izia 149x150 Izia : premier album IziaSi vous lisez sa bio avant d’écouter l’album, vous apprendrez qu’Izia est fortement affiliée à  la famille Higelin et cela pourrait vous faire penser que la demoiselle est plutôt chanson française. Ce qui occasionnerait une grosse surprise auditive en découvrant son album ! Pour ma part, l’effet de surprise a eu lieu en octobre 2006, ou Izia et son groupe avaient scotché l’auditoire avec une prestation des plus rock et une énergie impressionnante. J’attendais donc depuis de voir ce que ça donnerait sur album …

Et il se trouve que celui-ci reflête cette énergie : 12 titres rock três bruts à  la limite du punk, enregistrés dans des conditions live. Mais Izia a beau être três jeune (18 ans), son rock à  elle est loin de celui des d’jeuns à  slim et rappelle plutôt celui des racines du genre. Déjà  rien que pour la voix et la façon de chanter, on ne peut s’empêcher de penser à  Janis Joplin et Patti Smith. Une voix que l’on découvre en effet puissante et avec une certaine maturité.

Let me alone fait partie des titres les plus réussis, sa progression lente avant l’explosion finale laissant le temps d’apprécier la voix d’Izia dans un registre plus doux et dans toute son ampleur car sur la plupart des autres elle a quand même tendance à  abuser quelque peu de sa voix criée. D’autres comme The light mêlent riffs efficaces et mélodies restant bien en tête, avec même parfois quelques petites touches funky comme sur Blind.

Cela dit, l’ensemble reste tout de même sans grande révolution, mais on sent une vraie personnalité au travers de ces compositions directes et sans fioritures et la fougue de la jeune chanteuse est communicative.

Aprês 11 morceaux qui laissent plutôt pantelants à  la fin de l’écoute, l’album se finit en douceur avec la calme Sugar Cane : de quoi souffler un peu !

Cet été, elle est à  l’affiche des plus grands festivals (Vieilles Charrues, Francofolies, Paléo de Nyon…).

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