Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Françoise Laborde n’est pas seulement journaliste sur la chaà®ne France 2 de la télévision publique, elle a aussi écrit un livre publié en 2008, juste aprês le conflit sur les régimes spéciaux. Manifestement, cet ouvrage lui a permis de déverser tout le fiel que lui inspirent les actions menées par les cheminots. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas du tout apprécié que ces “privilégiés†se mettent en grêve pour défendre leurs droits et leur régime spécial de retraite ! Et pour couronner le tout, elle ose les traiter de collabos… Incroyable et pourtant vrai !
Ainsi, dans cet ouvrage impérissable intitulé “à‡a va mieux en le disant… !â€, on peut lire aux pages 95 et suivantes :
« Parfois, quand le découragement me saisit, à défaut de mensonges pour m’évader, je me prends à rêver à la retraite… Oui, oui, moi aussi ! Comme tous ces heureux bénéficiaires des régimes spéciaux, agents de la SNCF, d’EDF, de Gaz de France, qui, vers cinquante ans, peuvent plier les gaules et attaquer une nouvelle vie à leur guise, farniente ou seconde carriêre. 5par parenthêse, je suis toujours fascinée et perplexe en entendant des “jeunes†cheminots de trente-cinq ans expliquer qu’ils ont précisément signé pour partir plus tôt se la couler douce. A leur à¢ge, je pensais à tout sauf à cette échéance qui me paraissait si lointaine !)
Pour défendre cet acquis non négligeable, ils font grêve. Pendant dix jours, en novembre 2007, ils ont paralysé le pays en clamant des mots d’ordre variés. Au choix : pour défendre “l’intérêt du serviceâ€, les “acquis sociauxâ€, nos “futures retraitesâ€, que sais-je encore ? Alors que nous – salariés du privé ou assimilés – cotisons déjà plus longtemps, avec des décotes bien plus substantielles !
Mensonges que tous ces slogans, mensonge que cette pseudo-solidarité : ils défendent leurs avantages ! à‡a se comprend, mais pourquoi ne pas le dire ? Car l’intérêt public, le sens du collectif, c’est bien autre chose ! La SNCF se targue d’être un modêle de solidarité sociale, mais nul n’ose rappeler que les trains de la mort qui emmenaient juifs et résistants vers les camps d’extermination n’ont jamais été stoppés par des grévistes et sont toujours arrivés à l’heure, leur prestation payée, rubis sur l’ongle, par les nazis. Sans les trains français, comment la déportation aurait-elle pu avoir lieu ? Les cheminots héros de la Résistance dans La Bataille du rail, voilà une imposture historique extrapolée et véhiculée par les “camarades†aprês la guerre…
Rappelant cela, je sais que je vais me faire des copains…
Le mensonge d’Etat ! Comment la France de Vichy aurait-elle pu se montrer si efficace dans sa collaboration sans la police, la magistrature, la fonction publique françaises – et ce qu’on n’appelait pas encore les médias ? Voyez de Gaulle nommant un Jacques Chaban-Delmas, authentique héros de la Résistance, lui, à Bordeaux, nid d’anciens collabos, mais aussi Papon préfet de police, puis ministre, et un René Bousquet, chef de la police sous Vichy, reçu en toute amitié par Mitterrand… Tout cela dit-on, est bien connu, mais si vite oublié !
Et voici nos cheminots viennent semer la panique dans l’organisation de la Coupe du monde de rugby à laquelle les amateurs du monde entier souhaitent assister. Ironie du sort : le premier sponsor de la Coupe du monde est précisément la SNCF, dont les trains risquent bien d’être bloqués ! Heureusement, ils ont le bon goà»t d’attendre que la finale, le 20 octobre, soit passée pour mettre leurs menaces à exécution. »
Que Madame Laborde n’aime pas les cheminots, c’est tout à fait son droit. Mais, quand on est journaliste sur une chaà®ne de télévision du service public, un tel parti pris concernant les actions des cheminots ne pose-t-il pas une question d’objectivité dans la présentation de l’information ? Nous ne polémiquerons pas sur la définition de “l’intérêt publicâ€, ni sur celle des droits liés aux contraintes du service public et à la pénibilité du travail dont bénéficient les personnels mis en cause, un concept que Madame Laborde semble totalement ignorer… tant son aversion pour les “fonctionnaires†est grande ! Mais peut être cette aversion n’est-elle que l’expression zélée d’un militantisme politique três sarkozyste ? Au moment ou la télévision publique est reprise en main par l’Elysée, ça peut servir ! Nous n’insisterons pas non plus sur la três puissante grêve du 18 octobre qui semble être oubliée…
Mais que Madame Laborde falsifie l’histoire de la Résistance et traite finalement les cheminots de collabos, c’est totalement inacceptable ! Non Madame Laborde, “les cheminots héros de la Résistanceâ€, ce n’est pas une fiction sortie de l’imaginaire du cinéaste René Clément, et encore moins “une imposture historique extrapolée et véhiculée par les camarades aprês la guerreâ€, c’est une réalité reconnue par la plupart des historiens… ainsi que par le Général De Gaulle !
