PARIS (Reuters) – Dans un élan unitaire peu courant en France, dix partis et organisations situés à  la gauche du PS ont lancé un appel de soutien aux grêves de jeudi parce que « ce n’est pas à  la population de payer la crise. »

Déplorant l’absence du Parti socialiste et de Lutte ouvriêre, les responsables de « l’autre gauche » ont promis mardi d’inscrire leur « front commun » de soutien aux luttes dans la durée. Une nouvelle réunion est ainsi prévue le 3 février.

« Au moment ou la droite s’attaque au service minimum, ce qu’on attend de la gauche, c’est qu’elle fasse le maximum », a expliqué Olivier Besancenot, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) lors d’une conférence de presse.

Cette étape sociale « est une vraie bonne motion de censure et l’expression d’un ras-le-bol généralisé, mais une journée ne suffira pas », a-t-il ajouté.

Pour Jean-Luc Mélenchon, ex-membre du Parti socialiste qui a récemment fondé le Parti de gauche (PG), Sarkozy doit comprendre « que le paysage est en train de changer et que ce pays ne se laissera pas faire. »

« Nous ferons tout pour que ce qui est prévu par le pouvoir de droite ne se fasse pas », a-t-il ajouté.

Outre la journée de grêves et de manifestations de jeudi, Jean-Luc Mélenchon voit dans l’engagement des dix organisations le signe que quelque chose de nouveau « est en train de se dessiner » face à  la politique de Sarkozy.

Au nom du Parti communiste, Francis Parny a également souligné qu’il fallait « chercher les voies du rassemblement » alors qu’on va vers un mouvement « d’une ampleur formidable » à  l’appel de la totalité des syndicats français.

Le Nouveau parti anticapitaliste avait pris l’initiative de cet appel prônant une « riposte populaire urgente » contre la politique du gouvernement, jugeant que d’autres politiques « sont possibles. »

Olivier Besancenot a estimé que c’était la premiêre fois depuis des années que l’on allait voir en France des « cortêges significatifs » associant salariés du public et du privé dans une centaine de villes.

Il a appelé les autres organisations à  prolonger cette démarche en se rendant ensemble, et non plus en ordre dispersé, sur le terrain des grêves et à  la sortie des usines. « Ce serait un petit déclic de soutien et de moral pour les salariés et les travailleurs », a-t-il dit.

Les organisations signataires défileront jeudi en ordre dispersé mais la possibilité d’agir sous une même banderole sera éventuellement discutée lors de la prochaine réunion du 3 février.

Partager sur Facebook