Un veritable révolutionnaire est guidé par l'amour… l'amour des Hommes, de la justice et de la vérité… Ernesto Guevara
Le succês pédagogique de la loi Hadopi est désormais incontestable. Les 18 millions de voleurs Français qui téléchargeaient jusqu’ici de la musique illégalement ont visiblement compris le message, à force de pédagogie. Car la pédagogie, comme l’explique três bien Frédéric Lefebvre, “ça permet peut-être pas de bouffer mais c’est ce que les gens veulent, alors comme ils nous ont élu on peut pas se permettre de trahir leur confiance”.
C’est ainsi que Christine Albanel, grà¢ce aux conseils pédagogiques de Xavier Darcos et sur un scénario de Jean-Jacques Annaud, a mis en scêne un petit vaudeville rigolo dans l’enceinte même de l’Assemblée Nationale, ou les socialistes cachés derriêre les rideaux sortent au dernier moment, Jean-François Copé oublié dans le placard, et autres astuces théà¢trales, afin de “dérider un peu la politique et montrer au grand public que la démocratie, ça n’est pas seulement cinq députés dans leur garage”.
Force est de constater qu’aujourd’hui, ça paye, puisque selon un sondage réalisé le 12 avril sur un échantillon représentatif de 1032 voleurs Français, 78% sont désormais prêts à restituer les mp3 volés illégalement sur l’internet. Ceux-ci sembleraient donc finalement se rendre à l’évidence : imaginez le mec qui veut acheter un aspirateur, par exemple. Bon, il le paye, c’est à lui. Et bien pour la musique, c’est pareil.
Mais ce sont les artistes, ceux dont le métier est de se lever à deux heures du matin pour pétrir le verbe, pour autant qu’ils soient déjà couchés, qui en parlent le mieux :
“Copier illégalement une chanson sur internet c’est comme entrer dans une boulangerie, prendre une baguette et ressortir sans la payer. Três rapidemment la boulangerie se vide !” (Yves Duteil, France 2, mars 2006)
Répété en boucle pendant plusieurs années, on constate aujourd’hui un retour des valeurs morales au détriment de la barbarie virtuelle. C’est ainsi que le 8 mai prochain, pour célébrer la capitulation des pirates, une action symbolique à visée pédagogique se déroulera place de l’Hôtel de Ville à Paris, ou des internautes, sous couvert d’anonymat, seront invités à déposer disques durs, clés usb ou dvd gravés pleins de mp3 volés, qui seront restitués aux artistes dont la boulangerie a été saccagée, ou remis en vente au prix de 34,90 euros TTC les dix titres.
“C’est normal.” reconnaà®t Gérard, 53 ans, venu avec une valise de cassettes audio. “Et puis il y a tellement de pédophiles aujourd’hui, on ne peut pas laisser faire.”
“C’est super, les trois quarts n’ont même jamais servi, ils sont comme neufs !”, se réjouit Philippe, 32 ans, ancien pirate repenti, qui se dit prêt aujourd’hui à verser 350000 euros pour racheter intégralement sa médiathêque. “Ca les vaut, et puis je m’en fous, maintenant, j’ai plein de tunes, je suis directeur marketing chez Neuf Telecom.” ajoute-t-il en souriant de toutes ses dents.
Cette évolution dans les mentalités attendue depuis si longtemps n’aurait pu se faire sans l’oeuvre du CAMED, le Collectif des Artistes Millionnaires Engagés à Droite. Leur porte-parole, Johnny Hallyday, s’explique :
- Nous, les artistes millionnaires de droite, on a besoin de plein de pognon pour créer, c’est comme ça. Alors bien évidemment on me reproche de payer des impôts en Suisse et de toucher la SACEM en France, mais sans ça, je n’aurais jamais pu composer mon dernier album, et il faut bien reconnaà®tre que ça aurait été dommage pour la France, et pour la Suisse aussi.
- Mais, ce n’est pas vous qui l’avez écrit !
- C’est vrai, mais c’est moi qui l’ai inspiré, et puis j’en avais vraiment besoin de tout ce fric.
Ses amis au Collectif, Yves Duteil, Françoise Hardy, Jean-Patrick Capdevielle, Philippe Lavil, Yves Simon et Alain Chamfort font bloc : “Nous les jeunes créateurs, si on ne nous rémunêre pas à notre juste valeur, on perd totalement l’inspiration, et c’est l’ensemble de la Culture Française qui en pà¢tit.”
- Et vous, Thomas Dutronc, qu’en pensez-vous ?
- C’est bien simple, jusqu’à maintenant, à 35 ans, je m’étais toujours abstenu de créer quoique ce soit, car je trouvais la fiscalité beaucoup trop contraignante. Heureusement, mes parents m’ont soutenu pendant cette période difficile. Maintenant, je sens l’inspiration qui revient, grà¢ce au Collectif et à son action. Je crois que je vais écrire une chanson sur la misêre fiscale et la liberté de penser.
- Et vous Philippe Lavil, que pensez-vous des milliers de talents peu connus qui ne vont encore pas toucher un centime dans cette affaire ?
- Quelle bande de ringards ! Il faut vivre avec son temps.
- Une derniêre question, Johnny, que faire des mp3 volés aux artistes morts, ou aux artistes étrangers, à qui va-t-on les restituer ?
- Donnez-les moi, je m’en occupe !
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De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ».
Alors que penser de la "valeur travail" si chère à ce grand travailleur (8 semaines de vacances par an) qu'est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca ? La torture est-elle une valeur respectable ? Apparemment, selon la droite décomplexée (l'extrême droite, en fait, l'UMP ayant depuis longtemps "choisi" son camp), il semblerait que oui.
J'sais pas vous, mais moi, ça me fait peur.
Pensée personnelle
Ben
17 avril 2009 à 16:04
y’a aussi Sanseverino dans la bande de pourris… ça me dégoute…