Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Quelque chose de scandaleux aura donc agité l’actualité. Non pas les propos ouvertement raciste d’un Ministre mais le fait qu’ils puissent avoir été diffusés sur Internet.
« Le vrai sujet n’est pas sur la scêne elle-même » mais la façon dont la vidéo a atterri sur internet et dont « l’ensemble du monde médiatique » s’est « emballé sur cette histoire », a estimé le patron des députés UMP.
« Il y a derriêre ça un débat de fond qui est celui du rôle que nous allons laisser à internet en matiêre de diffusion de l’information », a encore dit Jean-François Copé.
Qu’un des hommes clés du parti au pouvoir puisse s’exprimer ainsi est révélateur de cette tentation d’un internet à la chinoise et à l’iranienne : cet idéal d’un univers muselé pour ceux qui méprisent la démocratie.
Ainsi l’événement devient-il « la scêne » -puisqu’il n’y aurait plus de réel mais une « mise en scêne » qui ne serait plus un « vrai » sujet !
Cette scêne ne relêverait donc que d’un montage, d »une fiction. Et toujours ce jeu de passe passe, ou les escrocs désignent un leurre pour une réalité. Donc ce qui s’est produit serait le contraire de l’information.
Celle que Copé se promet de défendre en muselant internet : « Le rôle que nous allons laisser à internet en maniêre de diffusion de l’information. » Il ne s’agit ni d’un avertissement ni d’une menace mais bel et bien d’une annonce relayée, ici ou là , par ces « professionnels » de l’information.
Les joueurs de bonneteau ont de l’avenir dans ce cirque médiatique.
Rappelons quand même ce qu’ils sont : les salariés de Lagardêre et des autres grands amis du pouvoir, les obligés du Cac 40 et pour le service public des journalistes contrôlés par celui que le Président aura lui-même nommé ! Voila donc du sérieux, de la déontologie : la réalité sera bien interprétée.
Quant à Sarkozy, il a déclaré : » Je n’ai vraiment pas de temps à perdre avec ça. »
« Ca », cette scêne obscêne d’un réel qu’il ne veut plus voir au point de transformer les travailleurs par des figurants comme hier les fausses vitrines s’alignant sur les boulevards de Berlin Est.
« Ca » doit disparaà®tre et la fiction sarkozienne devra s’imposer. Ainsi la grosse caisse médiatique forte de ses appuis et de ses prérogatives, elle, la vraie professionnelle, est convoquée pour cette triste besogne.
Dans son article « Internet, bouc émissaire des là¢chetés journalistiques »,Pierre Haski dans Rue 89 écrit :
« On croit rêver : un des principaux ministres de la République fait une plaisanterie raciste sous les regards d’une caméra de télévision, et le problême, ce serait … internet ! Dans la déferlante des commentaires qui entoure l’« affaire Hortefeux » depuis deux jours, il n’y a rien de plus stupéfiant, de plus consternant à mon sens, que ces brillantes analyses qui ne voient qu’un seul coupable : le web.
Notre confrêre Jean-Michel Blier, dans le journal de Soir3 vendredi, en a donné l’exemple le plus caricatural, en opposant les « rumeurs » et le « caniveau » véhiculés par Internet, et « les informations vérifiées comme celles du journal télévisé »â€¦.
Transformer la réalité pour appuyer sa démonstration, ça s’appelle de la manipulation, pas de l’information. Quand on veut donner des leçons, on devrait éviter cette pratique peu éthique. »
Alors ne rêvons pas : les pressions exercées sur tel ministre pour obtenir sa démission sont d’un autre à¢ge. Plus celles-ci augmenteront, plus le pouvoir exhibera son cynisme. Quand on détient tout y compris la justice et les médias, pourquoi se gêner ?
Or la suite on peut l’anticiper quand on sait cette conduite addictive de Sarkozy lui-même : Toujours plus ! Le pouvoir est pour lui cette drogue dont la dose doit être sans cesse multipliée. Soyons certains que sur les traces de Berlusconi c’est toute la presse indépendante, en France, qui sera bientôt la cible du pouvoir.
Que les journalistes comprennent donc qu’opposer les « rumeurs » d’internet à leur « professionnalisme » est cette fiction dont ils seront victimes demain.
Source : Nouvel hermes
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée, il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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