Faut-il rappeler à cette journaliste que la SNCF a été réquisitionnée et mise à la disposition des Allemands par la Convention d’armistice signée par Pétain ? Fau-il lui rappeler que les forces d’occupation étaient physiquement présentes dans toutes les installations importantes de la SNCF et dans tous les trains de la déportation ? Faut-il lui rappeler qu’à chaque prise de service le personnel de conduite était escorté par un ou deux soldats allemands ? Faut-il lui rappeler que tout mécanicien qui refusait de conduire un train de la déportation, comme le fit Léon Bronchart, était licencié ?
Faut-il lui rappeler que les (vrais) syndicats étaient interdits et donc clandestins ? Que toute action de grêve était fortement réprimée, les cheminots étant sous la contrainte des lois de la guerre allemandes prévoyant la peine de mort ?
Faut-il lui rappeler que Albert Deberdt et Henri Ployat, tous deux militants du syndicat CGT clandestin, ont été fusillés le 15 septembre 1941 à Lille ? Que Jean Catelas, secrétaire de l’Union des syndicats CGT des cheminots du Nord, a été guillotiné le 24 septembre 1941 ? Que parmi les 27 fusillés de Chà¢teaubriant il y avait un retraité cheminot et deux fils de cheminots dont le jeune Guy Môquet ? Que Pierre Sémard, dirigeant de la Fédération des cheminots CGT et administrateur de la SNCF, a été livré par la police française aux allemands et fusillé le 7 mars 1942 ?
Que Georges Wodli, secrétaire général de l’Union Alsace-Lorraine, a été pendu le 1er avril 1943 dans les locaux de la gestapo à Strasbourg ? Etc… Nous ne pouvons citer tous ceux qui ont payé de leur vie leur engagement dans la résistance, avec 1 647 cheminots assassinés, la liste serait três longue…
Faut-il lui rappeler que, malgré la farouche répression dont ils étaient victimes, bon nombre de cheminots ont participé activement à la résistance et qu’ils ont ainsi désorganisé les approvisionnements allemands ? Faut-il lui rappeler que leurs actions ont permis d’accélérer de maniêre décisive l’avancée des troupes alliées ?
Faut-il lui rappeler que le 10 aoà»t 1944, les cheminots ont déclenché la grêve insurrectionnelle qui va permettre la libération de Paris… et que cette grêve est la seule à être commémorée chaque année le 10 aoà»t à l’Arc de Triomphe ?
Faut-il rappeler à Madame Laborde que ces actions de résistance des cheminots ont permis à la SNCF d’être la seule entreprise française à recevoir la Légion d’honneur à titre militaire et la Croix de guerre avec palmes ? (1)
Certes, il n’est pas question de dire que tous les cheminots étaient résistants ! Comme partout, il y avait des collabos à la SNCF, notamment dans son état major, mais passer de quelques collaborations individuelles à une collaboration collective des cheminots, c’est franchir le pas du détournement de l’histoire !
Madame Laborde oublierait-elle que le patronat français privé, à l’image de Louis Renault, a lui collaboré activement avec l’occupant nazi, fidêle au “plutôt Hitler que le front populaire†cher à la bourgeoisie française ? Oublierait-elle que “seule la classe ouvriêre dans sa masse est restée fidêle à la patrie meurtrie†comme l’a écrit François Mauriac ?
Par ses écrits, Madame Laborde ne se limite pas à insulter les cheminots, elle souille la mémoire des 1 647 cheminots fusillés ou déportés. Elle occulte totalement le rôle des autorités allemandes et de Vichy comme l’a fort justement rappelé Arnaud Klarsfeld (que l’on ne peut soupçonner d’être “un camarade†!) dans un article du journal “Le Monde†du 6 juin 2006.
