Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
A l’occasion de la sortie du Syndrome du Titanic, son prochain film, Nicolas Hulot entame sa campagne de promotion en se présentant comme anti-capitaliste… alors que ses mécênes, EDF et Orange, sont plus généreux que jamais avec lui.
A son attirail d’avions, de caméras et d’hélicos, Nicolas Hulot a ajouté, pour la sortie de son prochain film, un discours de «révolutionnaire». Attention, pas pour s’en servir : juste pour faire joli. Car à la question que se posait naïvement le Journal du dimanche du 27 septembre «vire-t-il à la radicalité anti-capitaliste ?», on peut répondre três clairement non !
UN ANTI-LIBà‰RAL FINANCà‰ PAR FRANCE Tà‰Là‰COM
Nicolas Hulot anticapitaliste opportun
«Je ne suis pas contre le libéralisme par principe mais par réalité», ose affirmer le documentariste au JDD. En plus d’une écologie en son et lumiêre, réalisée à grand renfort de matériau à haute consommation en kérosêne, le bonhomme se pique d’un message social. Rien que ça ! A la contrainte environnementale, s’ajoute désormais pour lui la contrainte sociale : «les inégalités se creusent», posait-il d’un ton grave sur Europe 1, lundi 28 septembre. Marc-Olivier Fogiel en était tout bouleversé.
Et qui donc est le partenaire principal du Syndrome du Titanic, son film à paraà®tre le 7 octobre ? Orange, filiale de France télécom. «Aprês son film, tu sais qu’il faut se suicider, la seule question, c’est quand», s’amusait son ami Gérard Feldzer. Une blague qu’apprécieront les cadres de France télécom à sa juste valeur.
EDF, L’ORà‰AL, VINCI… SAINTE TRINITà‰ DE L’à‰COTARTUFFERIE
Mais Hulot continue de traà®ner sur tous les plateaux sa gueule de baroudeur sympathique, légêrement burinée par le jetlag (avion en 1êre classe de retour d’un coin dévasté du monde oblige). Depuis 20 ans, EDF subventionne la fondation Nicolas Hulot avec les autres partenaires fondateurs : L’Oréal, les hôtels Ibis et TF1. Derriêre les historiques, les Autoroutes du Sud de la France (groupe Vinci), Norauto et l’opérateur téléphonique Bouygues donnent également au pot. Le tout pour «dénoncer le capitalisme ; son inhumanité et son gaspillage ; son inflation d’électronique et de téléphone portable.» Voiture, énergie nucléaire, téléphone portable et produits de beauté «greenwashé»… La société de consommation n’a qu’à bien se tenir !
Même complaisant, le portrait du JDD le rappelle : Hulot est l’ami des patrons, celui de Nathalie Kosciusko-Morizet… Certes, cette amitié est relativisée par une anecdote dans laquelle le brave documentariste se fà¢che puis coupe les ponts avec un pdg – anonyme bien sà»r, le JDD n’est pas la Cause du peuple – qui bouclait un plan de licenciement. Mais à quoi bon : un de perdu, dix de retrouvés ! A la Bourse médiatique, un marché qui n’a jamais cesser d’échanger, la côte d’Hulot est toujours au plus haut.
UNE VRAIE DISTANCE VIS-à-VIS DU POUVOIR : L’EXIL !
«Tout le monde connaà®t ma distance vis-à -vis du pouvoir», ose-t-il sur le plateau d’Europe 1. Certes, il n’a jamais été ministre. Mais il chante aujourd’hui les louanges d’un Président qui a signé son Pacte sans appliquer un seul de ses moratoires, que ce soit sur les autoroutes, les incinérateurs ou les EPR… Un écotartuffe qui met en garde sur l’urgence de la crise sociale grà¢ce à un film financé par une entreprise ou 24 personnes ont mis fin à leur jour en deux ans à cause de leurs conditions de travail.
De toute évidence, Hulot a du mal à rester au loin des médias, à conserver une distance et une sobriété qui rende son message cohérent… Il a besoin d’aide : pour lui permettre de se cesser enfin ses relations incestueuses avec le CAC 40, signons le pacte contre Nicolas Hulot et n’allons pas voir son film. Un flop commercial amênerait peut-être ses mécênes à reconsidérer le financement de ses documentaires à l’avenir, l’obligeant ainsi à chercher des moyens en dehors de ce capitalisme mortifêre dont il se veut désormais le détracteur. C’est la seule solution pour préserver sa «Â pureté écologique ». Parce que, si on le laisse faire, il va nous la solder pas três cher l’écologie!
Source : Marianne
Imprimer cet article
De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée, il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Laisser une réponse