitant de cette même ville, Bernard-Henri Lévy… Ce week-end, le Monde a consacré deux pages absolument dithyrambiques … au congrês constitutif du NPA qui se déroulera le prochain week-end. Ce petit fait est, en lui-même, tout un programme : Olivier Besancenot compte sur son aura médiatique, évidente pour étouffer tout débat sur l’avenir de la gauche de la gauche.
En 2007, cette tactique s’est avérée efficace : non seulement Besancenot a réussi à éviter l’émergence d’une candidature unique de la gauche de la gauche dans la foulée du non de gauche au TCE, mais il a recueilli, sur cette base sectaire, un bon score, apparaissant du coup comme l’un des grands vainqueurs de l’élection présidentielle à gauche du PS.
Les questions qui fà¢chent au NPA
Pourquoi, dês lors, changer de tactique en 2009 ? Pourquoi le NPA n’a pas encore refusé la proposition du PG et du PCF d’une liste unique aux Européennes ? Pourquoi, interrogé par Serge Moatti sur la proposition du PG, la réponse d’Olivier Besancenot est-elle si modérée, ouverte : «Je n’ai pas d’ennemis dans ce camp-là , pas d’aversaires dans le parti de Mélenchon, à Lutte ouvriêre, chez les militants communistes dont je connais l’action au quotidien. Aprês c’est des débats de fond, ces débats de fond on va les avoir.»
Parce que la situation est différente du contexte pré-électoral de 2007. En convainquant les dirigeants communistes de constituer un «Front de gauche» pour les prochaines élections européennes, Jean-Luc Mélenchon a gagné la premiêre étape de sa stratégie : si le NPA refuse une proposition unitaire de créer une force de gauche qui obtiendrait, selon un récent sondage, 14,5% des suffrages, il risque d’apparaà®tre clairement comme sectaire. D’autant que d’autres formations politiques, plus petites, come le Mpep et les alternatifs, vont rejoindre le Front de gauche.
Pour Besancenot et ses amis, il ne s’agit plus de convaincre deux ou trois milles vétérans du trotskisme que regroupe la LCR, mais de séduire quelques 5 000 militants moins chevronnés qui les ont rejoints sur une base assez peu politique : la révolte contre le capitalisme, la volonté de promouvoir les luttes et «la résistance au sarkozysme». Pourquoi refuser de faire au niveau poltique pour les élections européennes cette union que le NPA va prôner systématiquement à la base dans les luttes ? Qu’est ce qui dans le programme – inexistant – du NPA, justifie un tel repli ? Pour répondre à ce type de question, les leaders du NPA vont devoir puiser dans tous les dictionnaires de dialectique… D’autant qu’au sein même du nouveau parti, certains militants, et notamment ceux de la tendance UNIR de Christian Piquet, ne manqueront pas de poser les questions qui fà¢chent.
L’habileté tactique de Mélenchon
Du côté du NPA en effet, on cherche des prétextes. Au départ três hostile à toute idée du Front de gauche, Olivier Besancenot a trouvé un argument nouveau qu’il a exposé lors de la premiêre rencontre avec le PG : le Front de gauche ne doit pas se limiter à une campagne électorale, il doit devenir un «front durable». Réponse de Mélenchon : pourquoi pas ? La balle est dans le camp Besancenot. Officiellement, la question sera débattue lors du congrês. Mais on peut faire le pari que, d’ici à une semaine, les amis de Besancenot auront trouvé un autre prétexte.
Ils auront, cependant, du mal à le trouver dans les textes programmatiques adoptés par le Congrês du Parti de Gauche. Ce parti n’a pas repris la proposition d’Assemblée constituante européenne que prônait le groupe Pour la République sociale, au profit d’une position três en rupture avec l’Union européenne, refusant le Traité de Lisbonne. Le Parti de Gauche s’est montré par ailleurs assez discret sur sa fonction de « trait d’union » des gauche. Mais ce sera sans doute sur le refus de toute participation à un gouvernement de gauche que le NPA fondera son refus de rentrer dans le Front de gauche proposé par Jean-Luc Mélenchon. A moins que la pression ne soit trop forte, ou que la direction du NPA ne cherche à gagner du temps en reportant la décision. Réponse dans quelques jours.
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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