Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Certains auraient pu le croire frileux à l’idée de se frotter à l’Hadopi. Il n’en est rien : Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, s’est lancé à corps perdu dans la bataille.
Frédéric Mitterrand a présenté, jeudi 3 septembre 2009, la mission “Création et Internet”. L’objectif de ce “dispositif léger”, selon les mots du nouveau ministre de la Culture, est de définir des “propositions brêves” contre le téléchargement illégal, d’ici le mois de novembre. Un objectif difficile, pour les membres de la mission, Patrick Zelnik, président d’Impala et pdg du label indépendant Naïve , Jacques Toubon, ancien ministre de la Culture, et Guillaume Cerutti, président de Sotheby’s France.
“à‰tonnez-moi !”, s’est exclamé Frédéric Mitterrand, avant de donner rendez-vous “fin octobre ou début novembre” à une salle comble. Fidêlement inscrit dans la continuité de Christine Albanel, le projet est toujours porté par Olivier Henrard, autrefois conseiller juridique de l’ex-ministre, aujourd’hui directeur adjoint du cabinet de Frédéric Mitterrand.
Combattre les “absolutistes de l’Internet libre”
Peu importe que le dossier ait eu raison de l’ancienne ministre, le nouveau locataire de la rue de Valois a affiché une détermination sans faille face aux “absolutistes de l’Internet libre”. Selon lui, Internet “ne doit pas être un espace ou le droit se volatilise et devient virtuel” et “l’utopie n’est pas une alternative à l’Hadopi”. Autant de piques lancées à des organisations, telles que la Quadrature du Net, qui militent pour la légalisation du téléchargement d’oeuvres protégées, mais aussi aux quelques parlementaires qui avaient osé s’élever contre la loi Hadopi.
Cryptage et streaming, des failles oubliées ?
“La loi serait inapplicable, car contournable”, a tonné le ministre. Faux, selon lui, car les moyens de contournement “sont le fait d’une infime minorité”. Certes, mais cette situation ne saurait durer : dans les logiciels BitTorrent, três utilisés par les pirates, comme par les entreprises pour des contenus légaux, il suffit par exemple de cocher une case pour crypter les échanges de données. Et rendre ainsi le travail de l’Hadopi beaucoup plus compliqué, voire impossible. Le streaming (diffusion en direct) de contenus, qui remplace peu à peu le téléchargement légal comme illégal de fichiers, ne semble pas être une priorité. Pourtant, il est promis à un avenir doré au pays du piratage : il ne nécessite pas de rapatrier un fichier sur l’ordinateur, et ne tombe donc pas sous le coup de la loi. Interrogé à ce sujet par lepoint.fr, Patrick Zelnik a toutefois reconnu que la mission “ne peut pas ne pas tenir compte du streaming”.
Hadopi, un “préalable à une deuxiême phase”
“Três honorés”, “vraiment heureux” ou encore “passionnés par la mission”, les trois membres de la mission réunis par Frédéric Mitterrand vont avoir du travail. Conscient de l’évolution des technologies, le ministre a toutefois prévenu que la loi Hadopi est “nécessaire, mais non suffisante”, et qu’elle est un “préalable à une deuxiême phase”. Voilà qui promet encore de nombreux rebondissements.
Source : Le Point
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Teddy
4 septembre 2009 à 19:45
Frédéric Mittérant entend bien lutter contre le téléchargement d’oeuvres protégées, seulement le point qui vient contrecarrer ses paroles, c’est que l’usager ne consent pas à acheter un album à 15 € pour un titre!
Bref, admettons qu’il ai voulu parler de téléchargement illégal. Là , son équipe très honorée d’être affectée à la mission de conception de propositions brèves contre le téléchargement illégal a intérêt d’être très prometteuse, car si le ministre de la culture entend lutter contre le téléchargement illégal, ça ne sera pas sans le consentement des consommateurs (ceux qui payent!)
Et en attendant entre la supposée application du volet répressif d’Hadopi et le développement des offres légales, que croient-il que l’usager va faire? Se tourner les pouces bien sagement en attendant qu’on vienne le chercher? Ce serait naïf de penser ça, mais ce qu’on peut retenir de toute cette mascarade, c’est qu’elle aura été le résultat d’un plantage gigantesque des intentions des acteurs des milieux artistiques concernés sur le plan de la communication et du marketing! A eux de rattraper le coup.
Et enfin, en ce qui concerne la surveillance du net, l’idée est totalement stupide quand on sait qu’on peut accuser une imprimante de téléchargement illégal!
serge
5 septembre 2009 à 10:56
curieusement, pas un politique n’attaque frédéric mitterand sur le fait qu’il fait une loi alors qu’il a lui même des intérêts concernés par cette loi
en effet, il est réalisateur de films et touchent des royalties sur ces oeuvres.
est il donc défenseur de l’interêt général ou des seuls détenteurs de droits, ou de lui même seulement ?
Teddy
5 septembre 2009 à 12:04
C’est bon à savoir, Serge. Merci de l’information.