Sciences : des images inédites de Jupiter, dévoilées par la Nasa

Faisant partie des neuf planètes de notre système solaire, la planète Jupiter s’avère être la plus grosse de toutes. Ce qui fait d’elle une attraction majeure pour les scientifiques, car il y a encore tant à connaître à son sujet. En outre, la Nasa a lancé dans l’espace, une fusée Atlas V551 équipée d’une sonde Juno le 05 août 2011 en vue d’atteindre la géante gazeuse. Ayant voyagé pendant cinq ans dans la voie lactée, elle n’a pas pu atterrir sur la planète dû à la haute atmosphère. Par conséquent, elle l’a frôlé au plus près, à raison de 4.200km au-dessus de ses nuages, avec une vitesse relative égale à 208 000 km/H. « Ce survol est le plus proche que réalisera la sonde au cours de sa mission primaire » explique l’agence spatiale.

Les premières photos de la mission Juno en image

Après avoir effectué sa première rotation en orbite autour de Jupiter le 27 août dernier, la sonde Juno envoie ses premières photos. Des images qui révèlent des tempêtes ainsi qu’une forte activité météorologique qui n’a rien de semblable à ce que nous avons déjà vu jusqu’ici sur les autres planètes de la voie lactée. Des données à plus de six mégabits environ. Si le trajet de la sonde a duré près de 6 heures sur la Terre, elle a toutefois survolé pendant une journée et demi « du pôle Nord jusqu’en dessous du pôle Sud » là-bas. Il faut reconnaître que le décalage interplanétaire est notable.

Au pôle Nord, les couleurs sont plus bleues par rapport aux autres parties de la planète. Une remarque qui n’échappe pas à la vue des clichés. Les traces des fameuses bandes transversales que nous percevons d’habitude sont également invisibles, indique Scott Bolton du Southwest Research Institute à San Antonio au Texas, le principal scientifique de la mission Juno. A déduire que Jupiter nous révèle une de ses facettes comme on ne l’a jamais vue.

 Neufs instruments embarqués par la sonde Juno

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Jim Green, Scott Bolton et Rick Nybakken, trois responsables du projet Juno. © AFP / Ringo Chiu

Etant donné que la sonde transportait neuf instruments à bord, c’est la caméra « JunoCam » qui a permis de livrer ces images en haute définition vers la Nasa. Les huit autres instruments, quant à eux, ont été sollicités pour récupérer un maximum d’information dont un instrument destiné à enregistrer des sons provenant de Jupiter. Des émissions radio uniques que seules les planètes gazeuses sont capables d’émettre. Le Jovian Infrared Auroral Mapper baptisé JIRAM, un outil fourni par l’agence spatiale italienne a également recueilli « quelques images infrarouges remarquables » rajoute la Nasa. Des gros plans de Jupiter captés grâce à cet instrument qui pénètre sous la peau de la gazeuse géante. Par exemple, le Jiram a révélé des points chauds jamais découverts auparavant.

En fait, cette mission a pour but de scruter dans les détails, ce qui compose l’atmosphère de Jupiter. Et comme l’analyse se poursuit, la sonde Juno doit encore effectuer trente-cinq vols à courte distance sur l’orbite jovienne de la planète jusqu’en 2018 où elle fera un dernier plongeon fatal dans son atmosphère. En attendant, nous allons nous réjouir de ces clichés inédits et de ces criquets extraterrestres provenant de la géante gazeuse.

 

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