Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
L’examen du projet de loi dit «Â HADOPI 2 »Â a commencé le 21 juillet 2009 à l’Assemblée nationale. Le projet de loi intêgre de nouveau le délit de «Â négligence caractérisée », nouvelle version du «Â défaut de sécurisation de la connexion à Internet ». Pendant les quelques heures de débat, le rapporteur et le ministre de la Culture ont déjà trouvé le moyen d’exclure le Logiciel Libre. L’April dénonce un acharnement aveugle.
Les débats sur le projet de loi HADOPI 2 s’inscrivent dans la droite ligne de ceux sur les lois DADVSI et HADOPI 1. Avec constance, le rapporteur Franck Riester et le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand nient le Logiciel Libre et les contenus sous licence libre. Ils persistent dans la discrimination en soutenant une vision profondément propriétaire des ressources numériques.
Ils ont ainsi refusé d’amender la loi DADVSI qui instaure une insécurité juridique pour les auteurs et utilisateurs de logiciels libres. Ils ont rejeté des amendements visant à garantir la mise en Å“uvre de l’interopérabilité, et à lever la possibilité saugrenue d’interdire la publication du code source d’un logiciel interopérant avec un DRM. Cela est d’autant plus problématique que cette question pourrait se poser pour les mouchards filtrants obligatoires que l’HADOPI devrait labelliser.
«Â Le rapporteur et le gouvernement confirment une atteinte au droit moral des auteurs de logiciels libres introduite par la loi DADVSI. Ils persistent alors qu’aucun autre pays au monde n’a songé à créer une telle discrimination. Ils n’ont pas encore compris la richesse et la chance que le Logiciel Libre représente pour la France, sa compétitivité et son progrês social », déplore Alix Cazenave, en charge des affaires publiques à l’April.
De maniêre tout aussi péremptoire, ils se sont opposés à un amendement prévoyant que les élêves ne seraient pas informés uniquement des «Â risques du téléchargement illicite », mais aussi des possibilités légales offertes par les contenus sous licence libre.
«Â L’impression de déjà vu est à son comble. Nous avons déjà l’expérience du Guide “Net Attitude” qui promouvait une vision exclusivement propriétaire et donc archaïque des ressources numériques », explique Frédéric Couchet, délégué général de l’April. «Â Le gouvernement et la majorité démontrent ici qu’ils défendent des intérêts particuliers et un modêle économique et social dépassé. »
Les débats réservent encore des discussions épineuses sur le délit de «Â négligence caractérisée » qui introduit une insécurité juridique discriminatoire pour les auteurs et utilisateurs de logiciels libres. L’April invite tous les citoyens épris de liberté informatique à  contacter leurs députés pour qu’ils s’opposent à ce projet inepte.
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à propos de l’April
Pionniêre du logiciel libre en France, l’April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du logiciel libre et des standards ouverts auprês du grand public, des professionnels et des institutions dans l’espace francophone. Elle veille aussi, dans l’êre numérique, à sensibiliser l’opinion sur les dangers d’une appropriation exclusive de l’information et du savoir par des intérêts privés.
L’association est constituée de plus de 5 200 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres dont 250 sociétés ou réseaux de sociétés, 140 associations, 5 collectivités locales, cinq départements universitaires et une université.
L’April est l’acteur majeur de la promotion et de la défense du logiciel libre en France.
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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