la faillite? Pas pour tout le monde !

Les confessions du fabricant de bottines de Sarkozy

Le directeur de John Lobb, bottier de super-luxe qui fabrique des chaussures pour les grands de ce monde, m’a avoué l’autre jour un petit secret : “Sarkozy est un três bon client, c’est plutôt flatteur pour la maison John Lobb, on est três heureux de cela.”

Voilà  donc percé le mystêre des bottines à  talonnettes qui ont suscité la curiosité, ou le léger amusement, du monde entier. Fabriquées à  la main dans un atelier discret du quartier de la Bastille, elles coà»tent au minimum 4700 euros. Roland Dumas, livré à  la vindicte générale pour s’être fait offrir une paire de Berluti à  11000 francs français (moins de 2000 euros), est donc largement battu.

Voilà  qui m’amêne à  une profonde question : les hommes publics doivent-ils placer, dans leurs achats personnels, une limite au-delà  de laquelle ils ne doivent pas aller? L’exemple récent de Julien Dray et sa folie des montres incite à  répondre oui.

Mais Sarkozy, qui aime raconter à  ses invités que sa Patek Philippe coà»te 15000 euros, est hors catégorie. Il a déjà  abandonné ses Ray-Ban, on ne va pas en plus lui demander de renoncer à  ses chaussures ! D’autant que les John Lobb portent bonheur : Winston Churchill en avait aux pieds durant la Seconde guerre mondiale. Avec ses bottines de sept lieues, voilà  Sarkozy bien équipé pour sortir la France de la crise.

source : le temps (suisse)

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