Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Un nouvel album de Brigitte Fontaine, c’est comme une malle de grand-mêre à la naphtaline qu’on découvre au fond du grenier. On se demande, avec une appréhension mêlée de fébrilité, quel trésor on va bien pouvoir y découvrir. Baroque, déglingué, précieux et déjanté, ce nouvel album pêché au beau milieu de la Seine, Rue Saint Louis en l’àŽle – ou la régente réside – ne déçoit pas les aficionados et autres courtisans.
Parmi ses fidêles sujets, on retrouve -M- qui continue de jouer les zazous à la guitare, Mouss et Hakim de Zebda (qui décidément n’en finissent plus de collaborer avec les autres – cf. Tiken Jah Fakoly – avant de nous offrir leur propre album de frangins) et puis les Gotan Project viennent, eux aussi, “tangoter” sur le titre Rue Saint Louis en l’àŽle, ode à cette langue de terre aristocratique en plein Paname.
De ce vaisseau musical émergent quelques titres qui mériteront de finir dans la malle aux trésors de ses admirateurs. Ainsi ce Veuve Cliquot déjanté, ou le cÅ“ur chaviré de la reine Brigitte balance entre la griserie du bourbon et les bulles enivrantes du champagne. Les à¢mes chafouines s’émouvront de ce whisky on the rock. La dame indigne, elle, n’en a cure de désintox’ et passe déjà à ce qui est l’un des morceaux les plus réussis de cet album. La lecture du titre: Fréhel évoquerait une autre grande scandaleuse gouailleuse qui ne dédaignait pas les vapeurs d’alcool. Mais il s’agit là , en fait, d’une balade trip-hop menant à l’extrême pointe d’un cap qui donne une impression d’infini à tous ceux qui connaissent l’embouchure de la Gironde. “Nous roulerons dans l’écume, sous le manteau de la lune / Nous irons au Cap Fréhel pour devenir immortels”. La voix lancinante et presque plaintive qui vous promet ce beau voyage vous ensorcelle littéralement.
Mais foin d’onirisme, soyons désinvoltes et prenons le chemin du delirium tremens. Jamais à court d’un mauvais tour, la Fontaine nous reverse une éniême version, latino celle-ci, de son, désormais, célêbre Nougat. Cette fois, ce sont les frêres Amokrane, Mouss et Hakim, qui en croquent. L’éléphant barrit toujours sous la douche et l’on imagine volontiers la grande Brigitte galoper, sous cape, chez sa copine Marina avant de filer à Montélimar.
Pour mettre un peu de poids dans toute cette facétie, le fidêle Areski (Belkacem) souffle en duo un peu de Sirocco sur le Voile à l’école . “Le voile à l’école folle faribole / Le voile à l’école fais ce que voudras”. Alors débarque Simone et son troisiême sexe. Areski et le metteur en scêne Fabrice Rozié adaptent là un texte de De Beauvoir, en anglais, sur fond de quartet de chambre et de piano. Fontaine y chante avec un accent british de St Brieuc tout à fait savoureux…
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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