Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Origines et études Né dans le département des Hauts-de-Seine (France), il est le fils d'un professeur de physique au collège et d'une psychologue scolaire. Il est titulaire d'une licence d'histoire de l'université de Paris X – Nanterre. Il travaille comme facteur depuis 1997, d'abord à Levallois-Perret, avant d'être affecté à Neuilly-sur-Seine à partir de 2000 (il est aujourd'hui à temps partiel, à 80 %, travaillant du mercredi matin au samedi). Il déclare toucher 1 000 euros nets par mois. En 2007, son patrimoine s'élève à 37 000 euros, 277 640 euros avec crédit. Il se déclare athée. En 2003, avec sa compagne Stéphanie Chevrier, directrice littéraire chez Flammarion, il a un enfant. Aux côtés d'Alain Krivine et de Roseline Vachetta, Olivier Besancenot est l'un des trois porte-parole de la LCR, formation politique d'extrême gauche. Il se définit comme « militant révolutionnaire » et cite plus volontiers Rosa Luxemburg, Louise Michel ou Che Guevara que Trotsky, dont la LCR ne fait plus, depuis longtemps, sa référence unique. Carrière politique Les débuts Ses premiers actes de militantisme se font à SOS Racisme, à l'âge de 14 ans, dans la commune de Louviers. Il intègre les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR) et rejoint le bureau national en 1988. En 1991, il adhère à la LCR. Il fonde, avec d'autres employés, une section CGT dans le supermarché Shopi à Levallois-Perret où il travaille pendant ses études. Membre de Sud-PTT depuis 1997, il est attaché parlementaire d'Alain Krivine au Parlement européen entre 1999 et 2000, avant de reprendre son travail à La Poste. Élection présidentielle de 2002 Olivier Besancenot combat, avec son parti, le capitalisme. Ils dénoncent les profits réalisés par les entreprises, profits qui selon eux ont trop souvent tendance à se répartir davantage entre les « patrons et les actionnaires », au détriment d'une « redistribution des richesses » aux salariés. Selon les idées politiques de la LCR, cette « minorité concentrant la plupart des richesses » détiendrait entre ses mains l'avenir des décisions politiques, économiques et sociales, et ce en « exploitant la plupart des êtres humains ». La LCR le choisit, avec son accord, pour représenter ces idées lors de l'élection présidentielle, au début de l'année 2002. En avril 2002 il est, à 28 ans, le plus jeune candidat à l'élection présidentielle française et remporte 4,25 % des suffrages (1 300 000 voix). Dès son premier meeting, Olivier Besancenot donne le ton de sa campagne avec ce slogan : « Nos vies valent plus que leurs profits » et avec notamment comme priorités une autre répartition des richesses, l'augmentation générale des salaires et des minima sociaux, l'interdiction des licenciements pour les entreprises bénéficiaires, la taxation des profits et des capitaux spéculatifs. Il obtient le soutien du philosophe Michel Onfray et du réalisateur britannique Ken Loach. Élections européennes de 2004 En juin 2004, il est en tête de la liste LO-LCR Île-de-France pour les élections européennes, qui rassemble 2,78 % des suffrages et par conséquent n'obtient pas de siège. Référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe Fin 2004 et début 2005 il se bat pour le « non » au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe du 29 mai 2005, jugeant celui-ci libéral et antisocial. Le « non » l'emporte en France, malgré la position des grands partis appuyés par les médias de masse. En 2005, il devient également membre et parrain du collectif « Devoirs de Mémoires ». Élection présidentielle de 2007 Les résultats du référendum motivent plusieurs groupes de la gauche antilibérale à poursuivre le rassemblement pour les élections présidentielle puis législatives de 2007. En 2006, la LCR ne signe pas l'appel « pour un rassemblement antilibéral et des candidatures communes » car les formulations qu'il contenait laissaient « la porte ouverte à la reconstitution d'une gauche plurielle n° 2, c'est-à-dire l'alliance gouvernementale avec Ségolène Royal ou le soutien parlementaire à sa politique ». Par conséquent, le 25 juin 2006, la conférence nationale de la LCR annonce la candidature d'Olivier Besancenot pour l'élection présidentielle française de 2007. Dans le même temps, la conférence nationale de la LCR propose de retirer son candidat au profit d'un candidat unitaire si les clarifications sont faites quant aux relations avec la direction du PS. Le 20 décembre, le PCF choisit Marie-George Buffet « pour porter le rassemblement antilibéral à l'élection présidentielle » ; le 21 décembre 2006, Olivier Besancenot appelle la gauche antilibérale à se rassembler autour de sa propre candidature. Le 29 décembre 2006, il reconnaît rencontrer des difficultés pour obtenir les 500 signatures de parrainage nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle française de 2007, mais il les obtient finalement. Le 16 avril 2007, en meeting à Rennes, il déclare que « le vote LCR est un vote utile, un vote avec le cœur et avec la tête » avant de dénoncer la « "droitisation" de la classe politique ». Le 18 avril, jour de son anniversaire, en meeting à la Mutualité à Paris devant plus de 4 000 spectateurs, ce qui en fait le plus gros