Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Coupables de ruiner l’industrie du disque, adeptes du téléchargement, pirates en ligne ? Le Gouvernement l’affirme, quelques études nuancent le propos.
« Télécharger, c’est voler et ceux qui téléchargent sont les responsables des importantes pertes financiêres qu’enregistrent les industries du disque et de la vidéo. » Le constat est signé Christine Albanel, ministre de la Culture, il inspire largement la loi Hadopi votée mardi (1). Les coupables sont trouvés. Il suffirait donc qu’ils ne téléchargent plus pour que les chiffres des ventes retrouvent le sourire. Un constat sans doute trop simple pour être vrai.
De nombreuses enquêtes menées dans plusieurs pays démontrent l’inverse. Idem pour une étude três intéressante menée par Sylvain Dejean, Thierry Pénard et Raphael Suire, du Mole armoricain de recherche sur la société de l’information et des usages de l’Internet (Marsouin) de l’université de Rennes 1. « Qualifiés de pirates et de radins, ces internautes téléchargeurs auraient tendance à substituer du contenu légal payant par du contenu illégal gratuit… Les résultats de notre enquête donnent une vision un peu différente des choses », affirment les chercheurs, dans un document synthêse.
Vraiment nuisibles?
« Les individus qui ont déclaré avoir déjà téléchargé un bien culturel sur un réseau de piratage consomment en moyenne plus de contenu audiovisuel payant que les internautes qui déclarent simplement regarder des vidéos sur Internet sans les télécharger sur leur disque dur. » D’ou la conclusion: « Il paraà®t donc pour le moins excessif de qualifier les utilisateurs de P2P de pirates ou de radins dês lors que leurs pratiques de consommations payantes se révêlent en moyenne supérieure au reste des internautes. »
En clair, plus on consomme de biens culturels, plus on est tenté d’en acheter. Une appétence réelle et confirmée. « Quand je trouve vraiment quelque chose qui me plaà®t sur les réseaux, je l’achête », assure Philippe, 44 ans, domicilié à Rennes. « Ne serait-ce que pour l’écouter ou le voir dans une meilleure qualité. Pour moi, le peer-to-peer, c’est un catalogue pratique et universel. »
Autres exemples: les utilisateurs du P2P sont 38 % à s’abonner à des chaà®nes de télévision payante contre 33 % pour ceux qui ne téléchargent pas. 16 % à utiliser un service de vidéo à la demande contre 1 %. Mieux encore, 45 % à aller au moins une fois au cinéma par mois, contre 35 % ! Vraiment nuisibles, les pirates ?
(1) La loi Hadopi prévoit la mise en place d’une haute autorité, indépendante du systême judiciaire, dont la tà¢che sera de traquer les internautes se livrant au téléchargement illégal sur Internet via les réseaux de partage de fichiers peer-to-peer (P2P). Au chapitre des sanctions, elle prévoit, aprês avertissement, une coupure de la ligne, mais pas de l’abonnement.
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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