Enfin, madame Laborde, ne manque pas d’aplomb quand elle traite les cheminots de privilégiés, alors qu’elle possêde un chà¢teau dans le Gers avec des chambres d’hôtes… que seuls les vrais privilégiés peuvent s’offrir ! (2)
Le parti pris pour la classe dirigeante et son anticommunisme primaire conduisent Françoise Laborde à une absence totale d’objectivité historique. Avec de tels écrits, elle déshonore la profession de journaliste et le service public. Elle ne mérite que notre mépris. Maurice SAMSON (Membre du BN/UFR et représentant retraités au CA/CPRP)
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Franck
23 janvier 2009 à 17:12
Faudrait peut-être lui rappeler à cette vieille salope qu’elle est payée par notre argent et que son “boulot” ne semble pas très difficile et n’atteint sans doute pas les 35 heures par semaine…
La preuve, elle trouve encore le temps d’écrire des bouquins fachos…
Et combien elle gagne, la grognasse ?
Moi, comme j’ai arrété de cracher sur ma TV, j’suis obligé de boycotter cette pseudo journaliste…
Franck
27 janvier 2009 à 1:01
Marrant, on apprend aujourd’hui qu’elle arrête le journalisme (on ne savais pas qu’elle avait commencé) pour prendre fonction à la CNIL…. sans commentaire…
Guillaume
12 février 2009 à 1:08
Comment cet individue qui prétend être journaliste peut tenir de tels propos?
Pour moi ces propos sont aussi lamantables et honteux que ceux qui sont tenu par certains sur la négation de l’extermination des juifs par les nazis.
Elle crache sur tous les gents qui sont mort pour la France et au dela des 1647 cheminots mort, tués par les nazi pour leurs actes visant à ralentir la machine de guerre du reich, c’est la memoires de tous les resistants qui est baffouée!!
C’est une honte que personne ne se soit insurgé contre ces propos. Mais bien sûr c’est une proche de M. notre “Empereur” de l’Elyséee alors pas touche comme d’habitude.
Vous pouvez avoir honte de vous. Et j’espère pour finir que dans les école de journalisme des cours d’histoire sont dispensés. Cette personne a certainement omis d’y assister.
Vous êtes lamentable et patetique “madame la comtesse”.
Andrew
14 février 2009 à 17:38
Je suis cheminot.
retraité depuis peu, j’essaie d’écrire quelques mémoires… Sans omettre de me référer aux réalités historiques qui émaillèrent les combats de la libération en 1944. L’attaque d’un train de déportés à Serrières, les cheminots du dépôt de Portes – 30 fusillés – le sabotage du pont de Livron, l’attaque du train blindé à La Mulatière, le sabotage des voies à Loire s/Rhône… tant d’autres…
Sans oublier non-plus ce grand patron de la SNCF que fut Louis Armand, à la tête des réseaux “Résistance-Fer”. C’est à lui que fait allusion René Clément dans son film “La bataille du rail” : “Ah, patron ? C’était vous ?”
Plus de 1600 de mes camarades ont donné leur vie dans cette lutte. Les cheminots furent de tous les combats. Mon propre père participa à l’attaque de Reventin-Vaugris : cette localité sise au sud de Vienne abritait un train de carburant destiné à la 7eme armée allemande. Ils ont pédalé, marché, voyagé clandestinement depuis des maquis d’Estivareilles, de St-Etienne, du Pilat. Ils ont fixé au FM les sentinelles. Ont allumé au PIAT les wagons citernes. Ca a brûlé durant une semaine.
Il n’ay a aujourd’hui à l’ancienne gare de Vaugris, aucune plaque commémorative. Rien. Rien que les vestiges de quelques installations et les souvenirs.
L’amnésie est un mal du siècle.
Nous avons tous voulu oublier, pardonner, revivre.
Cette Mme Laborde n’est même pas une pute. Car je respecte les filles de joie.
C’est une tarentule, une vipère, un être contrefait qui ne mérite que la mort.
Par respect pour ceux qui ont lutté.
Par respect pour mes anciens qui sont morts dans le combat.
Je ne puis tolérer de voir ainsi bafouée et salie la mémoire de nos ancêtres.
Démission.
Pied au cul.
Et que les carpettes du sarkozysme se tiennent prêtes à recevoir la balle.
Ami, entends-tu le vol noir.
BARBE
10 septembre 2009 à 7:06
Pendant que mon grand-père travaillait dans les sous station éléctrique de la SNCF fusil mitrailleur pointé en permanence dans le dos, ou que mon père courrait derrière les chars ennemis pour les faire sauter ….comme des milliers de cheminots ! Que faisait Mme Laborde pour s’offrir aujourd’hui une site petite demeure ? Comme aujourd’hui engranger l’argent du contribuable ?