meeting parisien du parti depuis 1968, et plusieurs milliers d'internautes, il expose son programme proposant l'interdiction des licenciements, une augmentation de tous les salaires de 300 €, un SMIC à 1500 € net tout de suite, la construction d'un million de logements sociaux et la création d'un service public de la petite enfance ainsi que du quatrième âge. Le 22 avril, il recueille 1 498 581 voix à l'élection présidentielle, soit 4,08 %, ce qui représente une augmentation de 287 019 voix par rapport à 2002 et le place en 5e position. Parmi les six candidats situés à la gauche de la gauche, il est le seul à échapper à la déroute. Suite au second tour qui oppose Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, Olivier Besancenot appelle ses électeurs à manifester le 1er mai pour les « mesures d’urgence sociales » qu'il a défendues durant la campagne, avant d'appeler à « voter contre Nicolas Sarkozy, sans pour autant soutenir Ségolène Royal » dans ce qui lui semble être un « référendum anti-Sarkozy ». Alors que Nicolas Sarkozy vient d'être élu à la Présidence de la République, le 6 mai, avec 53,06 % des voix contre 46,94 % pour Ségolène Royal, Olivier Besancenot pose le constat que « quand la gauche court après la droite, elle perd » à propos des tentatives de rapprochements du PS avec le MoDem dans l'entre-deux tours. Controverses Le 5 mai 2008, le magazine L'Express affirme qu'Olivier Besancenot a été espionné pour le compte de la société SMP Technologies, distributeur exclusif en France du pistolet à impulsion électronique Taser dont il a par ailleurs dénoncé le caractère dangereux. La LCR médiatise immédiatement les faits et semble porter l'affaire autant sur le terrain politique que sur le terrain judiciaire en déposant plainte. Cependant, les suites judiciaires semblent attester l'espionnage. Olivier Besancenot devient une figure du paysage médiatique français et est invité, le 11 mai 2008, à l'émission de variétés de Michel Drucker Vivement dimanche. Cette médiatisation hors des débats politiques télévisés classiques va susciter des critiques y compris à gauche]. Olivier Besancenot réplique que cela lui donne l'occasion de « plaider des causes en profitant d'une tribune permettant de s'adresser à des millions de personnes ». Surfant sur ce passage à Vivement dimanche, d'autres médias « grand public » publient des informations relatives à sa situation privée qui pourraient, selon eux, porter ombrage à l'objectif qu'il s'est donné de défendre les travailleurs. Bien qu'il ait réprouvé tout recours à la lutte armée et au terrorisme, une controverse est née de l'adhésion au NPA de l'ancien co-fondateur d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, libéré après avoir passé dix-huit ans de prison pour deux homicides volontaires, puis réincarcéré suite à une interview de celui-ci diffusé par le journal l'Express. Affaire Taser-Besancenot Olivier Besancenot qui dénonce les dangers du pistolet Taser depuis 2006 déclare lors du Grand Journal de Canal + le 2 novembre 2007 « le problème de ce petit pistolet, qui a l'air d'un jouet tout simple et très sympathique, c'est que ça a déjà causé des dizaines de morts aux Etats-Unis » allant jusqu'à avancer le chiffre de 150 morts. Cette quantification serait tirée d'un rapport d'Amnesty International qui anime notamment une coalition contre le Taser au Canada. Aussitôt, la société Taser France, en fait la société SMP Technologies, distributeur exclusif en France du pistolet Taser, assigne en diffamation le porte parole de LCR. Cette affaire qui suit son cours devrait faire l'objet d'une seconde audience devant le tribunal correctionnel de Paris le 22 octobre 2008 mais l'affaire devrait être jugée début 2009. Noël Mamère viendra renforcer la défense d'Olivier Besancenot et devrait plaider. Entre temps, l'affaire rebondit lorsque le 5 mai 2008, le magazine L'Express révèle qu'Olivier Besancenot a été espionné entre octobre 2007 et janvier 2008 par une officine de renseignement privée, pour le compte de cette société. L'Express évoque ainsi des documents de l'officine faisant état des investigations sur le couple, par exemple, des photographies de la compagne d'Olivier Besancenot et de leur enfant au pied de leur immeuble, la localisation de leur appartement, des détails de leurs comptes bancaires, etc. Olivier Besancenot dénonce immédiatement les faits et porte plainte contre X pour atteinte à l'intimité de la vie privée, violation de secret professionnel et recel de violation de secret professionnel, souhaitant qu'une éventuelle enquête puisse déterminer l'origine de ces filatures et de ces agissements. Le 16 octobre 2008, Antoine Di Zazzo, PDG de SMP Technologies, ainsi que six autres personnes, sont mises en examen à l'issue de leur garde à vue, suite à la découverte de « liens comptables » entre le cabinet parisien de détective privé Dussaucy et la société SMP Technologies.
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Travail :
De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Naguy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (que je préfère appeler extrême droite), il semblerai que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
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